Évènements Fraîchement Actualisés

ALEXIS MABILLE PARIS 2018

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DISCOURTOISIE DES GENS DE MODE

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Modeste bug humain, il s’était fait ce soir-là une tête adéquate de bonimenteur, une tête de Christ blennorragique, laissant couler une lettre comme une cholérine opiniâtre que voici, « devant le nombre de places limitées bla bla bli, bla bla bla « . Au moins d’antan, on vous répondait même si la lettre était inlassablement la même vous prenant pour un imbécile année après année. Mais, maintenant quand vous expédiez une lettre écrite à la plume sergent major, c’est le vide sidéral, mais surtout, sidérant de silence. Pas même un petit vermisseau d’appel téléphonique, et, certainement, parce qu’à force de dire toujours « Non » on avait fini par voir accrocher à leur bouche des hémorroïdes.

Rien, c’est beau, comme dirait la pub ! Pas mal élevé, « rien », seulement pas élevé du tout. Les gens de la mode sont d’une impolitesse étonnante et, au même titre, que ces hommes de Tolède, erreur de la nature et que celle-ci a honoré d’une violence de coton, dans un organisme masculin d’aspect viril. Grossiers personnages impénitents, ces grands talents de rien déshonorent le genre humain et leur talent plus chaland d’ailleurs, qui ne sert qu’à nourrir la dépravation des personnes mal éduquées pour oublier au passage leur manque de courtoisie. Lire la suite »

UN AMOUR DE PORCELAINE

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C’était un dimanche de flânerie où la chaleur écrasante nous avait amenés, tout doucement, dans les jardins du Palais Royal, là où il règne toujours un petit vent frais dans les coursives qui se propage comme le soleil qui inonde le soir et sa pâleur et dont les reflets scintillent sur une danse des murmures sortant de chaque arche ouverte sur les jardins. Des vaguelettes de vent au-delà de l’archipel des galeries, une « joie » douce nous transporte justement à la galerie Joy. Devant les vitrines, nous vîmes « non sans raison » mais, surtout, avec passion des fresques d’assiettes de Limoges de toute beauté. Ma compagne, toujours en recherche, et qui veut réaliser, outre la nourriture, des tables pour ses invités, comme des œuvres d’art, me propose de pousser les investigations.

Ces jeunes créateurs de porcelaine de haute facture artisanale qui vendent dans le monde entier, proposent le renouvellement et l’audace des arts de la table avec la renommée de Limoges, ayant bien compris qu’ils font partie eux-aussi de l’exception culturelle française. Il est temps de virer de la région ces affairistes « Maure » et leurs familles, homme d’affaires véreux qui détruisent à foison les entreprises et les emploient qui sont une tradition millénaire basée sur l’extraction du kaolin de la région. Lire la suite »

DOLCE ET CARNAVAL

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Le lac de Côme pour une kiryelle de connes et, en plus, une vision comme avec des relents remixés à la sauce « Gucci », comme un « poison » dans l’eau mais du lac minéral qui se fait “haut”. Le nouveau centre de gravité de la mode – oui mais, vraiment d’une gravité ! Bienvenue dans le troisième millénaire de la Fashion « huître » d’eau douce : celle qui sent l’acide de l’argent et vide la couture de sa force d’avoir toujours existé, retour vers le passé. A force de toujours retourné en arrière, on finira par écrire nos articles dans les grottes de Lascaux. Lire la suite »

EYMERIC FRANCOIS 2019

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J’avais pris mon talisman pour le show d’Eymeric Francois en prévision du sortilège qu’on allait nous jeter, une amulette qui est dotée de vertu magique et qui sert à éclairer le statut particulier du journaliste en recherche de sensation poétique. Le sort peut donc en être jeté, Eymeric nous lance son sortilège en l’église américaine de Paris, et pour conjurer son sort de couture, je dissous ce texte dans une encre magique, pour ne pas être prisonnier de ma Raison ! Et, à l’heure de cette présentation, où mes jours ont été un rêve, et mes rêves sont restés un jour, une voix douce venant du bord de l’aile de l’Archange St-Michel, avec l’aide du créateur nous donne à boire une eau de mémoire puisée dans les ravines de la beauté comme une poésie qui sent les amandiers en fleurs, mais aussi la nuit fraîche des planètes inconnues.

