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YAYOI KUSAMA LES POIS DE PENSEUR

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Yayoi Kusama est partie un 14 août, un jour avant que Marie ne monte dans les cieux, un signe peut-être ! C’est discrètement, dans un hôpital psychiatrique où elle avait ses habitudes, elle qui avait passé sa vie à faire exactement le contraire de la discrétion. Yayoi Kusama, 97 ans, restera la dame aux pois de LVMH, et tire sa révérence « Goshūshōsama desu », « mes condoléances »

La carrière de cette petite Japonaise pas commode, qui voit dès son jeune âge s’envoler des fleurs des nappes, rencontra un psy compatissant qui lui aurait prescrit du repos. Puis, elle décide de recouvrir la planète entière de pois. On appelle ça de la folie douce chez mon voisin Le Pascal Marrant, mais on appelle ça du génie visionnaire au MoMA, question de code postal, comme toujours dans l’art contemporain.

Son atelier était collé à un hôpital psychiatrique, par choix. Certains font du télétravail, Yayoi Kusama, quant à elle, avait opté pour le « travail à proximité immédiate de mon lieu de prédilection »

Et puis un jour, en 2012, Louis Vuitton débarque pour lui proposer une collaboration. Résultat : des sacs à main à pois, beaux comme des cloportes vendus à prix d’or à des gens qui n’ont jamais entendu parler de ses hallucinations florales mais qui adorent l’esthétique, allez savoir pourquoi !

En addition, le seigneur, dans son infinie gentillesse, lui fait ériger une statue géante sur le pavé de l’Empire de la dame du Châtelet, la bonne Samaritaine, le tout pour présenter l’artiste, mais finalement pour une publicité subtilement déguisée. Bref, deux ans plus tard, une de ses toiles monochromes s’arrache pour 7,1 millions de dollars. Sept millions pour une toile blanche complètement à poil, pardon, à pois. Lire la suite »

HOCKNEY LE GRAND PRÊTRE DE LA PISCINE BLEUE

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On nous serine depuis quarante ans que David Hockney serait le dernier grand peintre vivant, une sorte de prophète chromatique descendu du Yorkshire avec une palette de bonbons acidulés pour sauver l’art occidental de sa mélancolie. Car, enfin, que contemple-t-on dans ces fameuses piscines devenues icônes universelles ? Une eau bleue impeccable, un soleil sans histoire, des villas de rêve, des corps bronzés…. Le tout avec la profondeur métaphysique d’un catalogue immobilier de luxe de Iris Apfel. Ils ont les mêmes Lunettes.

Hockney n’a pas tant peint la Californie qu’il a fabriqué son logo. Il a transformé le fantasme de la réussite bourgeoise des Kadashiante en papier peint culturel pour appartements tunés. On ne regarde pas ses tableaux, on s’y installe comme dans une salle d’attente climatisée. Et c’est précisément pour cela que Le Seigneur l’adorait. Hockney décorait le monde comme d’autres choisissent les rideaux « J’adior » du salon.

Chez lui, tout est propre, rangé, poli, repassé. Même la lumière semble sortir du pressing. On cherche la rugosité, le doute, l’accident, la sueur du peintre aux prises avec la matière. On ne trouve qu’une perfection de brochure touristique, une esthétique de résidence secondaire « maison témoin » prête pour la visite. Puis, vint sa période numérique pour singer Warhol, accueillie par les critiques avec le sérieux de prêtres défroqués découvrant une nouvelle relique.

Vers un monde où la peinture devient un fichier, où le geste se réduit à une caresse sur verre trempé de l’Ipad, où l’œuvre arrive déjà prête à être imprimée sur mugs ou un foulard. Depuis Lascaux, les artistes luttaient contre la matière. Hockney, lui, a trouvé le moyen de l’éliminer. Quel progrès ! La peinture, autrefois, avait l’épaisseur de la terre, de l’huile, les odeurs de la térébenthine et du temps accumulé. Avec Hockney, la tragédie, même du geste, disparaît pour laisser une image parfaitement exportable, parfaitement commercialisable, parfaitement compatible avec la boutique du musée.

