BREAKING FASHION

SAVAGE BY RIE ANNAL

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Savage ou Rihanna veulent ajouter une nouvelle corde à leur arc : le « style-simplisme ». Rihanna pense sûrement que faire des vêtements est aussi facile que de chanter, pensant faire comme la « Kim Chiante ». Car si la bimbo, la plus inculte de la côte californienne, y arrive, alors, pourquoi pas elles !

Son appétence pour la mode n’avait échappé à personne étant présente, depuis quelques saisons, chez Dior et Vuitton pendant les défi­lés Haute Couture. Habillée dans des silhouettes « Belle Arte » tendances signées Dior, la cliente devient compétitrice, pensant peut-être devenir une marque qui pourrait être rachetée par le Seigneur des Arnault. Faire de la mode, pour ces artistes, c’est prendre un « Ghost Couseure ».

L’argent semblerait, pour certains, décupler leur capacité de vouloir faire, sans forcément vouloir réussir. Ces envies insultent les petites mains de la couture et autres maîtres d’art qui ont, pour acquérir leur savoir-faire, dû peiner plus que de raison. Le travail de la couture a quelque chose de semblable à la mort. C’est une soumission à la matière et les Rihanna et autres égéries n’y entendent rien.

Charcutière sanguinaire de la couture de Whitechapel, elle découpe et charcute le design, en se délectant des cadavres des autres. Elle assassine la mode à grand coup de Nogent, infatigable barbouilleuse de prêt-à-penser, elle remet sur le métier toujours la même rengaine, une mode avec la profondeur de jugement des concierges et des filles entretenues. Lire la suite »

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FRANCK SORBIER

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C’est le seul couturier qui pouvait réaliser les costumes de l’oeuvre de Verdi, pouvant magnifier une héroïne de roman, qui s’étourdit dans le luxe et les plaisirs, pour oublier la terrible maladie qui menace ses jours. Cette histoire mélodramatique sied parfaitement au Maître d’Art qui est d’abord un humaniste, et qui habille aussi les plus grandes héroïnes de notre temps. Franck Sorbier au Capitole, voilà une vision bien dans son temps, il est à parier qu’au même titre que l’on voit sur l’ensemble des photos de mode des danseuses modèles insufflées dans la profession par le maître. Bientôt, nous verrons Vuitton réaliser les costumes des pièces des théâtres des grands Boulevards, mais celles-ci seront des pièces seulement rapportées pour les médiocres de l’âme.

A Toulouse, le lieu nommé Comédie est exceptionnel par son histoire, et c’est seulement en 1671 que la scène fut installée de façon permanente et que furent construites des loges pour les Capitouls (les élus du capitoulat, conseil municipal qui dirigea cette ville). Mais aussi une histoire de capitellum (Chapiteau) d’où le nom, et de bon aloi pour le couturier qui a présenté, autrefois, sous des chapiteaux dans la cour carrée du Louvre. Lire la suite »

UN DÉFILÉ BARGE

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L’Oréal Paris partenaire, depuis 2016, de la Paris Fashion Week (PFW), se prépare à organiser son deuxième défilé sur un bateau face au Musée d’Orsay (Fluctuat Nec Mergitur – la devise de la ville de Paris) et cela sera le 30 septembre à 14h au port de Solférino qui ne sera pas la croix et la bannière mais espérons seulement la Croix Rouge. Celui-ci devrait attirer encore plus de spectateurs que le show organisé sur l’Avenue des Champs-Élysées l’année dernière.

« Tout le monde est invité, et assurément les concierges portugaises, les demi mondaines russes et botoxées en tout genre ne manqueront pas. Mais, Paris vaut bien une messe parce que les parisiens le valent bien » a déclaré le président de L’Oréal Paris. « Nous voulions choisir un espace emblématique de la ville qui reflète vraiment le véritable esprit Français. » Près de « l’Eau Féal », c’est de bon aloi.

