Évènements Fraîchement Actualisés

LES PIEDS DANS L’HERBE

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Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 juillet 1978, vers trois heures du matin, une jeune femme blonde, pieds nus, en peignoir, un bébé de trois mois dans les bras arrête une patrouille de police dans une rue de Vanves : « Mon mari a été tué, à la Tourelle, venez-vite ! La Tourelle était un restaurant gastronomique chic de Vanves où François Doublet, ancien cuisinier de l’Elysée opérait du temps où Georges Pompidou transformait la France de René Coty.

Une maison Ile-de-France, qui fait partie du patrimoine architectural de la région, construite entre les années 1880 et 1930 par un riche parisien souhaitant profiter de la campagne. Vous l’aurez compris, BB, comme Bien Boire, c’est notre CC (coup de cœur) du moment : un délicieux mélange dans le grand Paris en devenir, une déco intelligemment pétillante avec une subtilité italienne. Une blonde au sourire dévastateur vous accueille, à elle seule le charme, la beauté et la gentillesse réunie. Elle se nomme Cassandra comme la fille de Priam et d’Hécube et dont la soeur jumelle Hélénos était la plus belle femme de la Grèce Antique.

Voilà donc un trou de verdure que ne renierait pas Arthur Rimbaud, charme discret de Cucuron « twisté » d’une terrasse filant sur le parc de Vanves. Vous y viendrez l’un par « Issy ou par Ivry, » car le chien de la maison, un loup qui dort au pied de la terrasse, ne souhaite par vraiment rentrer dans Paname. Lire la suite »

MOURET ÉGOÏSME, MOI DE 365 JOURS

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Un miracle pour celui qui est né à Lourdes ! Roland Mouret est le deuxième partenaire du lancement de Luxury Stores et la première marque britannique indépendante à rejoindre Luxury Stores d’Amazon. Savent-ils qu’il n’avait fait que trois mois au studio Berçot pour un « apocalypto » général de son cursus. Celui-ci est parti vivre à Londres et, depuis il cultive toujours la haine du Français, cette haine insondable et irrépressible d’un ancien mannequin devenu créateur grâce au Harper’s « Hazard ».

Après qu’Oscar de la Renta ait annoncé sa participation au nouveau projet de luxe d’Amazon, voilà ce fils de boucher végan et qui, pourtant, est fan de la société « Astek », déclare que sa nouvelle alliance avec le géant du numérique lui rappelait une autre grande décision qu’il avait prise il y a deux décennies, rejoindre le site de commerce électronique Net-a-porter, et ainsi devenir, le virtual must des Quartiers.

Il décrit Amazon comme « la prochaine frontière » de la mode et du luxe en ligne. Cela fait partie de la réinitialisation de l’industrie de la mode, certainement un visionnaire, donnant sa vision d’une autre « Galaxy ». Il faut battre le fer quand il est chaud, facile à dire car quand il est chaud c’est « son femme » qui repasse. Le monde de la mode et de la vente au détail a peut-être été bouleversé depuis le lancement de Net-a-porter, mais n’oublions pas que derrière, il y a la Financière Richemont, qui pèse 2,43 milliards d’euros, et que seul marche sur le site les créateurs qui ont du talent, et la légitimité de Richemond certainement plus grande que celle d’Amazon. Lire la suite »

UNE TRUFFE DANS LE MARAIS

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Pendant des siècles, la truffe a été bannie de toutes les tables, et interdite durant tout le Moyen-Age. Un champignon noir, sous-terrain naissant avec la foudre, cela suffira à la Sainte Inquisition pour l’interdire. La truffe était « aussi noire que l’âme d’un damné » ! C’est François 1er qui la réintroduit à la cour, elle sera présente à tous les repas, et retrouve ainsi ses titres de noblesse. Elle devient le diamant noir et un produit de luxe sous Louis XIV, la Montespan la considérant même comme un aphrodisiaque et en faisait consommer à Louis XIV lorsque celui-ci mollissait.

Il est vrai que, dans la mode, des truffes nous en avons toute l’année et ils ne sont pas vraiment comestibles, mais celles dont je parle, sont celles de « L’Artisan de la Truffe », situé entre la rue Rambuteau et la rue des Archives.

