On nous serine depuis quarante ans que David Hockney serait le dernier grand peintre vivant, une sorte de prophète chromatique descendu du Yorkshire avec une palette de bonbons acidulés pour sauver l’art occidental de sa mélancolie. Car, enfin, que contemple-t-on dans ces fameuses piscines devenues icônes universelles ? Une eau bleue impeccable, un soleil sans histoire, des villas de rêve, des corps bronzés…. Le tout avec la profondeur métaphysique d’un catalogue immobilier de luxe de Iris Apfel. Ils ont les mêmes Lunettes.
Hockney n’a pas tant peint la Californie qu’il a fabriqué son logo. Il a transformé le fantasme de la réussite bourgeoise des Kadashiante en papier peint culturel pour appartements tunés. On ne regarde pas ses tableaux, on s’y installe comme dans une salle d’attente climatisée. Et c’est précisément pour cela que Le Seigneur l’adorait. Hockney décorait le monde comme d’autres choisissent les rideaux « J’adior » du salon.
Chez lui, tout est propre, rangé, poli, repassé. Même la lumière semble sortir du pressing. On cherche la rugosité, le doute, l’accident, la sueur du peintre aux prises avec la matière. On ne trouve qu’une perfection de brochure touristique, une esthétique de résidence secondaire « maison témoin » prête pour la visite. Puis, vint sa période numérique pour singer Warhol, accueillie par les critiques avec le sérieux de prêtres défroqués découvrant une nouvelle relique.
Vers un monde où la peinture devient un fichier, où le geste se réduit à une caresse sur verre trempé de l’Ipad, où l’œuvre arrive déjà prête à être imprimée sur mugs ou un foulard. Depuis Lascaux, les artistes luttaient contre la matière. Hockney, lui, a trouvé le moyen de l’éliminer. Quel progrès ! La peinture, autrefois, avait l’épaisseur de la terre, de l’huile, les odeurs de la térébenthine et du temps accumulé. Avec Hockney, la tragédie, même du geste, disparaît pour laisser une image parfaitement exportable, parfaitement commercialisable, parfaitement compatible avec la boutique du musée.

Yayoi Kusama est partie un 14 août, un jour avant que Marie ne monte dans les cieux, un signe peut-être ! C’est discrètement, dans un hôpital psychiatrique où elle avait ses habitudes, elle qui avait passé sa vie à faire exactement le contraire de la discrétion. Yayoi Kusama, 97 ans, restera la dame aux pois de LVMH, et tire sa révérence « Goshūshōsama desu », « mes condoléances »
They arrived in hoodies, hands buried in their pockets, eyes glued to their phones. Not to the dial of a watch, since they do not wear one, but to their phones where the Vinted app is already open and ready to upload a product listing written the night before while they were standing in line. The photo? Snapped hastily on the sidewalk, the watch still in its box. The price? €1,200. The description? “Never worn.” Of course never worn. It did not survive ten minutes on their wrist. In fact, it was never meant to.
After a difficult year marked by a decline in sales, Chanel is finding its way back to growth. The prestigious French fashion house reports annual revenues of $19.3 billion, up 3% at current exchange rates, representing a 1.8% increase on a comparable basis. This recovery, as encouraging as it is symbolic, comes in a still fragile environment, particularly due to the persistent slowdown in luxury spending in mainland China, which had weighed heavily on the previous year’s results.
À moins d’une heure de Paris, le Manoir du Mée semble sorti d’un roman français où la haute couture croise l’aristocratie dans un parfum de roses anciennes et de boiseries cirées. Cette élégante demeure du XVIIIe siècle vient d’être mise sur le marché pour environ 3,18 millions de dollars. Construite en 1749, la propriété développe près de 500 m² habitables au cœur d’un parc paysager de 5 000 m², avec cheminées en marbre, parquets Versailles, cave à vin, maison d’amis et vaste garage pour vos collections.
Chez LVMH, on vend rarement une maison, car en général, Bernard Arnault collectionne les marques comme d’autres collectionnent les tableaux flamands ou les vignobles de moins d’un « nectar », alors voir Marc Jacobs partir chez WHP Global pour 1,2 milliard d’euros ressemble moins à une simple transaction qu’à un grand ménage de vigogne, ce camélidé des Andes.
Jonathan Anderson a fait entrer Hollywood dans une couture taillée au scalpel. Un an après son arrivée dans la maison du maître de Granville, il n’a pas simplement présenté une collection croisière, il a ouvert un rideau de brume sur une Californie fantasmée, entre le mirage et le souvenir, entre le parfum du jasmin nocturne et les néons fatigués de Hollywood boulevard.
Paname étouffe déjà sous les barrières, les travaux, les files de vélos et les voitures figées comme des figurants oubliés dans un mauvais rêve, et voici qu’arrive maintenant La Caverne du Pont Neuf. Après Christo, il y a quarante ans, JR choisit cette fois de le transformer en carrière de pierres géantes, pour un décor de parc d’attractions minéral posé au milieu d’une capitale déjà congestionnée.
Il flotte dans l’air du temps une fascination inattendue par la Gen Z, une partie de nos jeunes générations, nées dans des sociétés ouvertes et démocratiques, semble aujourd’hui regarder ailleurs, vers des modèles politiques autoritaires, avec une curiosité parfois troublante. La Chine, notamment, devient pour certains un objet d’admiration autant que d’interrogation.
Tandis que le retour feutré de la guerre se fait entendre, les vêtements militaires, autrefois, s’imposaient comme des pièces emblématiques du vestiaire masculin se transformant au rythme de l’essor de l’aviation. Ainsi, pour résister au froid sans entraver les mouvements, sont créés des combinaisons et blousons de cuir, remplaçant les manteaux encombrants des premiers pilotes. Dès 1915, des modèles adaptés apparaissent, comme le blouson porté par Manfred von Richthofen, appelé aussi le Baron rouge.