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THE TRIUMPH OF WATCHLESS SNEAKERHEADS

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They arrived in hoodies, hands buried in their pockets, eyes glued to their phones. Not to the dial of a watch, since they do not wear one, but to their phones where the Vinted app is already open and ready to upload a product listing written the night before while they were standing in line. The photo? Snapped hastily on the sidewalk, the watch still in its box. The price? €1,200. The description? “Never worn.” Of course never worn. It did not survive ten minutes on their wrist. In fact, it was never meant to.

Let’s call them what they are: the new pavement speculators. A generation raised on Nike drops, Adidas bots, and graphics card resellers, who woke up one morning to discover that luxury goods also came with waiting lines. And that the old guard of the industry, too busy talking about craftsmanship and manufacture, had not yet invented an anti-scalping bot. So they came, methodical, organized, perfectly indifferent to the octagonal bezel and everything it stands for. Their entire watchmaking culture can be summed up in one sentence: “It resells well, bro.” They know absolutely nothing about Gérald Genta, they have never heard of Le Brassus, and the difference between an automatic movement and a quartz movement inspires the same shrug as the difference between Château Pétrus and a strawberry yogurt drink.

The absurdity reaches its peak when you realize that some of them are already on their third “campout” of the month. After Jordans and Supreme, now comes Swiss luxury. The territory changes, the ritual remains the same: arrive early, leave quickly, cash out. Lire la suite »

THE BLAZY EFFECT

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After a difficult year marked by a decline in sales, Chanel is finding its way back to growth. The prestigious French fashion house reports annual revenues of $19.3 billion, up 3% at current exchange rates, representing a 1.8% increase on a comparable basis. This recovery, as encouraging as it is symbolic, comes in a still fragile environment, particularly due to the persistent slowdown in luxury spending in mainland China, which had weighed heavily on the previous year’s results.

On the operational side, the house confirms its resilience: operating income rose 5.2% to reach $4.7 billion, reflecting the efforts made to reorganize teams and strengthen production capabilities. A shadow on the horizon, however net profit fell sharply by 14.3%, dropping to $2.9 billion in 2025, a decline that raises questions despite the otherwise solid performance of the remaining financial indicators.

Why is Matthieu Blazy such a success? The answer lies in his rare ability to blend heritage with modernity. Trained under the wing of Raf Simons and then Martin Margiela, Blazy built his reputation at Bottega Veneta, where he transformed the Italian house into one of the most coveted brands of his generation. At Chanel, he brings the same philosophy a deep respect for savoir-faire and craftsmanship, combined with a sharp, contemporary vision that speaks to a new, younger generation of luxury consumers. Lire la suite »

UN MANOIR ENTRE COUTURE ET ARISTOCRATIE

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À moins d’une heure de Paris, le Manoir du Mée semble sorti d’un roman français où la haute couture croise l’aristocratie dans un parfum de roses anciennes et de boiseries cirées. Cette élégante demeure du XVIIIe siècle vient d’être mise sur le marché pour environ 3,18 millions de dollars. Construite en 1749, la propriété développe près de 500 m² habitables au cœur d’un parc paysager de 5 000 m², avec cheminées en marbre, parquets Versailles, cave à vin, maison d’amis et vaste garage pour vos collections.

Le lieu doit sa légende à Karl Lagerfeld, qui acquiert le manoir en 1986 pour en faire à la fois un refuge de campagne et un véritable laboratoire esthétique. Le couturier y organise des séances photo pour Chanel avec des figures emblématiques comme Inès de La Fressange ou Tatjana Patitz, transformant les jardins en décor de mode presque cinématographique. En 1998, Lagerfeld revend la propriété à la Princesse Caroline de Monaco et au prince Ernst August de Hanovre. La demeure change alors d’atmosphère : moins atelier créatif, davantage maison familiale discrète, loin des éclats monégasques et des objectifs des photographes.

