BREAKING FASHION

LA RESERVE SANS RESERVE

Publié le

Est-ce que je resterai sur ma réserve ? Une fois de plus quand le beau est face à moi, moi qui n’aime pas franchement le travail de Jacques Garcia – mais les goûts et les couleurs ne se discutent pas, et surtout, comme dirait Oscar Wild : « la beauté est dans l’œil de celui qui regarde » – j’ai été très agréablement surpris.

Je dois admettre que le mélange des genres fait un ensemble qui représente bien l’exception culturelle à la française. Est-ce de l’art déco ou de l’art nouveau, ou toute autre forme d’architecture dans sa verticalité ? Cet hôtel est un monstre, mais de beauté en plein centre de Paris, Avenue Gabriel comme si c’était un message de l’ange lui-même, tout un symbole.  C’est une pépite d’or et d’onyx face à la coupole du Grand Palais ; un autre palais prend forme, celui-ci est d’une modernité et d’une délicatesse pour une princesse de l’au-delà. Lire la suite »

CHIQUET UN GOOSE DE LUXE

Publié le Mis à jour le

Une experte de l’industrie qui apporte sa vision mondiale du luxe. Canada Goose Holdings Inc a annoncé à son conseil d’administration que la candidature de Maureen Chiquet avait été retenue. Chevronnée de l’industrie de la mode, Maureen a une vision mondiale, et on s’attend à ce qu’elle fournisse a la marque à la fourrure de coyote une solide expérience en matière de marketing et retails.

Diplômée de Yale, Maureen entame sa carrière chez L’Oréal à Paris en tant que chef de produit. Après avoir rejoint les États-Unis pour un poste chez GAP puis chez Old Navy, elle intègre la filiale américaine de Chanel en 2003. Nommée directrice de Chanel aux États-Unis en 2004, elle obtient le poste de PDG du groupe Chanel en 2007. Après neuf années à la tête de la maison de mode, elle démissionne de son poste le 27 janvier 2016, remplacée par Alain Wertheimer, alors président du groupe.

J’admire Canada Goose depuis longtemps nous dit-elle, en raison de son dévouement envers l’authenticité, la qualité et l’artisanat, et je suis honorée de faire partie d’une marque mondiale si convoitée.

Elle est actuellement administratrice de l’Académie des Arts de New York et de la Yale Corporation, ainsi qu’agrégée de l’Université de Yale, où elle a reçu un baccalauréat en arts et en littérature. Lire la suite »

PHYSIONOMIE DE LA MODE EN 2145

Publié le Mis à jour le

Quelle sera la physionomie de la mode en 2145 ? Dans 128 ans les organismes professionnels auront tous disparu, seules resteront les écoles qui auront été transformées en machines à apprendre.

De la tête bien faite (entendez bien structurée) nous serons passés à la tête bien pleine, pour sortir à la chaîne des élèves sachant tout sur tout, mais ayant surtout un avis sur tout.

Les vrais connaisseurs anciens journalistes ou bloggers auront muté en animaux postmoderne, et traiteront verticalement la mode, en analysant tout techniquement, et cela donnera à peu près cela : le fil de la collection est en modale et après traitement chimique il obtiendra des nanoparticules afin de produire une image de 3080 pixels per inch, afin de diffuser un image sur la robe.

En 2149, les collections se feront dans le centre de Paris. Les ‘rapporteurs’ ne courront plus les défilés. Leur solowheel, trottinette ou vélo électrique équipés de caméra retransmettront en « broadcast live » les aléas de la ville organisée en campagne low cost.
La capitale sera vide de véhicule à énergie fossile, et d’ailleurs le seul fossile que nous pourrons rencontrer sera la vicomtesse de la Cystite Reynale et Consorts de Monturban, accrochées à leurs privilèges de voir en exclusivité les nouvelles créations. Elles ne se seront pas aperçues que celles-ci étaient diffusées sur les réseaux à 1 500 milliards de téléspectateurs. La Pyramide du Louvre ainsi que le métro, qui aura été climatisé pour la circonstance, diffuseront la ‘Fashion Brique’ qui aura changé de nom pour la 550 ème fois. Lire la suite »