Vous l’apprécierez dans des œufs brouillés ou dans le caramel donné avec le café. C’est 100 % truffes avec une décoration sobre et élégante, un restaurant design, épuré à l’italienne, comme un hommage à ce produit d’exception. Tuber melanosporum du Périgord, truffe blanche du Piémont, tuber estivum d’été, la truffe règne, sans partage, parfait pour un dîner en amoureux sans devenir un Ultracrepidarianisme. Lire la suite »

NO BREAKFAST AT TIFFANY’S

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Dans une grande salle de convention, le magna du luxe Français, chemise blanche et costume bleu roi, « un signe », ouvre le séminaire annuel de « Louis Vison Mouette and Psy » qui réunit les cadratins du premier groupe de luxe mondial venus de toute la planète. Chronique d’une journée de l’homme, le plus puissant de la planète, qui formate nos rêves : enfin des autres. Même au sommet, le propriétaire voit tout, contrôle tout, surveille tout… Soudain, un homme arrive prestement des coulisses, monte sur la scène et glisse un petit mot au « Polie Techni Chien » que celui-ci regarde du coin de l’œil sans rompre le fil de son discours.

Sur le bout de papier, que lui tend son chauffeur, en charge également de sa sécurité, il lit : « Appelez votre secrétaire de toute urgence ». Le patron mesure aussitôt que quelque chose de grave s’est produit. Ces consignes sont, en effet, strictes et toujours respectées : il ne doit jamais être dérangé sous aucun prétexte, et seuls sa secrétaire et son chauffeur ont son numéro personnel. Lire la suite »

JE VÉGÈTE A RIEN

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Paris est divisé en deux catégories : à l’Est, les bourgeois-bohèmes appelés plus communément les Bobos et à l’Ouest, les Bonobos. Ce Paname est un grand cercle avec des arrondissements en forme d’escargot, et c’est probablement pour cela que l’on en bave un max. Dans la mode, on en bave aussi, mais celle-ci est celle du crapaud, et les nombreux Vegans ne se rendent pas compte qu’ils vivent dans une profession remplie d’animaux : Il y a des blaireaux, des requins, des lapins (je ne vous fais pas un dessin), des maquereaux, des poules mouillées et des gros porcs, que je n’ai jamais balancé car moi j’ai le respect « d’eau truie ».

Dans cette profession, tout va de « pie en pie », oh la vache, et tout part à « veau-lo ». Je suis Vegan dans la mode et, pourtant, ma voisine défend la civilisation « à steak ». Allez comprendre pourquoi ? Il est vrai qu’avec ses deux implants mammaires monstrueux, elle mange très sain, vraiment très très « sein ». Cette bimbo pense probablement que quand on est Vegan, on se fait trifouiller beaucoup plus souvent la botte ! Je lui conseille de se faire hospitaliser au CHU d’Orange. Normal, car compte-tenu de son cerveau, elle n’est pas à l’abri de finir comme un légume. Bref, il vaut mieux être sur la planète « Végète à rien ». Lire la suite »

ENFANTS RICHES DÉPRIMÉS

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La griffe de vêtements unisexes, « Enfants Riches Déprimés » est le projet bien-aimé du designer né à Atlanta, Henry Levy. Amalgamant l’attitude louche des musiciens Punks des années 70 et les sensibilités déconstructionnistes des designers avant-gardistes japonais, le mélange unique des détails d’inspiration DIY et des graphiques percutants incarnent ce que Levy qualifie de « couture élitiste et nihiliste ». Lire la suite »

FILTRE A INTELLIGENCE DE MODE

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Je parle ici des rêves bleus que font les demoiselles, laissant leurs yeux sur un lac d’argent tournoyer pour éventer de leurs ailes le désir qui couve entre leurs bras. Portant leur habit du dimanche, arrivant par vagues pour coloniser peu à peu les rangs de la Haute Couture, finissent par ressembler à un sépulcre, plus qu’à un négus. Quelques gazelles qui sautent dans les couloirs des Palaces de Paname que l’on pourrait chasser à foison avec seulement une carte de crédit noire « Black Carder live », et ainsi faire couler leur séant de biche sur la moquette blanche d’une suite présidentielle.

Quelle volonté avait ordonné l’invention de ces formes si sophistiquées de donzelles toujours plus ingénieuses et toujours plus distantes pour se faire remarquer, et à mesure que les minutes s’écoulaient sur ma Tag Heuer, cette marque que j’adorais bien avant que le Seigneur des Arnault rachète cette maîtresse de mon temps.

Le sang aux joues de ma voisine se fait moins rouge, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. Celle-ci serait-elle la maîtresse de cérémonie avec son sac Hermès ? Elle glisse comme si elle avait, à elle seule, été la première à venir dans une présentation de Haute Couture bien avant Suzy Menkes et Ebe Dorsay, qui expliquaient que ce n’était pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse, bien que la Ebe n’était pas celle qui était la plus pertinente pour en parler. Lire la suite »