Au fil des années, le Manoir du Mée est devenu une sorte de capsule temporelle mêlant noblesse du XVIIIe siècle, élégance parisienne, héritage Chanel et souvenirs princiers. Une anecdote raconte même qu’un dessin réalisé enfant par la princesse Alexandra subsisterait encore sur une poutre intérieure, détail fragile et poétique laissé par le passage du temps. Lire la suite »

MARC JACOBS QUITTE LE PALACE POUR L’USINE À MARQUES

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Chez LVMH, on vend rarement une maison, car en général, Bernard Arnault collectionne les marques comme d’autres collectionnent les tableaux flamands ou les vignobles de moins d’un « nectar », alors voir Marc Jacobs partir chez WHP Global pour 1,2 milliard d’euros ressemble moins à une simple transaction qu’à un grand ménage de vigogne, ce camélidé des Andes.

La vraie ironie, c’est que Marc (comme on dit dans la mode) reste directeur artistique. Ainsi on change le propriétaire des murs, mais on garde l’artiste dans l’atelier, qui n’y met jamais les pieds, histoire de préserver un peu d’ADN avant l’inévitable avalanche de licences, capsules, sneakers “iconiques” et parfums vendus entre deux escalators d’aéroport. Bienvenue dans la grande usine mondiale du luxe émotionnel.

Quand Le seigneur des Arnault avait récupéré la marque en 1997, Marc Jacobs incarnait encore cette mode new-yorkaise nerveuse, imprévisible, légèrement insolente. Aujourd’hui, même les rebelles finissent dans des tableurs Excel. La mode adore parler de créativité, elle finit toujours par parler de valorisation. Lire la suite »

DIOR, HOLLYWOOD STORY

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Jonathan Anderson a fait entrer Hollywood dans une couture taillée au scalpel. Un an après son arrivée dans la maison du maître de Granville, il n’a pas simplement présenté une collection croisière, il a ouvert un rideau de brume sur une Californie fantasmée, entre le mirage et le souvenir, entre le parfum du jasmin nocturne et les néons fatigués de Hollywood boulevard. Lire la suite »

ALIBABA ET LES QUARANTE BANDEURS DU PONT NEUF

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Paname étouffe déjà sous les barrières, les travaux, les files de vélos et les voitures figées comme des figurants oubliés dans un mauvais rêve, et voici qu’arrive maintenant La Caverne du Pont Neuf. Après Christo, il y a quarante ans, JR choisit cette fois de le transformer en carrière de pierres géantes, pour un décor de parc d’attractions minéral posé au milieu d’une capitale déjà congestionnée.

On nous parle d’un « dialogue entre passé et présent », mais le seul dialogue que les Parisiens entendent encore, c’est celui des klaxons qui réverbèrent entre la Samaritaine et « l’autel » du cheval blanc du seigneur des Arnault. Une caverne pour une allégorie, sorte de réflexion que Platon dans « La République » met en scène : des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne qui tournent le dos à l’entrée et voient non pas les objets, mais les ombres, à l’orée du BHV, la grotte de Dubuffet Campagnard Gratuits, cela a du sens. Les bimbos ne comprendront pas ce clin d’oeil, mais cela n’est pas grave.

Certes, les promoteurs du projet jurent comme des manifestants aphones qu’aucun financement public n’est engagé. Mais à Paris, même les œuvres prétendument gratuites, finissent toujours par coûter quelque chose aux contribuables : circulation paralysée, sécurité mobilisée, nettoyage, logistique, occupation de l’espace public. Pendant qu’on transforme le Pont Neuf en une grotte conceptuelle pour promeneurs en quête de selfie minéral, les rues voisines deviennent un labyrinthe d’embouteillages et de détours, et pour rentrer à la maison, c’est plus difficile. Lire la suite »

CANAL-LUXE, L’OVNI DU JOURNALISME DE MODE

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Dans un univers où la presse de mode évolue souvent dans une atmosphère policée, dépendante des annonceurs et attentive à ne froisser aucune grande maison, Canal-Luxe s’est imposé comme une plateforme singulière. Au fil des années, le site est devenu presque culte auprès d’un lectorat composé de professionnels du secteur, d’étudiants en stylisme et d’observateurs du luxe. Sa réputation tient autant à son ton qu’à son positionnement critique et à sa liberté de ton.

Une voix radicalement différente

L’un des éléments qui distinguent Canal-luxe.com est son anti-conformisme revendiqué. Là où les grands magazines comme VogueElle ou WWD adoptent souvent une posture bienveillante à l’égard des marques, le magazine en ligne n’hésite pas à critiquer ouvertement les maisons les plus puissantes du secteur, de Dior à Chanel en passant par Balenciaga.

