PFW

SAVAGE BY RIE ANNAL

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Savage ou Rihanna veulent ajouter une nouvelle corde à leur arc : le « style-simplisme ». Rihanna pense sûrement que faire des vêtements est aussi facile que de chanter, pensant faire comme la « Kim Chiante ». Car si la bimbo, la plus inculte de la côte californienne, y arrive, alors, pourquoi pas elles !

Son appétence pour la mode n’avait échappé à personne étant présente, depuis quelques saisons, chez Dior et Vuitton pendant les défi­lés Haute Couture. Habillée dans des silhouettes « Belle Arte » tendances signées Dior, la cliente devient compétitrice, pensant peut-être devenir une marque qui pourrait être rachetée par le Seigneur des Arnault. Faire de la mode, pour ces artistes, c’est prendre un « Ghost Couseure ».

L’argent semblerait, pour certains, décupler leur capacité de vouloir faire, sans forcément vouloir réussir. Ces envies insultent les petites mains de la couture et autres maîtres d’art qui ont, pour acquérir leur savoir-faire, dû peiner plus que de raison. Le travail de la couture a quelque chose de semblable à la mort. C’est une soumission à la matière et les Rihanna et autres égéries n’y entendent rien.

Charcutière sanguinaire de la couture de Whitechapel, elle découpe et charcute le design, en se délectant des cadavres des autres. Elle assassine la mode à grand coup de Nogent, infatigable barbouilleuse de prêt-à-penser, elle remet sur le métier toujours la même rengaine, une mode avec la profondeur de jugement des concierges et des filles entretenues. Lire la suite »

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UN DÉFILÉ BARGE

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L’Oréal Paris partenaire, depuis 2016, de la Paris Fashion Week (PFW), se prépare à organiser son deuxième défilé sur un bateau face au Musée d’Orsay (Fluctuat Nec Mergitur – la devise de la ville de Paris) et cela sera le 30 septembre à 14h au port de Solférino qui ne sera pas la croix et la bannière mais espérons seulement la Croix Rouge. Celui-ci devrait attirer encore plus de spectateurs que le show organisé sur l’Avenue des Champs-Élysées l’année dernière.

« Tout le monde est invité, et assurément les concierges portugaises, les demi mondaines russes et botoxées en tout genre ne manqueront pas. Mais, Paris vaut bien une messe parce que les parisiens le valent bien » a déclaré le président de L’Oréal Paris. « Nous voulions choisir un espace emblématique de la ville qui reflète vraiment le véritable esprit Français. » Près de « l’Eau Féal », c’est de bon aloi.

Une «célébration de la beauté, de la mode et de la diversité» pour l’héritière, la « bête en cours ». Mais, si les produits étaient si bon pour la beauté pourquoi diable ne les utilise-t-elle pas ! En partenariat avec le joaillier « Chopard » et 12 autres maisons de mode dont Off-White, Balmain, Jacquemus, Isabel Marant. Giambattista Valli et Elie Saab, qui présenteront des looks inspirés du chic parisien de leurs collections automne 2018. Des humains de contrefaçon qui oublient les tests effectués sur les animaux par le groupe et qui continuent sans vergogne. Lire la suite »

LE SILENCE DES AGNEAUX

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Voici la nouvelle idée des bobos parisiens : les dîners du silence, un calme le plus total en guise de médicament où les « cons vivent » et partagent un repas sans mot un voyage dans le fin fond de « l’absurdie » mais surtout de la connerie. C’est parfois mieux que d’entendre les billevesées propagées par ces demi mondaines au buste en « silly conne » à la recherche du prince charmant en mode euros millions. Une expérience aphasique qui exploite surtout la crédulité des incultes. Après les dîners en aveugle, les dîners en blanc et les dîners de cons, voici les dîners du silence ; beaucoup de bruits pour pas grand chose. Quand, enfin, ils l’ont obtenu, ils ne savent plus vraiment quoi en faire.