Une «célébration de la beauté, de la mode et de la diversité» pour l’héritière, la « bête en cours ». Mais, si les produits étaient si bon pour la beauté pourquoi diable ne les utilise-t-elle pas ! En partenariat avec le joaillier « Chopard » et 12 autres maisons de mode dont Off-White, Balmain, Jacquemus, Isabel Marant. Giambattista Valli et Elie Saab, qui présenteront des looks inspirés du chic parisien de leurs collections automne 2018. Des humains de contrefaçon qui oublient les tests effectués sur les animaux par le groupe et qui continuent sans vergogne. Lire la suite »

UNE FASHION WEEK SANS CON

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Sartre avait raison : « l’enfer c’est les autres », et cela est quand même incroyable que nous réussissions à faire des oranges sans pulpe, des raisins sans pépin, des farines sans grumeaux, du café sans caféine, du sirop sans colorant et de la bière sans alcool sans jamais être capable de faire un monde sans imbécile ? Serions-nous capable de créer une Fashion Week sans nigaud ? Alors, nous nous sommes posés la question : que serait une semaine de la mode sans céphalo-abstinent ?

Nous commencerions, tout d’abord, par supprimer les agences de « pestes » qui font leur travail en dépit du bon sens et qui arrivent même à nous faire parvenir les invitations une journée après la présentation. Un monde sans selfie de « photos graveleuses », qui ne prennent pas les collections mais qui se prennent à la collection. Un monde sans photographes grossiers et mal élevés qui se battent pour une place et qui crient au premier rang en invectivant les invités : « décroisez les jambes Mesdames ».

Une Fashion Week aussi sans les garçons coiffeurs chauves et les couturiers manchots ou avec deux bras gauches, c’est selon. Exterminons les demi mondaines qui viennent pour trouver l’âme non pas sœur, mais l’âme riche qui les fera vivre quelques semaines de plus contre service de « chélation ». Une semaine entière sans « silly conne », ni gogo-tox pour que notre œil, qui finit par s’être s’habitué à l’infâme et l’horrible, ne finisse pas par confondre le laid du beau « tox ». Lire la suite »

PATISSERIE PAS TAPISSERIE

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En artisan appliqué de la diplomatie culinaire, Philippe Conticini a naturellement choisi de mettre le Japon à l’honneur de sa nouvelle ligne pour charmer les papilles du pays du Soleil-Levant. Il associe un certain classicisme de la gastronomie française au raffinement des saveurs nippones, un monde de rêve, de plaisirs, de saveurs et de surprises  : une pâtisserie qui ne fait pas tapisserie.

A l’agenda des langues de chatte pour les Mondaine du seizième au thé matcha collé-serré avec une garniture de chocolat blanc à la fleur de sel, un biscuit au citron vert roulé autour d’une crème pâtissière au yuzu, mais aussi et surtout une « meringue neige », sorte de Mont Fuji arrondi émergeant fièrement d’une crème au sésame noir parfaitement lisse et légère qui étonne plus par sa teinte grise – surprenant pour un dessert – que par son goût très (ou trop ?) discret. Anne Hydride de Sodium se serait esclaffée : « une montagne de nuage, qui n’est qu’une pâtisserie du ciel située entre le moelleux et le fondant ».

Le Kyoto-Brest, version orientale de notre patrimoine pâtissier du Paris-Brest, achève en tonnerre l’inventaire de cette collection capsule à grand renfort de pâte de haricots rouges et de mangues fraîches. L’association d’idées fonctionne, mais le rhum qui parfume de manière insistante la crème d’amande, vous entraîne davantage sur la route de Basse-Terre que vers le littoral d’Honshu. Lire la suite »

LE HERMÈS DU GARD

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Le savoir-faire est un rêve, une œuvre d’art, une pièce unique. Chaque pièce de Virgile Cazals est l’aboutissement d’un travail intransigeant, minutieux, d’un savoir-faire unique, ainsi que d’un artisanat d’exception. De la célèbre selle de Camargue à l’éblouissante selle anglaise, l’atelier de sellerie et maroquinerie de luxe et d’excellence où la règle est simple : gardez à l’esprit qu’il faut perpétuellement conserver le savoir-faire de ses aïeuls et traverser le temps pour que le chef d’œuvre d’un rêve prenne vie peu à peu.

