JAQUEMUS

JAQUEMUS PORTE DE LA NUIT

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Une rue de Provence, un décor grandiose de Schtroumpfs pour singer le grand Karl, bienvenue au « Porte » de l’enfer. Je n’aime pas ces couturiers sans diplôme, car, la plupart du temps, ils volent ou détournent les œuvres des vrais créateurs. Souvent, leur couture est une prétérition, et leur culture se borne au gouffre de la nuit que l’on trouve dans la péninsule du Yucatan.

On peut être autodidacte, mais les autres, dont les parents financent à grand coup d’heures supplémentaires les études de leurs enfants, sont confrontés à une injustice flagrante. Il est vrai qu’au temps des cadrans solaires il n’y avait pas l’ombre d’une exactitude sur le cadran de Plourin. Mais, si vous regardez l’histoire des couturiers sans diplôme, les Montana et les Mugler montés de toutes pièces par la presse et les « black rooms » des années 80 où Monsieur Grumler y avait fait son deuxième bureau au-dessous du palace, ces créateurs se retrouvent donc aujourd’hui dans les limbes de la notoriété du fin fond du Sahara, sous le vent de sable de la Villa Majorelle, le seul lien qu’ils n’auront jamais avec Yves St Laurent. Mais, peut-on remplacer personne ?

Les ascensions trop rapides comme l’Olivier Incertain finissent toujours par se savoir. C’est surtout sur le long terme que l’on s’aperçoit que ces génies de la création portés au pinacle des journaux et des magazines de mode n’étaient finalement que des feux de paille au service d’une marque et idem pour Jacquemus qui s’y retrouve juste pour un chapeau de paille. Voilà une bien belle position pour Monsieur Grumler ! Lire la suite »

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