CHANEL LE PARFUM NUMÉRO 15

Publié le Mis à jour le

Quinze ans après « Chance », la maison de la rue Cambon lancera sa nouvelle fragrance en septembre. Une senteur réalisée par Olivier Polge, le fils de Jacques Polge. Et c’est l’actrice Kristen Stewart qui incarnera cette nouvelle essence dont le film publicitaire sera à découvrir dès le 1er septembre prochain, espéronss que cela ne soit pas une Panic Room.

Le nom du parfum sera « Gabrielle ». Ouf, on a eu chaud, il aurait pu s’appeler ‘Le coco Karl’ . Le flacon réalisé par Pochet et du Courval, en forme de diamant comme le bouchon du N°5 reste classique mais il est vrai que la maison de la rue Cambon n’a jamais d’extravagance dans la création des contenants.

Parfum floral entremêlant l’ylang-ylang, le jasmin et la fleur d’oranger ponctués d’une tubéreuse cultivée à Grasse, le berceau du parfum, qui serait plutôt Givaudan. Hommage à une femme insoumise, volontaire et passionnée. Le tout est coiffé d’un bouchon métal en zamac mat. Le prix, pour l’instant, ne nous a pas été communiqué; mais il ne sera pas à la portée de toutes les bourses ; pour un morceau de Chanel que ne ferait-on pas ? Lire la suite »

ARTÉ MISE SUR VALLI

Publié le Mis à jour le

Artémis, le groupe d’investissement privé de la famille Pinault, a pris une participation minoritaire dans Giambattista Valli, avec à terme, le but  de devenir actionnaire majoritaire. La Maison Valli a été fondée en 2004 et produit des lignes de prêt-à-porter de haute couture. Giambattista Valli et Giamba a rapidement gagné en reconnaissance en tant que grand leader de la mode et du luxe. Les collections sont distribuées à travers un réseau mondial sélectif et de grands magasins, ainsi que des boutiques en propre, Paris, Milan, Saint-Tropez et Séoul.

Artémis devrait soutenir et contribuer à la croissance de la Maison en aidant la marque à progresser dans un nouveau secteur. Je suis ravi qu’ Artémis puisse maintenant aider cette maison et soutenir son développement, a déclaré François Pinault.

« Nous partageons la même passion pour l’art, la liberté d’expression et de créativité », a déclaré le designer français Giambattista Valli. « Avec cette alliance, nous unissons l’excellence de deux maisons avec des visions similaires, et j’ai vraiment l’honneur d’avoir l’opportunité d’accéder au savoir-faire d’Artémis afin de poursuivre, avec la famille Pinault, l’histoire de la Maison.  » Lire la suite »

DIOR APPORTE UNE CORDE A MONARQUE

Publié le Mis à jour le

Kris van Assche, un belge qui marchait sur une bouteille d’eau à l’entrée de la collection au Grand Palais ! La Vicomtesse de la Cystite Rheynale demanda à son assistant ce qu’il faisait pensant que c’était une performance artistique. Non, lui répondit le bel hildago, Monsieur van Assche fabrique de l’eau plate.

Le créateur est né à Anvers et contre tout. Il aimait aller à la fête foraine et trouve que le Grand Palais est l’endroit idéal pour Monsieur Arnault, probablement pour apporter une corde à Monarque. People et dandys étaient présents ainsi que notre Karlito poudré, ‘catho et gants’ en grande conversation avec le Monsieur de ‘Tolede add no’ devisant probablement sur leur future retraite active.