Virgile Cazals a d’abord étudié la ferronnerie mais aussi l’art du ferrage des animaux. Cela lui a donné l’envie, en passant devant la boutique Hermès et des produits convenus qu’il y a vus, de se lancer dans la création et la fabrication de selles et d’articles de maroquinerie : des selles en peau d’autruche ou de taureau, des œuvres d’art, entièrement faites à la main et pour certaines avec plus de 300 heures de travail. Lire la suite »

BOTTER RICCI HORS DE FRANCE

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Le groupe espagnol Puig « prononcé Poutch » a enfin trouvé les dauphins de Guillaume Henry pour la direction artistique de Nina Ricci ; un duo de choc pour un putsch cette saison sur la maison de Maria Adélaïde Nielli qui doit se retourner dans sa tombe. Il s’agit de Rushemy Botter (32 ans) et Lisi Herrebrugh (28 ans). Le premier est né à Curaçao et a grandi aux Pays-Bas. Il avait rejoint l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers grâce au soutien de Walter van Beirendonck et Dirk van Saene. De son côté, Lisi Herrebrugh est née à Amsterdam et est diplômée de l’Amsterdam Fashion Institute. Le duo faisait partie des finalistes du dernier prix LVMH et a surtout remporté le grand prix du dernier festival de Hyères.

Le premier défilé est programmé en mars 2019 et la collection principale pour automne. A travers une vision de la mode conceptuelle, engagée inspirée des caraïbes et de la jeunesse immigrée, les deux designers néerlandais avaient présenté à Hyères une collection masculine « Fish or Fight ». J’aurai plutôt dit  » Fish and Cheap ». Celle-ci consistait en une veste bleue nuit déstructurée, un dauphin gonflable sur la tête en guise de couvre-chef ou encore un filet de pêche pour accessoire, bluffant de créativité et d’esthétisme pour les uns, et considéré comme « bull sheet » pour les autres. Lire la suite »

LA MADELEINE DE FAUCHON

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Le traiteur parisien de la place de la Madeleine ouvrira le 1er septembre son premier hôtel, en lieu et place où a vu naître la marque voilà 132 ans : Dieu que le temps passe ! Cinquante quatre chambres dont 17 suites, exclusivement pour les étrangers, car je suppose que c’est comme dans la boutique où les vendeuses servent d’abord les étrangers dédaignant leurs clients locaux qui viennent tous les midis se sustenter.

L’Hôtel Fauchon sera l’un des rares établissements, cinq étoiles, à offrir une vue sur la Tour Eiffel de son restaurant panoramique, gastronomique et astronomique : « L’Oiseau Blanc ». Pour les oies blanches de Paris, mais pour jouir d’un tel privilège, il faudra réserver une chambre de luxe d’une trentaine de mètres carré à 830 euros la nuit soit le prix d’un studio à Paris pour un mois dans le 18ème arrondissement. Lire la suite »

FASHION WEEK DE PARIS EN SEPTEMBRE

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Cette année, la maison du Seigneur des Arnault, j’ai nommé « J’adior », passera devant Jacquemus pour les présentations de septembre:; « Seigneur oblige ». Et c’est Gucci qui clôturera les débats avec un défilé en fin de soirée au Palace, la légendaire discothèque parisienne redevenue récemment à la mode, là où Didier Grumler avait courtisé T-Ardi-con et où certains, par « privilège », pour les gens des deuxièmes bureaux officiaient en coulisse.

