Évènements Fraîchement Actualisés

C + PLUS DE BANAL

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Les ondes du désir et de la poésie étaient présents et contrebalançaient la vulgarité qui s’était assise à mes côtés, une Afida, erreur de la nature, faisait tâche dans la poésie ambiante, mais tous les dégoûts sont dans la nature. Parmi les oiseaux, il y a aussi des corbeaux et des poules.

Un plissé n’est pas joué. Une cape chemise pour un souffle de beauté, en ces temps de grisaille de la fashion week de l’Empire du Milieu, j’aurai envie de dire de « L’an Pire du Miteux ». Ce jeune nippon où le Samouraï de la couture fait la guerre au beau, essaye d’interpréter le cœur humain et use des sonorités d’un camion de 35 tonnes pour exprimer les sentiments les plus nuancés. Il souhaite évoquer des images qui devraient résonner puissamment dans notre imaginaire, mais qui résonnent seulement dans le désert de Gobi. Lire la suite »

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ELEPHANT STARR

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Les armes les plus puissantes de l’amour sont la douceur et l’esprit, et hier, vous nous avez montré de la douceur dans la vertu, car la vertu sans douceur n’équivaudrait qu’à un appât sans hameçon. Hameçonné, en effet, nous l’avons été, à l’image de la femme à côté de moi où je pus percevoir une larme perlée au coin de son visage. J’espère que vous m’en rendrez raison un jour d’avoir ému celle que j’aime éperdument. Vous êtes tous les deux à la fois douceur comme le miel du pays du cèdre, et pour que celui-ci nous submerge vous rajoutez un peu de raffinement et un monstre d’humanité, Joey « Starr » un nom qui décidément n’est pas usurpé.

Le destin de John Merrick, le monstre Londonien dans le corps d’un géant, qui crevait l’écran de sa sensibilité déjà dans « Police », une bête sacrée qui interprète un monstre, mais de mansuétude. La pièce du dramaturge américain Bernard Pomerance, qui avait, dès sa création en 1977, installé le principe d’un acteur sans maquillage ni prothèse, nous raconte le mépris commun des conventions sociales, avec un clin d’œil à Whitechapel et Jack The Ripper qui se regarde dans la glace pour apercevoir le portait de Dorian Gray, joué par l’excellent Luc Bruyère.

A noter la prestation de Michaël Cohen, qui joue ces humains de contrefaçon ressemblant finalement tellement à ce médecin nourri de bonne intention qui finira par faire le même métier que ce sordide forain qui l’exploitait pour de l’argent alors que l’autre l’exploitera pour sa gloire. Où est la différence ? Comme certains qui amassent une montagne d’argent juste pour changer de voiture. Lire la suite »

UN CHOO PEUT CACHER UN CHIC

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Au sens strict, on entend par chinoiseries un style européen de décoration dont l’origine s’inscrit dans une problématique d’échanges artistiques entre des civilisations très éloignées et fondamentalement différentes dans leur perception du monde. Le terme, lui-même, est apparu dans la langue française vers 1845, avec une connotation nettement péjorative qui a longtemps perturbé. Lire la suite »

VUITTON UN ARC-EN-SIECLE

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Mardi dernier, le spectacle était Cour Carré du Louvre là où, autrefois, la couture plantait ses tentes pour que les couturiers du monde entier viennent présenter leur collection. Cependant, après des années de controverse, ceux-ci mécontents du lieu avaient déserté cet espace du centre de Paris pour aller s’exploser un peu partout dans la capitale. Pour finalement, établir leur siège au Palais de Tokyo. Qui a pu avoir cette idée si saugrenue pour la couture Française ? Certainement pas Jacques Mouclier qui voulait regrouper l’ensemble de la profession au Louvre : une idée probablement trop en avance sur son temps.

Alors, le Seigneur des Arnault lui revient dans le lieu initial où autrefois les créateurs faisaient la mode. Et, mardi dernier, Nicolas Ghesquière présentait sa collection pour Vuitton. Son inspiration ? Il l’avait probablement reçu en avalant au déjeuner un arc-en-ciel de bonbons frelatés qui lui aura donné la saison 2020, et de l’arc-en-ciel il aura basculé dans l’arc-en-siècle.

Des stars, payées en verroterie de la marque, étaient assises au premier « rouan » et faisaient grise mine… Justin Timberlake, Jessica Biel, et d’autres gros bonnets, pour la circonstance, regardaient ces imprimés audacieux mélangés avec des pantalons évasés sur le bas que l’on appelait autrefois pattes d’éléphant, des costumes trois pièces, qui me rappelaient étrangement les habits que j’avais portés dans les années 70, et produits par Jean Raymond.