Larges bolducs en écharpe et cravates nommés Atelier 3 rue Marignan, les mannequins marchaient autour des invités sur une pelouse verte ayant transformé le Grand Palais en stade de foot pour mon voisin de gauche, le Baron von Arschloch, et en green de golf pour la Vicomtesse de la Beautoxy fervente passionnée des petites boules blanches, et ma voisine de droite pour la circonstance. Lire la suite »

PORTS 1961, UN BRIN DE COLETTE

Publié le Mis à jour le

C’est le début de la fashion week Milanaise qui commence saupoudré non pas de parmesan mais de parmi-gigolo. La collection démarre par la marque « Ports 1961 » au Musée National des Sciences et de la Technologie, Leonardo de Vinci. Le créateur Vukmirovic présente une tendance graphique où des signes cabalistiques sont imprimés pour nous transmettre le mot «amour» en image subliminal. Pour l’icône de la mode à la Colette, un T-shirt le point levé, comme pour nous faire comprendre qu’ils sont adeptes du Fist-fucking. Ah, amour, amour quand tu nous tiens !

Le directeur de la création, Milan Vukmirovic, s’interroge, et donne des sweets avec « Black Lives Matter » imprimés bicolore, comme s’il voulait faire passer le message aux jeunes : « c’est le temps pour vous de connaître un peu le côté rétro de cette époque d’or des années 60 à 70, où le monde s’amusait.

Le co-fondateur du célèbre concept Parisien, ouvert en mars 1997, Colette, responsable de l’image globale du magasin (vitrines, merchandising visuel) et de tous les achats (meubles, objets de design d’intérieur, cosmétiques, Prêt-à-porter féminin et homme, et… j’en passe) montre une collection construite comme une armoire normande. Normal pour un acheteur de meuble !

Présentant des shorts et des pantalons imprimés des motifs tribaux : « amusants ou intéressants ? », comme disent les Anglais quand cela ne leur plaît pas du tout. Lire la suite »

LA FUSÉE CHANEL A PUONGYANG

Publié le

Devant les tensions actuelles de la Corée du Nord, Karl Lagerfeld a proposé à Donald de donner sa fusée au dictateur Kim Jong-un pour une livraison fin de semaine prochaine. Le président Américain fait demander Wernher von Braun pour avoir un avis sur cette dernière.

Von Braun, actuellement dans son bunker six pieds sous terre, ne fera pas le voyage pour Washington. Alors, en attendant un autre spécialiste ‘es Suppo’ Donald a demandé à Karl, s’il savait pourquoi les Américains envoyaient des femmes dans l’espace ? Non, lui a répondu ce dernier. Pourquoi ? Parce qu’elles sont habituées à parler dans le vide. Harch, harch, harch… « drôleeu »: Eclats de rire des deux leaders ; l’un maître du monde et l’autre mètre de la mode.

C’est la Vicomtesse Fanderectum qui s’est occupée de la demande de Karl, et a organisé cette entrevue secrète. Karl, de son appartement parisien, pensa qu’il pouvait fourguer au président Américain l’emblème de sa dernière création qui encombre sa maison de Monaco : la fusée excitant fortement le prince du Rocher. Il était temps de faire disparaître cet emblème érectile Lire la suite »

DÎNER DE MODE PARISIEN

Publié le

C’était dans une de ces soirées parisiennes où assis à côté de la Vicomtesse de Savaitous, celle-ci nous dit à propos de la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont d’entreprises et des vendeurs ». Avis sur un pays, d’ailleurs, qui n’est pas le sien, mais qui est toujours vilipendé par des gens qui n’y habitent que quelques mois par an, leur vrai pays, d’ailleurs, serait plutôt du comté de l’Hipopo-mesopotami.

Ma réponse fut cinglante : chère Madame, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. La blonde Vicomtesse de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, fut surprise de ma réaction. Elle ressemblait à une Jane blonde dont le cerveau venait de disjoncter.

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, les enfants de Mao souhaitent venir visiter les lieux après avoir étudié ce livre à l’école.