Slimane fera ses débuts chez Céline ce qui fera le buzz sur les media sociaux ainsi que dans le monde de la mode. Ce défilé est prévu un vendredi soir à 20h30 ; un changement par rapport à Phoebe Philo qui a toujours mis en scène ses événements en plein jour, un malheur pour nous, et Slimane le roi du noir dans une nuit de Paname en bon notaire arrivera au dernier « acte ».

Quant aux maisons comme Carven, dont l’avenir se jouera prochainement devant le Tribunal du Commerce, Vanessa Seward qui a été délaissée par son parrain APC, et qui cherche un nouveau financement, ne seront pas présents. De nombreuses maisons françaises en recherche de créateurs dont trois marques emblématiques comme Lanvin, Nina Ricci et Lacoste, vont s’abstenir de présenter cette saison. Comme annoncé précédemment, le designer star Japonais Jun Takahashi d’Undercover a également quitté le podium féminin pour se concentrer sur la mode masculine.

Par contre, les maisons comme Mugler et Courrèges, toutes auréolées de leurs nouveaux créateurs organiseront leurs premiers défilés. C’est Casey Cadwallader pour Mugler et Yolanda Zobel pour Courrèges. Souhaitons leur bonne chance, et espérons qu’ils auront l’intelligence de nous inviter, mais cela c’est moins sûr ! Lire la suite »

HERMÈS UN LUXE DE LUXURE

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Une bataille d’héritage, à plus de deux milliards d’euros, se déroule secrètement au sein de la famille Hermès où quand un cheval de « Trois » ou un Américain à Paris vient chercher l’argent qui lui est dû cela fait du bruit dans les écuries, mais d’Augias. De quoi réjouir le Seigneur des Arnault qui se portera probablement à la rescousse du groupe pour prêter si nécessaire ce pourboire. C’est la banale histoire des familles françaises où l’on voit le jour de la mort du père arriver chez le notaire les fils et filles adultérins qui viennent, comme pour la soupe populaire, réclamer leur dû de la vie passée et dévolue des défunts. Mais, cette soupe est un potage à deux milliards d’euros.

C’est la vénielle histoire de ces groupes familiaux qui, à travers le prisme marketing, veulent donner la vision de leurs familles au-dessus de tout soupçon, des « soies blanches » comme des colombes que les corbeaux noirs survolent le jour de la procession des familles endeuillées. C’est la fable d’une famille et d’une maison de cuir qui monte à crue et qui voulait se faire plus grosse que le « beauf » et qui finira par chuter par cette petite escarmouche mal calculée pour tomber dans les bras du Seigneur du Luxe qui attend sa proie comme un félin. Lire la suite »

UN PISTIL DE HAUTE CULTURE

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C’est la rencontre d’un petit homme vert sortant tout droit de la forêt de Brocéliande là où MERLIN l’Enchanteur, de sa baguette magique, donna à cet homme cet incroyable savoir-faire. Il le mis, d’abord, au service de la Haute couture pendant plusieurs années mais, les Grumler & cie avaient fini par le dégouter du métier à force de préférer le vêtement.

Il m’avait demandé de venir voir son safran et j’avais pensé, moi, béotien, qu’il me proposait une traversée en bateau au-delà des mers du sud. En fait, c’était le pistil de cette fleur mauve au coeur écarlate ; un cadeau du paradis qui évoque l’Eden et nous enchaîne à une mélodie qui embaume d’un parfum enivrant les plats les plus exotiques du monde. Nous sommes ici où il cultive au milieu de la Bretagne profonde son riz hors d’eau, mais aussi ses valeurs d’antan du luxe, du travail bien fait, et loin de l’agitation assourdissante des florentins parisiens et de leurs hordes de courtisans. Avec passion, il continue de donner aux autres le meilleur de lui-même. Le prénom de cet homme en vert, qui est aussi la couleur de l’espoir et de la fraternité, est Alexandre Le Grand pour un si petit homme avec un si grand talent. Lire la suite »