Cette liberté se manifeste également dans sa manière de déconstruire le vocabulaire traditionnel du luxe. Les expressions convenues comme « intemporel », « iconique » ou « disruptif » sont régulièrement tournées en dérision, remplacées par un langage plus direct et imagé. Lire la suite »

LA GEN Z INDULGENTE FACE À L’AUTORITARISME

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Il flotte dans l’air du temps une fascination inattendue par la Gen Z, une partie de nos jeunes générations, nées dans des sociétés ouvertes et démocratiques, semble aujourd’hui regarder ailleurs, vers des modèles politiques autoritaires, avec une curiosité parfois troublante. La Chine, notamment, devient pour certains un objet d’admiration autant que d’interrogation.

Derrière cette attirance, il y a moins un rejet frontal de la démocratie qu’un désenchantement diffus. Trop de complexité, trop de lenteur, trop de débats sans fin dans le pays des droits de l’homme. À l’inverse, les régimes autoritaires apparaissent comme des machines efficaces, capables d’imposer une direction claire, d’agir vite, de construire sans entrave visible.

C’est dans ce contexte qu’émerge une figure symbolique, presque romanesque : Jordan, 28 ans, que certains surnomment ironiquement “le bienheureux”. Il incarne cette génération qui ne rejette pas la modernité mais la redéfinit. Pour lui, la liberté ne passe plus nécessairement par le débat ou le pluralisme, mais par l’accès, la fluidité, la consommation. Un monde ordonné, connecté, où tout fonctionne de façon binaire plus simple, voilà sa promesse.

Avec l’assèchement progressif de la culture américaine, la Chine se régénère en s’abreuvant d’un flux massif d’informations relayées par les réseaux, tout en s’appropriant l’influence du luxe européen. Mais, cette vision repose sur un paradoxe vertigineux : peut-on accepter une forme de contrainte politique en échange d’un confort technologique ? Peut-on vivre sous surveillance tout en ayant l’impression d’être libre grâce à un écran lumineux tenu dans la main ? Lire la suite »

FLIGHT JACKET : DU COCKPIT AU MYTHE

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Tandis que le retour feutré de la guerre se fait entendre, les vêtements militaires, autrefois, s’imposaient comme des pièces emblématiques du vestiaire masculin se transformant au rythme de l’essor de l’aviation. Ainsi, pour résister au froid sans entraver les mouvements, sont créés des combinaisons et blousons de cuir, remplaçant les manteaux encombrants des premiers pilotes. Dès 1915, des modèles adaptés apparaissent, comme le blouson porté par Manfred von Richthofen, appelé aussi le Baron rouge.

Dans les années 1930, le « Bombardier américain » en peau retournée devient une pièce clé, avant d’être amélioré pour s’adapter aux contraintes des cockpits. Ce vêtement, popularisé ensuite par des marques spécialisées, s’inscrit durablement dans l’histoire. Parallèlement, des aviatrices comme Elinor Smith ou Amelia Earhart adoptent ces tenues plus pratiques.

Les blousons deviennent aussi des supports d’expression : décorés de pin-up, d’insignes ou de symboles, ils racontent les missions et les émotions des pilotes. Certains, comme ceux des Flying Tigers, deviennent des pièces mythiques. Hollywood contribue à forger la légende en mettant en scène ces héros et leurs vestes iconiques, incarnant durablement le rêve américain.

Parallèlement, le développement des transports modernes  paquebots, trains et automobiles fait du cuir un matériau central du voyage. Au début du XXe siècle, face à la poussière et aux intempéries, les conducteurs s’équipent de vêtements protecteurs en cuir. Lire la suite »

DGENA DRESSES THE FRENCH MUSIC SCENE.

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Behind the scenes of the French music scene, a figure moves with the precision of a conductor and boldness. Dgena now extends her influence across the entire French music scene, dressing singers and performers in search of a unique signature. Blending contemporary daring with nods to the icons of the past, her creations converse across eras and styles, shaping a visual language recognizable at first glance.

Dgena thus composes an aesthetic where fashion becomes an extension of music: alive, expressive, and deeply embodied.

FM