Évènements Fraîchement Actualisés

UN RESTAURANT PHARISIEN

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Une salle de couleur taupe où on entre comme des petits mammifères fouineurs vivants dans des galeries souterraines, un tabouret pour déposer le sac à main des Mondaines, plutôt qu’un accroche sac qui ne fait pas partie de l’éducation du patron. Mauvais présage !

Une carte sans indication de prix, le message est clair : c’est monsieur qui paie. Les entrées et les plats dont les prix varient de 70 euros à 140 euros, ce qui comprend des canapés et amuse-plus-gueules que bouches. Une vue transparente sur la cuisine et sur les serveuses qui ressemblent à des implants en silicone façon Barbie, un subterfuge pour ne pas voir notre assiette. Se présentent alors nos œufs mimosa, jaunes très jaunes de la couleur du cocu sans les cornes et plus microgrammes que « Mime au Za ».

Un oignon gratiné se pointe ensuite, mais le gratiné n’est seulement que le prix, une soupe à l’oignon plus proche de « l’oignon du marais » qu’autre chose. Une assiette noire comme un cauchemar et collante comme une romaine quêtant pour une association de sourds et de muets. J’aurai d’ailleurs préféré perdre mes sens gustatifs pour arrêter cette torture de ce gastro à nutrition.

Pour la suite, un pigeon en plat principal, servi tellement rose, que j’ai cru qu’il aurait pu s’envoler à la première pression de ma fourchette. Pour finir une poire Belle-Hélène, sorte de jus acide en purée de cactus, qui vous prend à la gorge comme un produit Monsanto et vous envoie finir vos jours à Saint-Helen dans des vapeurs de cyanure avec le « Nabo Léon » Lire la suite »

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MARQUES’ALMEIDA LONDON

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LE « SOT » D’HERMÈS

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« Cela sera au Grand Palais, noblesse oblige, » me dit la baronne de la Cystite Raynal, « qu’Hermès fait le grand saut en balayant tous les obstacles ». Mais, tous les sots sont périlleux. « Nous nous étalons sur des étalons » me dit la baronne toute émoustillée de venir dans l’antre de l’ancien palais de l’industrie tout en rêvant de pouvoir monter son « Ex-machina ». Hermès tente de reconquérir sa clientèle d’autrefois. Probablement qu’un opportun ou un érudit de bimbo-land en interne a suggéré au président, dans un Axel tournoyant, que la rue du Faubourg St-Honoré s’était transformée en annexe de la maison de la Chine à Paris.

Cela se déroulera sur la planète, non pas Mars, mais en mars sur la planète Hermès, que le grand jumping des moitiés de mondaines vont avoir le pied à l’étrier, un licol de la marque autour du cou et le mort entre les dents. Voici la bonne société parisienne du 16ème, mais « siècle » qui se présente pour se faire étrier sur la carrière du centre de Paris.

Un tapis de « sciure de mouches » pour un événement d’un microcosme que nous rencontrons aussi au premier rang des shows de Haute Couture, une belle brochette de bombes. Lire la suite »

LA PIPE DE KARL

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Le 6 décembre dernier à Hambourg, plusieurs mannequins masculins, dont « Giaco Bite in », ont défilé en arborant de longues pipes courbées issues des collections de la boutique « La Pipe ».

Sous l’impulsion de Karl Lagerfeld, la Maison Chanel a contacté la petite boutique de Saint-Claude pour dégoter un modèle classique. La grande Gaby aurait été d’accord. La pipe pour un allemand, elle s’y connaissait. Les pipes très modernes et très « presses » épurées choisies par le Kaiser font son bonheur. La pipe est devenue un objet tendance pour certains jeunes, tout un programme. « Arrchhh » dit Karl, je me fous du politiquement correct ! Les poufs de la Haute ne me feront pas de « reproche » de remettre la pipe à l’honneur. « La pipe, » me dit la Baronne de la Cystite Raynal, « pourquoi pas ? Je suis pour l’égalité des sexes et je prendrai moi-même les mesures ».

