Évènements Fraîchement Actualisés

CHANEL, LE DOGME DE LA TRANSPARENCE

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Je tiens plus que jamais à montrer ma chatte aux pouffes de la haute, aurait déclaré Karl Lagerfeld pour la présentation de sa dernière collection ‘prêt-à-porter’. « Ach » je n’ai pas dit porter mais « prêt-à-poster car demain les robes de Chanel seront toutes expédiées par des Amazon ». Cela n’est pas la même chose. « Das ist unmöglich »‘ ces journaleux je les ferai mettre dans des « quand » au travail pour enfin pouvoir faire quelque chose de plus positif que de ‘Bavière’ sur mon compte.

C’est le moment le plus existant de la Fashion Week de Paris, là où Karl nous emporte dans son délire de mode, et où le couturier fera certainement un tabac sur les médias sociaux, car Karl a toujours du bon tabac dans sa ‘tabavière’. Le Hamburger qui a « pognon sur rue » en France mais surtout à Monaco, nous gratifie d’une année de plus à la tête de la maison Chanel pour toucher la ménagère de moins de cinquante ans qui, en fait, a plus de 80 et moins de trente après opération esthétique.

Bref, les jumelles arrivent au Grand Palais pour voir ce que le kaiser nous a réservés, après la fusée, la Tour Eiffel, le casino, et peut-être cette fois-ci ce sera un champs de ruines en prévision de la maison Chanel à très court terme. « Hallo, ici c’est Pierre, c’est pour te dire que de Bascher n’est pas en enfer ! Pierre qui ? Pierre Bergé. Tu sais le mec de St Laurent. Je suis actuellement en enfer et je ne connais personne. » « Ach ! cela doit être une plaisanterie ‘télépho-nique’ ta mère. Pas Droleeee du tout. Lire la suite »

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HERMÈS FASHION WEEK PARIS 2018

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Elle garde l’odeur d’un laboratoire à teinture où elle est enfouie, la vraie noblesse lui manque pour parler aux clientes de sa marque, mais la noblesse manque aussi à la marque. Les choses délicates lui échappent, ses mains d’hoboïstes cousent comme une souillon pour réaliser du pipo. Elle enlaidit la laideur et confortablement assise l’horrible elle y habite sans répugnance.

Nadège Vanhée-Cybulski n’a pas sa ‘Philo’ pour réfléchir. Elle revient du familier à l’étrange et de l’étrange pour affronter le réel. J’avais toujours cru me dit la Comtesse de la Hupograve, « que l’apiculture était l’art de cultiver les pommes, de même que l’horticulture enseigne le moyen de faire pousser les orties, contradiction de l’étymologie ! » Cybulski serait-elle un art de surfer seulement en après-qui ?

La couturière parfaite pour Hermès, plate par excellence, juge de la beauté d’une robe au même titre qu’un morpion, tombé par hasard dans l’Olympe, sur le séant d’une déesse. Quand elle regarde une fange à purin, elle regarde son dressing avec miroir. On l’avait au début dans les bras, bientôt sur les bras et très très bientôt sur le dos. Je me suis toujours demandé si les gauchers passaient l’arme à droite, car pour la prochaine Fashion Week que la maison Hermès se contente de réaliser des selles pour les fesses Lire la suite »

BALANCIAGA L’EMPIRE DU NÉANT

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Où est Cristobal Balenciaga ? Faut-il sauver le soldat Cristobal ? Une chose est sûre, Tonton Cristobal n’est pas de retour. Les cimetières sont toujours éclairs au néant me dit la Baronne Von Schlag, qui a beaucoup travaillé au 41 de la rue Quincampoix (les initiés comprendront). C’est Demma qui continue la Fashion Week de Paris et il rime avec anonymat, qui sera bientôt son mot préféré.

Le couturier construit sa légende tout seul, et même sans public, il continue à diffuser son poison dans l’Empire qu’il veut construire autour de lui , mais c’est un grand empire que le néant, régnez-y si vous le voulez, nous nous y refusons.

Depuis le bois de Boulogne où le migrant s’était immiscé dans la collection, nous pensions que son message était engagé, mais point du tout, seuls quelques resquilleurs plus doués que d’autres avaient passé les services de sécurité pour présenter leur collection, mais celle-ci était de Tours Eiffel « made in China ». Bien triste message de syndicature, probablement Pascal Morand vous aura donné une idée, mais il est vrai que, d’après le Figaro, on ne lui connait pas d’ennemi.