BOBBY LA POINTE DU CHIEN

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La première fois, que j’ai entendu parlé de Bobby le chien, c’est en visitant le cimetière Greyfriars avec ma copine de l’époque, Claudine, bimbo de son état et grande suceuse d’idées devant l’éternel. Dans la ville d’Edimbourg, je regardais toujours intéressé cette contravention sous film plastique qui avait suscité pendant 24 heures beaucoup d’interrogation, mais après les six jours de pluie qui s’en suivirent, je compris enfin sa signification. Au détour d’une allée, je discutai avec un vieux monsieur, qui nous emmena alors sur la tombe de John Gray, le maître de Bobby. John Gray était un paysan venu à Edimbourg pour occuper un poste de policier. Il faisait partie des équipes de nuit et devait être accompagné d’un chien. C’est ainsi qu’il fit l’acquisition de Bobby, un gentil Skye terrier. Ils font la paire et tout le monde les connaît dans la ville. Après plusieurs années de travail en équipe, John Gray meurt et est enterré au cimetière du quartier.

La légende dit que Bobby marchait en tête du cortège le jour de l’enterrement et passa sa journée à veiller la tombe de son maître, n’acceptant pas d’être adopté ou d’être chassé. Au bout de 14 ans, le petit chien mourut à son tour et on lui érigea une petite statue à l’entrée du cimetière pour sa pugnacité. Aujourd’hui, il est impossible de passer à côté de son histoire. Tous les guides en parlent et l’histoire est racontée dès l’entrée du cimetière. Lire la suite »

LA BOURSE DE COMMERCE DES MUSÉES

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Le milliardaire François Pinault a décidé de repousser au printemps 2021 l’ouverture de son musée situé dans l’ancienne Bourse de Commerce rénovée par l’architecte Tadao Ando. Il est l’un des plus célèbres architectes japonais, qui avait déjà réalisé le Palazzo Grassi, est à l’origine de ce nouveau musée qui devait être inauguré fin juin, juste un peu avant le démarrage du projet du Seigneur des Arnault non loin de là. Achevé le 9 mars, les ouvriers étaient occupés à mettre la dernière main aux locaux lorsque la France est entrée en quarantaine le 17 mars.

La Bourse de Commerce était une ancienne halle aux blés, accessible depuis le bord de Seine, et qui fut créée en 1763. Un ancien stockage de blés pour le futur Musée du prince de Venise, un bien bon présage ! Conçu par Nicolas Le Camus de Mézières, celui-ci construit sur un plan circulaire, ne fera pas tourner en rond le propriétaire du Palais Grassy. Autrefois, l’Hôtel de Soissons appartenait, au début du XIIIe siècle, à Jean II de Nesles, et celui-ci n’ayant pas d’héritiers, le céda en 1232 à Saint Louis, qui l’offrit à sa mère, Blanche de Castille, pour en faire sa résidence.

L’immeuble est situé au centre de Paris, près du Forum des Halles, dans un quartier en cours de transformation. Le bâtiment, doté d’une coupole classée monument historique, est la fierté du prince de Venise, fondateur de l’empire du commerce de détail et du luxe PPR devenu Kering. Ayant abandonné son projet sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, après que celui-ci se soit enlisé par des bureaucrates Français, et probablement les interventions du Seigneur, fondation Gehry oblige. Lire la suite »

UN HOMMAGE UNE POMME LGBT

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Le logo Apple est certainement l’un des logos les plus forts et reconnaissables au monde, et pourtant peu de gens connaissent réellement son origine. Comment la représentation d’une simple pomme croquée a su traverser les générations et rester aussi évocatrice de la marque qui lui est associée. Mystère, mais le choix de ce logo n’est pas anodin, en tout cas pour les fondateurs de la fameuse “marque à la pomme“. Un hommage au père de l’informatique ?

Alan Turing, vous connaissez ? Ce mathématicien anglais du 20è siècle n’est autre que l’homme à l’origine du décryptage du code secret de l’armée nazie, généré par la fameuse machine « Enigma » grâce à laquelle les nazis envoyaient des messages codés pendant la seconde guerre mondiale. Un film d’ailleurs excellent lui a été consacré « Imitation Game ». C’est probablement, grâce à lui, que les alliés ont gagné la bataille de l’Atlantique, et plus généralement celle contre le nazisme. Rien que ça ! Mais, Alan Turing est aussi considéré comme l’un des inventeurs de l’informatique et de l’ordinateur.

Ce génie était gay à une époque où l’homosexualité était considérée comme un délit dans l’Angleterre conservatrice. Oscar Wilde avait d’ailleurs subi les affres de cette répression absurde. Condamné pour “indécence manifeste et perversion sexuelle“, il a été castré chimiquement par les autorités. Cette sentence lui a été fatale, puisque Alan Turing s’est suicidé peu après, en 1954, à l’âge de 42 ans. Pour en finir, il a croqué dans une pomme empoisonnée au cyanure en hommage au conte préféré de son enfance « Cendrillon ». Lire la suite »