Au fond, un écran géant diffusait l’artiste transgenre Sophie. Le genre, c’est la question du siècle, mais surtout, la question que se pose la mode. Lire la suite »

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

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Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

Surprenant car ce n’est pas le type de parfum que je porte habituellement. Frais, léger, mais intense, il me rappelle quelque chose mais je ne saurais dire quoi. Le côté mixte m’a aussi intrigué, mais ma fille n’arrête pas de me le prendre ce qui confirme son côté androgyne. Le flacon rappelle les anciennes eaux de Cologne ou Köln. Et pourtant d’inspiration romaine, comme une oeuvre surhumaine de tout un siècle fameux, les Alpes se courbant sous la marche tonitruante de l’Empereur Gaius Octavius, qui du Nil au Rhin, comme le sacrifice d’Iphigénie, nous offre une nouvelle lecture de nos sens, les senteurs de l’Éden. Lire la suite »

SIGNE EXTÉRIEUR DE DISTINCTION

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Le supra-luxe arrive avec le retour de ces grandes courtoises supra-riches, des Emma Bovary disparues déjà depuis longtemps. Des femmes, tout signe extérieur de distinction dehors, reprennent le pavé de Paname, et les voilà de retour après des années d’exils de la planète style, la grande bourgeoise revient en force. Mais, pourquoi ?

Face à une offre toujours plus saturée, les marques ont compris qu’il était temps de se recentrer sur les valeurs et de redéfinir leurs fondamentaux. Or l’allure bourgeoise n’est pas dans l’aldéhyde et se prête parfaitement à une réinvention car elle pose la question du retour aux femmes de goût. Cela soulève, toutefois, surtout la notion d’héritage accentuée récemment par d’autres événements comme la disparition de Karl et la mémoire de Chanel ou bien, dans un autre registre, l’effet suscité par l’incendie de Notre-Dame avec la reconnaissance de son histoire immense connue du monde entier, en un mot le patrimoine Français, sans oublier Franck Sorbier, intemporel et postmoderne du dernier grand couturier.

Cela va bien au-delà des « Karda-chiantes » et Consorts. La classe, passe-t-elle par l’éducation ? Le Seigneur des Arnault nous dirait bien sûr, mais, peu importe d’en être, l’essentiel c’est d’en avoir, et le message envoyé par la majorité des créateurs, qui multiplie les propositions en ce sens, la vraie femme est de retour, et croyez-moi, je ne deviens pas gérontophile. Lire la suite »

CHANEL A L’OPÉRA DU MÉPRIS

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Comme une réminiscence des liens entre Gabrielle et l’univers de la danse, la Maison Chanel est mécène du gala d’ouverture de la saison de danse 2019/20 de l’Opéra de Paris, qui s’est tenu la semaine dernière. Et fort de constater que les incultes aujourd’hui sont légion ! En effet, l’Opéra de Paris a rendu hommage à sa façon à Serge Lifar et réhabilité au sein du patrimoine chorégraphique. Est-ce bien raisonnable ! L’homme le plus controversé d’après guerre et le mélange de genre entre Coco Chanel, grande amoureuse de la collaboration « artistique », n’a étonné personne ! Un instruit aura probablement glissé l’information dans les mains d’une « Dir Conne » inféconde à la culture.

Il faut savoir que, quand la France signa l’Armistice en 1940, Lifar fit le choix de la collaboration en devenant un grand ami du parti nazi. Il devint l’une des « vedettes » de la vie culturelle et mondaine parisienne, et vingt fois sur le métier, il remit son outrage, entre officiers allemands et collaborateurs qu’il côtoyait, il félicita l’Allemagne après la prise de Kiev. Anticommuniste et antisémite, il entra en correspondance avec Goebbels, qu’il rencontra ensuite dans le Paris occupé afin de tenter de jouer un grand rôle dans l’administration de l’Opéra de Paris, car le mieux, c’est le bien d’autrui. Mais, malheureusement pour lui, l’Opéra, malgré ses intrigues, resta géré par Jacques Rouché. Lifar, qui aurait été une menthe à une lettre près, ce monstre qui avait fait secte en France, n’avait comme talent que de l’impudence et la férocité d’être juste né.

Il fit des tournées en Allemagne et de surcroît vécut avec l’une des « comtesses » de la Gestapo, Marie Olinska (de son vrai nom Sonia Irène Blache) qui n’avait ni dieu ni maître, « même nageur ». Voilà une histoire de plus à ne pas mettre entre toutes les mains, mais dans tous les cerveaux. Il est vrai que le lieu est chargé d’histoire et les protagonistes mentionnés font désordre dans une maison où la créatrice de la rue Cambon, elle-même, appréciait beaucoup les uniformes Teutons. Une bonne leçon à tirer pour les générations futures de leur apprendre le devoir de mémoire. Mais, je n’aime pas l’expression « devoir de mémoire ». En ce domaine, la notion d’obligation n’a pas sa place, je préfère parler du devoir d’enseigner, de transmettre. Là, oui, il y a un devoir.

Anonymode

MARINE SERRE PARIS 2020

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À Longchamp, la semaine dernière, ce ne fut pas la marée noire comme Marine Serre l’avait promis, mais plutôt la Marine Noire, et en plus de la pluie qui s’est effondrée sur Paname comme le ferait les nouveaux produits du groupe LVMH, voilà la créatrice adoubée par le Seigneur des Arnault pour qui on a sorti le tapis rouge, et qui nous déroule son tapis noir de mazout.