Moi, je lui en connais au moins un : le bon sens. Lao Tseu disait soit proche des tes amis encore plus proche de tes ennemis. A bon entendeur salut. Lire la suite »

ISSEY PLISSÉ N’EST PAS JOUÉ

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Issey Miyake et sa poésie de l’insaisissable, nous envoie un pli du cœur du Japon millénaire. Ce dernier nous rappelle que le pays du soleil levant est si proche de notre culture, un pays traversé par des missiles qui chargent la vie en noir, comme Yama.  Mais, résolument optimiste, les couleurs d’Issey sont vives. Un ‘plissé n’est pas joué’ un souffle de beauté en ces temps de grisaille, une plongée dans la continuité et par son bras armé un jeune nippon. Le Samourail de la couture fait la guerre au laid et à l’alambiqué, il crée et crée comme un stakhanoviste de la beauté, il est la mode comme Franck Sorbier et la préserve.

La poésie d’Issey interprète le cœur humain, elle est plus qu’un jeu de fils, elle use des sonorités et des sens pour exprimer les sentiments les plus nuancés, et évoque des images qui résonnent puissamment dans notre imaginaire. Dans sa forme la plus élevée, il suscite l’intuition des vérités les plus profondes de la vie et fait jaillir en nous espoir, joie et désir. Le vent, c’est bien de cela qu’il s’agit, quand on voit flotter la soie plissée sur les corps des mannequins comme entourée d’une force invisible et transformée en un objet de beauté jamais inégalé, et toujours imité.

Il est comme ces samouraïs soumis corps et âme à leur maître, mais, pour lui, son seul maître, c’est sa couture.

Anonymode Lire la suite »

GUY LAROCHE DARC EN CIEL

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Maison emblématique de la Couture parisienne, Guy Laroche a confié sa direction artistique au créateur français Richard René. Il succède à l’Américain Adam Andrascik . Ce designer de 46 ans est chargé de réveiller cette maison lancée en 1957 par Guy Laroche, couturier connu notamment pour avoir signé la robe noire de Mireille Darc dans « Le grand blond avec une chaussure noire » et c’est un clin d’œil à Mlle Darc, suite à son décès, à qui il a dédié cette collection. Élégant Monsieur ! Nous aimons les hommes de cœur. Ils seront toujours traités avec beaucoup d’égards et les imbéciles qui continueront à faire insulte à notre intelligence, ne doivent pas oublier que les sommets ont la propriété de faire venir d’en haut la foudre, mais d’en bas la lapidation.

Simple mais efficace : pas de fanfreluche qui, trop souvent, vient brouiller un message déjà confus. On reconnait le créateur déjà mûre qui n’a pas besoin d’artifice pour faire exister son talent. J’aime le beau et l’élégant et j’aurai aimé voir cette collection chez Lanvin. Un virage à 180 degrés qui laisse derrière lui les formes familières et banales des vêtures d’industrieux créatifs qui l’ont précédé. Ici, c’est un choc tellurique, exprimé dans une excellente facture, mêlant tissus luxueux, dans un tableau un tantinet ‘Darc’ mais en prise directe avec notre époque et de son souffle magique, coupe épurée mais efficace, pas d’esbroufe et cela transforme l’ensemble en un corps de travail précurseur pour la décennie à venir. Lire la suite »

LANVIN UN STYLE LAPIDAIRE

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L’anagramme de Lanvin n’est pas lapidaire mais nival, et là, il n’y a ni niveau, ni de rivaux non plus d’ailleurs. La riche chinoise, Madame Shaw-Lan Wang, qui est en réalité taïwanaise, pêche le couturier non pas au vif mais au pif. Mais, qui est le couturier de ses rêves ? C’est un homme, 100 % hétéro, salaire abstème et céphalo abstinent… L’impression de cette première collection d’Olivier Lapidus a cette odeur de tissu fermenté du trop plein non pas de génie mais de jaunie, un relent de couture pour boutique de la banlieue de Hong Kong, ce qui n’est pas King, mais complètement Kong.

Non seulement l’observation de ce monde est superficiel, les robes démodées, la couture commune et dépourvue de caractéristiques. En bref, une œuvre mauvaise, et il est un de ces malheureux dont on peut dire qu’il faudrait mieux qu’il ne fusse pas né.