Sa recherche éperdue de la beauté semble innée et il fait sienne cette phrase de Valéry : « L’amour a la puissance du chant, si vous ne le savez pas, allez le demander au rossignol ». Le couturier propose un contre-modèle de la mode, qui ouvre à la modernité, qui préfigure la profession pour demain. Des chemisiers de dentelle de Calais sur pantalon noir tissé de soie, des grandes robes de bal de brocard lurex corseterie noir, à décolleté over-zippé, des négligés courts rebrodés en rayon de paillettes et fourrure de quelques 10 000 épingles acier… sont de toute beauté. Il fait de l’allégorie poétique avec son aiguille, la seule réalité accessible et déchiffrable de son être. Lire la suite »

RAMI ZAKHEM GLAMOURO-SCOPE

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Il est vrai que la séduction d’une salle climatisée aurait pu faire que nous soyons attendri par la collection présentée. Il est vrai que l’accueil de Romain Hulin toujours parfaite pourrait venir influencer notre jugement. Quand j’ai lu la brochure se référant à Saint-Laurent, Dior, Marc Bohan, Alaïa, et bien d’autres, mon intérêt a été piqué au vif. J’étais assis à côté de cette plume libanaise que tout le monde connaît dans la profession F EL K « le curé » (traduction littérale). « Nul n’est prophète en son pays », et qui ne ménage pas ses mots sur les robes et les créateurs en devenir qu’il voit au quotidien.

Mais, c’est sans hésitation qu’à la première robe  nous sommes tombés d’accord et extrêmement surpris de la qualité des modèles présentés et, au fur et à mesure, les modèles glissaient comme des cygnes sur le podium miroir comme les eaux calme du fleuve St Laurent ; un signe peut être.

Nous vîmes une jupe crayon immaculée de cristaux rouge, noir et or comme un bouquet sur un fourreau incendiaire. L’incendie était dans nos têtes par le biais de notre imagination qui était lancée. Ce jeune matérialise le glamour. Il nous fait entrer dans un univers autre, sorte de matérialisateur de beauté, avec ce  pouvoir ultime que seuls quelques sages ont acquis à force de volonté. Un esprit très ouvert à l’imagination est un pouvoir particulier qui est le stade ultime de l’émergence des grands. Une émotion qu’il fait passer pas ses robes pour nous la transmettre. Lire la suite »

SORBIER L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

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Se souvenir des belles choses et de toutes celles qui nous manquent entre les deux solstices, ce sont les collections de Franck Sorbier. Comme les beaux papillons qui pointent au moment de l’été et que les fans attendent les paupières mi-closes , j’ai le ventre creux entre deux collections, comme un sentiment de vide qui m’empêche de rêver au-delà de ma propre vie.

Alors, je regarde le passé et son miroir. Je contemple le déroulement infini de l’aiguille et mon esprit reste un gouffre toujours aussi amer de ne pas voir le Maître renaître de ses créations d’antan tel Le phenix. Sorbier, proche de la nature comme jamais, sonde le fond des abîmes de celle-ci et nul ne connaît mieux que lui les richesses qu’elle nous offre. Mais, dans la palette du couturier, il voit ces richesses se détruire, une terre que l’on combat sans regret ni remords jusqu’à diffuser sur les médias sociaux le carnage et la mort.

Le poète visionnaire nous fait ce jour la chronique d’un désastre annoncé, celui de notre propre destruction, car en commençant à détruire ces animaux qui étaient nos ancêtres, nous voulons oublier l’animal qui est en nous, l’éradiquer avec son environnement, pour au final, mourir nous-mêmes. La création sans la poésie d’un oiseau ou d’une branche d’arbre pourquoi faire ? Un chemin de plus qu’il faudrait suivre, mais qui s’ouvrira au poète de notre époque. Suivez plutôt un banquier, il vous racontera la poésie de l’argent vert, celui du dollar infiniment destructeurs. Lire la suite »

DIOR MÉLANIQUE ET VIEILLES DENTELLES

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C’est un couvre-chef, une coiffure souple en laine tricotée et feutrée, circulaire et plate, le béret traditionnel pour Dior transformé en béret des Télétubbies. Des sculptures du Moyen Âge attestent la présence de ce couvre-chef très proche de l’église Notre-Dame de Bellocq et, à une syllabe prêt, cela aurait pu être une breloque.