Une bouffarde pour la mode, pour un écran de fumée afin de cacher la misère de la création des accessoires. Après la fusée qui fume, voilà la pipe à Papa, un retour aux sources pour le Kaiser. Quand Magritte peignait une pipe en inscrivant : « Ceci n’est pas une pipe. » A contrario, Karl Lagerfeld nous montre une pipe et nous dit : « ceci est une pipe ». Lire la suite »

KERING UNE TEMPÊTE SOUS NARINE

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Les bénéfices nets du groupe du breton, le plus célèbre du monde, ont grimpé de 120% en 2017, portés par une croissance «spectaculaire» chez Gucci, Saint Laurent et surtout une forte performance de Balenciaga, qui affiche la croissance la plus rapide au quatrième trimestre. Le conglomérat français, dont Bottega Veneta, Boucheron et Alexander McQueen, a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros, en hausse de 27,2% . Le chiffre d’affaires généré par les activités de luxe de Kering a franchi pour la première fois la barre des 10 milliards d’euros et la part de Gucci est de 6 milliards d’euros sur la même période.

Année phénoménale en 2017 pour François-Henri Pinault, 3 milliards d’euros de revenus supplémentaires en une seule année, et quand le prince de Venise sera présent dans les Halles avec son musée au coeur de Paris et à la nouvelle poste du Louvre, il est probable qu’il finisse par dammer le pion à son concurrent, le Seigneur des Arnault. Ce dernier qui disait de François Pinault : le seul diplôme, qu’il a obtenu, c’est son permis de conduire.

Kering a déclaré en janvier qu’il abandonnait la majorité de sa participation dans l’entreprise allemande de sport « Puma » afin de se concentrer complètement sur ses marques de luxe. Lire la suite »

RETOUR DE LA PANTHÈRE

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La montre Panthère de Cartier lancée en 1983 et interrompue en 1996 aurait pu être oubliée dans les tiroirs du temps. Pourtant, Cartier a décidé de nouveau de miser sur elle et de la relancer en 2017. Le désir du PDG, Cyrille Vigneron, est de recentrer l’offre horlogère de la marque sur la clientèle féminine, mais, l’ancien de Vuitton, avec son intuition légendaire, le pousse également à penser que cette montre correspond parfaitement à notre époque. Élémentaire, mon cher Watson, car ce dernier, en effet, demande à Richmont 25 millions de dollars pour avoir utilisé une de ses photographies sans sa permission dans une publicité de Cartier. Un Watson qui veut s’approprier la « panthirreux » me dit la Baronne, c’est comme un Géricault, un peintre français dont la trompette était le violon d’Ingres.

La montre Panthère, lancée en 1983, a rencontré un succès immédiat avec plus de 600 000 montres vendues. Ce succès provient d’un postula de base où on trouve tous les codes de Cartier : les chiffres romains sur le cadran, les aiguilles en forme de glaive, la couronne octogonale sertie d’un cabochon et le bracelet bijou rappelant que Cartier est avant tout un joaillier. Lire la suite »

L’ART HAUTE CULTURE DE MODE

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On pouvait s’étonner des longues files d’attente se déployant rue de Rivoli aux abords des Arts Décoratifs. Une exposition qui s’est achevée le 7 janvier en battant des records de fréquentation avec plus de 700 000 visiteurs. « Christian Dior, couturier du rêve », plus que Hockney ou Matisse au musée Beaubourg, mais moins que la collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton avec 1,2 million de visiteurs. Tout cela retombe de toute façon sur les marques du Seigneur des Arnault. Exposition qui flirte avec le record établi en 1967 par Toutankhamon. Le sphinx a battu son ancêtre, record absolu pour une exposition consacrée à une maison de mode et, pour remercier Sydney Toledano, PDG de Christian Dior Couture, le Seigneur l’écarte de Dior de peur que sa notoriété et son charisme ne viennent lui faire de l’ombre.

En réalité, la venue soudaine et soutenue par Sydney de Maria Gracia Chiuri fait polémique au sein du groupe. Mais, quand le patron a tord, ce dernier, de toute façon, a toujours raison. Lire la suite »