Pensez-vous toujours que les poètes ne servent à rien ? La Vicomtesse me regarda d’un aire songeuse. J’ai pensé qu’elle faisait un point sur ma culture qui semblait l’impressionner. Elle minaude comme une motte de beurre molle que l’on peut étendre facilement, et me dit : « Ah, Oui ! merci Super Mao Bros. » Elle le savait par jouï-dire. Lire la suite »

MAUVAISE LITTÉRATURE POSTHUME

Publié le Mis à jour le

Elle est lourde, elle est bavarde. Hélas ! Ses idées ont la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. Que quelques hommes ou femmes, c’est selon, aient pu s’amouracher de cette ‘la trime’. C’est bien la preuve de l’abaissement de la nature humaine de ce siècle.

Je ne puis penser à cette créature sans un certain frémissement d’horreur. Si je la rencontrais je ne pourrais m’empêcher de lui jeter son bouquin à la face. Monstre de la littérature posthume, la fille de Sonia Rykiel est passée hier matin sur France Inter pour raconter ses histoires de famille.

L’écrivaine plate, par excellence, jugeant de la beauté des mots au même titre qu’un morpion tombé par hasard dans l’Olympe sur le cul d’une DS. Son processus créateur, par opposition à celle de sa mère, est comme une indigestion. Tout d’abord, c’est une ingurgitation énorme, sans mesure, lourde d’épices et qui lève le cœur. Enfin, son talent trouve sa forme parfaite dans l’expectoration.

Un bla-bla horrible de phrases et de mots vulgaires nous portent à penser qu’elle n’a rien et jamais écrit. Toutefois, une chose est sûre, c’est qu’un nègre lui a certainement introduit son calame. Lire la suite »

DANDY DE MODE J. DE BASCHER

Publié le Mis à jour le

C’est une histoire de mode : Jacques de Bascher et Xavier de Castella recevaient leurs invités en tenue d’escrimeur – le dîner en blanc avant l’heure – le visage caché sous un masque d’escrime de (lèse majesté). A côté d’eux, un inquiétant musclor inconnu, vêtu de cuir, le visage recouvert d’une cagoule cloutée. Plus tard dans la soirée, une soumission sera infligée sur la scène, un numéro d’esclave sexuel semblable à ceux que de Bascher avaient découvert dans des bars gays de New York.

Dans l’histoire des nuits parisiennes où ce jeune homme chic au visage d’ange va fasciner les soirées de Paname. Cocaïne, robes Haute Couture et champagne coulant à flots, c’est sans doute les fêtes les plus réussies des années 80.

Au petit matin, le Rimmel avait coulé comme le Titania, les vêtements étaient ébouriffés comme les plumes de la Maison Lemarié après un long voyage, les Rolls – intérieurs cuir – attendaient rue de Rivoli. Rolls et cuir, noblesse et caniveau : tous les paradoxes de Jacques de Bascher concentrés en un seul homme.

On a souvent dit de Jacques de Bascher qu’il était un peu douteux. Douteux parce que dangereux dans sa façon de rendre attirantes des choses noires, d’aimer la littérature de fin de siècle, et d’avoir un goût immodéré pour la poussière d’ange. Douteux parce que double et la perfection de ses traits, cette gueule d’ange pouvait mettre en émoi son milieu de prédilection la mode.

Parmi les tonnes de photos des années Palace, il n’apparaît pas. Il n’est pas au premier rang des albums, il est nulle part, ce qui est troublant pour quelqu’un que l’on décrit comme un mondain professionnel.

Ce Dandy entre Lagerfeld et Saint Laurent a été simultanément amoureux de l’un et de l’autre. Il n’est pas un personnage secondaire puisqu’il inspire Karl et Yves. Il est le coeur des ces nuits parisiennes endiablées, ce qui permet aux deux couturiers de lâcher prise pour mieux renaître au petit matin. Lire la suite »