Nous sommes tous allés fouiner, un jour, dans l’armoire de notre mère ou de notre grand-mère et dans leur boîte à bijoux pour essayer leurs vêtements, chaussures et bagues… C’était si drôle de se déguiser ! Et c’est ce que Maria Grazia nous propose dans cette collection. Mais, si nous examinons de plus prêt le défilé ; l’allure sage et un peu désuète de notre grand-mère reste en plein dans la tendance actuelle. Elle transforme le concept Gucci pour la maison du Maître de Granville (et ce n’est pas Gucci qui désapprouvera). Il faut bien relancer « les ventres » de l’Avenue Montaigne.

Les friperies et le kilo shop à la mode remplaçant pour ce défilé la maison du Seigneur des Arnault, le « Kilo Dior » en mode « Kilo moche », pour « Dit Maria » – coupe du monde oblige – pense avec nostalgie qu’elle aurait vraiment été plus heureuse dans les années 20-30. Comme Gabrielle, c’était mieux en 40 qu’en 18. Lire la suite »

CHRISTOPHE JOSSE

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De la rue Vivienne à Herculanum se produit le principal représentant de la mode du néo-classique, c’est la simplicité et le goût de l’épure, entre antique et baroque, comme un style immémorial que j’appellerais « le vrai style ». C’est la volonté d’un retour aux sources, qui tire son origine dans l’épistémologie Architectural de la mode, comme Robert Adam, le duo Percier et Fontaine et comme les sculpteurs Antonio Canova et Bertel Thorvaldsen. Christophe Josse imprime sa marque sur l’Amphithéâtre de la mode.

Christophe Josse ou l’histoire d’une passion, avec ses débuts chez Louis Féraud, dont il a été l’assistant pendant trois ans, lui donnent envie de continuer ce métier si doux. Timide maladif, il refuse toutes les interviews, mais peu importe, les gens rares sont toujours plus demandés.

Sur un canevas dressé en jupe, il brode pour transformer son art en quart d’heure du minimalisme intime. Des bijoux de verre soufflé recouverts d’or par procédé de pulvérisation cathodique, comme des pépites qui font croire que, derrière le couturier, il est possible de trouver le filon d’un couturier hors norme. Des boucles d’oreille en goutte d’eau comme tombée du ciel se laissant choir de leur nuage, pour la soif de beauté, pour un mode simple, mais comme interjette ma voisine un moment de grâce pour une assemblée conquise à l’avance.

Anonymode

LES FOSSOYEURS DE LA HAUTE COUTURE

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Il s’appelle Pierre Agneau, Didier Grumler et bien d’autres… Ils avaient annoncé la mort de la « Haute Couture » en leur temps. Mais, qui s’en souvient aujourd’hui ! Les écrits restent alors que les paroles s’envolent. Des visionnaires d’une profession qui s’expliquent aujourd’hui en 140 caractères et leurs cerveaux formatés aux médias sociaux ne dévoileront jamais l’échelle microbienne de leur connaissance. Voici en ce qui me concerne quelques mots qui décrivent cette activité que j’ai découverte il y a quelques années maintenant, et qui, depuis tout ce temps, continue à faire ma joie.

Elle est comme un soleil qui perce soudain les nuages pour faire apparaître un paysage ou une ville inondée de lumière et, en une seconde, transforme tout sans rien changer. La Haute Couture transfigure non pas le réel, mais la perception que nous en avons. Au premier show, soudainement, elle nous baigne d’un rayon irrésistible et, avec une telle force, que celui-ci nous rend indéniablement heureux comme une piqûre d’épingle du bonheur. Et, là, en dehors de toutes considérations esthétiques, elle fait vibrer ma réalité. C’est ainsi que le beau et l’émotion se rejoignent dans l’évidence d’une vie sublimée par une robe que certains appellent le « Vêtement »

La beauté suffit pour me redonner du sens à cette vie malheureusement passagère. Nous vivons dans un monde où le beau et le moche se confondent et nous n’avons pas la capacité de pouvoir les séparer, car nous voulons donner d’abord aux hommes de Cour pour en tirer quelques substances que la vie nous impose. Lire la suite »