Se voyant offrir Longchamp avant Dior, le maître de Granville en aurait été tout retourné. Et tout cela pour une collection bien morne malgré tout l’argent dépensé et les conseillers de la Dame du Châtelet. Lire la suite »

UNE CHOUPETTE SUR UN TOIT BRULANT

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A force d’inviter n’importe qui on finit par avoir n’importe quoi ! A l’image de cette Youtubeuse qui rentre sur la scène du show de Chanel pour venir faire, je ne sais quoi, dans une tenue qui n’est même pas un tailleur de la maison ! C’était hier sur les toits de Paris et en même temps sous la coupole du Grand Palais, dans la cité mère de la mode, le Paris solennel où un tourbillon éphémère de la création tournoyait autrefois autour de ces appentis recouverts de ce zinc éternel ! Et quand Paris se met à l’ouvrage dans sa forge aux mille clameurs, Chanel garde, sans y croire, les faisceaux et les encensoirs du festin de jadis, et tente de redresser une gloire déjà éteinte.

Voici la Babel pour toutes les femmes de mode, et surtout les toits de la rue Cambon pour prendre de la hauteur. Ville où un orage de tissus peut envelopper une Fashion Week qui, nuit et jour, réveille les géants de la couture, avec des peaux qui bruissent le lion, alors que certains ne sont que des descentes de lit. Je n’en crois pas mes yeux nous qui avions cru que Corinne serait viable, mais en réalité elle reste Viard. Lire la suite »

SLIMANE LA TACHE SÉLINE

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L’imaginaire lobotomisé, déjà chez Saint Laurent, y laissant une trace de mammouth pour les nostalgiques du Minitel, il pensa à Celine comme une Dame sophistiquée de la haute bourgeoisie qui aurait subi une manipulation génétique de botox avec une bohémienne. Vraiment, les années 70 brillent de tous leurs feux avec des robes en mousseline de soie rose, des bottes à talons et blazers bleus boutonnés avec un trench-coat puis l’incontournable veste à carreaux, tartinée depuis deux ans par Alessandro Michele chez Gucci.

La bourgeoisie versaillaise, les mains dans les poches, en jean, basket, chemise ouverte sur des médailles hétéroclites ou une mode post-soixante-huitard de bourgeoise grand siècle.

Les vestes en cuir et des foulards à la Loulou de la Falaise, la muse iconique d’Yves Saint Laurent sortant de sa dernière cure de « Désinto-Botox », les fans du créateur apprécieront sûrement, mais, pour nous, la signature de Slimane est toujours liée aux souvenirs des années où Paris était l’épicentre de ce glamour et de la fête, et où Saint Laurent était la pierre angulaire de la mode mais avec des collections qui se créaient dans les ateliers et hors des boîtes de nuit.

Slimane ou Celine-man, fait comme son copain Rousteing, ne jamais créer une vraie collection autre que le remix des années qu’ils n’ont jamais connu pensant que les journalistes de mode à l’ancienne remplacés par des bimbos basses de plafond, celles-là même où quand vous voyez une lueur d’intelligence dans leurs regards vous vous rendez compte que vous regardez leurs oreilles. Lire la suite »

LANVIN ART ÉPIRRHÉME

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La Fashion Week est ainsi imprévisible. C’est dans les jardins du quai Branly là où actuellement on vous propose une exposition « Palace Paradis » sur les offrandes funéraires en papier à Taiwan, espérons que cela ne soit pas un ‘bigre de papier’, pour la présentation qui se joue pour la maison Lanvin.

J’avais bien pensé qu’au quai Branly, j’aurai rencontré quelques branleurs, et effectivement les décolorés du cerveau étaient au rendez-vous , et c’est goutte-à-goutte que les mannequins commencent à défiler devant nous, et la pluie redoublant, nous nous nichons sous des parapluies transparents au logo de la marque et dans des imperméables en plastique prêtés pour la circonstance (bonjour le fashion pact!!), et qui laissait transparaître notre énervement devant ce temps de chien. Les aficionados d’ailleurs commencent a se plaindre à Pascal Marrant car la pluie qui tombe en cascade abîme leur téléphone portable et leur tablette, sans penser un instant que cette pluie salvatrice rendrait les agriculteurs aussi heureux que les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

Bruno Sialleli nous couvre pour son premier modèle d’une spectaculaire cape blanche qui recouvre un short noir, décidément le short visiblement est dans la tendance après saint Lolo d’hier. Des dessins type estampes du Kamasutra imprimés sur de grands T-shirts Une collection certes travaillée puisque le créateur va chercher une broderie ancestrale d’Égypte, « le mukesh » que Jeanne Lanvin collectionnait, mais cela n’est pas assez pour nous faire rêver malgré les milliers d’heures de travail qu’il fallut probablement aligner pour cette robe grec drapée de toile de lin. Lire la suite »