On sort de la collection comme les cochons sortent d’un bourbier, abasourdis de déplaisir. Même, Madame Imatoumi de le dynastie Qing, dont la mère faisait les ménages et la fille les défaisait, me dit à la sortie que jamais elle n’avait vu autant de chiffon et, pour une fille de femme de ménage, j’ai trouvé cela croquignolet. Lire la suite »

DIOR AVE MARIA RAZZIA SURI

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Ave Maria, une prière Cathodique délivrée par Dior au musée Rodin, l’antre de la création trop robot pour être vrai dans une salle aux colonnes de miroirs brisés par sept ans de malheur, car cela remonte à l’Antiquité. Au Ier siècle, sous l’Empire Romain, on croyait que les miroirs, alors rares et précieux, renvoyaient l’image des corps mais aussi des âmes. Casser son reflet revenait ainsi à abîmer son âme. Une grotte était de bon aloi, car je l’avais recommandée à Pascal Morand, il y a quelques jours.

Si Maria Gracia Chiuri voulait nous faire croire que l’âme de Dior était dans cette collection, il faudra nous infliger une grande torture pour l’avouer. Casquettes de Poulbots, Jeans et cuir à gogo, T-shirt avec la mention : « Pourquoi n’y a-t-il pas de grande femme Artiste ? » au début du show. Nous amène à nous interroger sur une question que Maria se pose sûrement pour elle ou pour les femmes en général ? Aller savoir. Ce message, sur un air de Red Axe ‘Cooked Banana’ devient tout un programme.

Ambiance 1970 et même les baronnes présentes étaient aussi de 70 mais de tour de taille… Un Rodin pour un citadin, la collection continue sur le plus extravagant blouson de singe pour une collection d’été, il faudra passer ses vacances non pas en Toscane mais dans un barbacane du nord de l’Ecosse. Lire la suite »

DOLCE CARTEBANAL MILAN 2018

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La carte et le tiretoir pour Dolce, si vous voulez voir de la couture au carré, c’est le moment. Des « As », ces Italiens où les Dames de Cœur étaient là, et cela n’a pas fait un pli. Une paire de Vicomtesses, Dames de Trèfle, endimanchées pour tenir la Banque, voudraient bien venir jouer au chemin de fer, un petit train train qui pourrait finir en arrière-train quotidien, avec leur Valet de Pique, le fruit d’Eve défendu peut-être. Dolce Cabanale joue son joker en cette saison. il pelote et repelote, et dix de derche.

La Baronne Graci-Una-Notte, assise en face de moi, me lança des regards approbateurs au passage de la Dame de Trèfle, sorte de bataille entre elle et moi pour finir dans une partie effrénée de Tarot avec moi souhaiterait-elle, mais plutôt une partie de taraudage pour elle.

Des rubans et des fleurs en arc-en-ciel, les couleurs sont partout. Elles font le monde, entre un poème et une couleur, il y a une grande ressemblance : la façon de voir et de comprendre. Les imprimés et les motifs en veux-tu en voilà, des corsets noirs et des costumes rayés noirs et blanches, des robes de bal et des lunettes blanches pour nuits noirs, où les yeux se transforment en fleurs pour nous laisser sur le Carreau.

Très ensoleillé, en perspective, et peut être trop ! Des robes du soir avec mannequins enrubannés de carrés Hermès, comme un complément de vitamine D, des couleurs du soleil couchant qui rayonne du sud nous donne un coup de boost pour attaquer la Paris Fashion Week de cette semaine. C’est comme un délire, et je suis pris en flagrant délire. Lire la suite »

FENDI BY CARNE LAGERFELD

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Fendi ou Lima-culé confection, loin de sa baguette pour les connaisseurs de la marque, c’est toujours le kaiser qui officine depuis 1965. Une débauche de soieries, de cuirs et de mousselines, ré-interprétation du Tartan, c’est là où le Hamburger est le meilleur dans l’interprétation de la culture des autres. Karl lui avance, car il ne suit jamais une idée fixe.

Savant mélange entre Mondrian et les filles de foi qui ont des croyances antiseptiques, mais peu importe, nous nous laissons emporter dans une collection qui survole le power fileur.

Chevelure bleue, comme la barbe du seigneur de Guillery, mais là c’est la femme qui vous mange tout cru. Quand le culte de la beauté tourne à l’obsession, Fendi où enfin le retour du chic à l’italienne, après Gucci, hier, il était temps ! Un petit moment de gloire pour le Seigneur des Arnault : Pinault 0 : Arnault 1.

Un moment de subtile égarement où le temps s’arrête pour finir en apothéose. Nous sommes dans l’Italie de la chevalerie identitaire de la couture, dans l’antre de Karl, qui renaît à chaque saison tel le phœnix, et retombe toujours sur sa ‘basse’, mais celle-ci est de Saxe, mais lâchera-t-il la proie pour Londres ?

Anonymode