De nos jours, il faut fuir le téléphone, et même le mode vibreur pour ces dames n’est plus de bon aloi, fuir son patron et ses éternels mails, et faire tout simplement silence, dans une ville extra-bruyante. Fermer sa boîte à Ego pendant un dîner de deux heures et demi, pour paraît-il prendre la pleine conscience de son Etre ! La grande prêtresse de la prise de conscience connective – « il faut bien vivre !  » – une Coco Bric à Brac de la dernière innovation intellectuelle, qui donne aux plébéiens la satisfaction de fermer sa boîte à camembert en ouvrant ses « chats cracras ». Lire la suite »

UNE FASHION WEEK SANS CON

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Sartre avait raison : « l’enfer c’est les autres », et cela est quand même incroyable que nous réussissions à faire des oranges sans pulpe, des raisins sans pépin, des farines sans grumeaux, du café sans caféine, du sirop sans colorant et de la bière sans alcool sans jamais être capable de faire un monde sans imbécile ? Serions-nous capable de créer une Fashion Week sans nigaud ? Alors, nous nous sommes posés la question : que serait une semaine de la mode sans céphalo-abstinent ?

Nous commencerions, tout d’abord, par supprimer les agences de « pestes » qui font leur travail en dépit du bon sens et qui arrivent même à nous faire parvenir les invitations une journée après la présentation. Un monde sans selfie de « photos graveleuses », qui ne prennent pas les collections mais qui se prennent à la collection. Un monde sans photographes grossiers et mal élevés qui se battent pour une place et qui crient au premier rang en invectivant les invités : « décroisez les jambes Mesdames ».

Une Fashion Week aussi sans les garçons coiffeurs chauves et les couturiers manchots ou avec deux bras gauches, c’est selon. Exterminons les demi mondaines qui viennent pour trouver l’âme non pas sœur, mais l’âme riche qui les fera vivre quelques semaines de plus contre service de « chélation ». Une semaine entière sans « silly conne », ni gogo-tox pour que notre œil, qui finit par s’être s’habitué à l’infâme et l’horrible, ne finisse pas par confondre le laid du beau « tox ». Lire la suite »

PATISSERIE PAS TAPISSERIE

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En artisan appliqué de la diplomatie culinaire, Philippe Conticini a naturellement choisi de mettre le Japon à l’honneur de sa nouvelle ligne pour charmer les papilles du pays du Soleil-Levant. Il associe un certain classicisme de la gastronomie française au raffinement des saveurs nippones, un monde de rêve, de plaisirs, de saveurs et de surprises  : une pâtisserie qui ne fait pas tapisserie.

A l’agenda des langues de chatte pour les Mondaine du seizième au thé matcha collé-serré avec une garniture de chocolat blanc à la fleur de sel, un biscuit au citron vert roulé autour d’une crème pâtissière au yuzu, mais aussi et surtout une « meringue neige », sorte de Mont Fuji arrondi émergeant fièrement d’une crème au sésame noir parfaitement lisse et légère qui étonne plus par sa teinte grise – surprenant pour un dessert – que par son goût très (ou trop ?) discret. Anne Hydride de Sodium se serait esclaffée : « une montagne de nuage, qui n’est qu’une pâtisserie du ciel située entre le moelleux et le fondant ».

Le Kyoto-Brest, version orientale de notre patrimoine pâtissier du Paris-Brest, achève en tonnerre l’inventaire de cette collection capsule à grand renfort de pâte de haricots rouges et de mangues fraîches. L’association d’idées fonctionne, mais le rhum qui parfume de manière insistante la crème d’amande, vous entraîne davantage sur la route de Basse-Terre que vers le littoral d’Honshu. Lire la suite »

LE HERMÈS DU GARD

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Le savoir-faire est un rêve, une œuvre d’art, une pièce unique. Chaque pièce de Virgile Cazals est l’aboutissement d’un travail intransigeant, minutieux, d’un savoir-faire unique, ainsi que d’un artisanat d’exception. De la célèbre selle de Camargue à l’éblouissante selle anglaise, l’atelier de sellerie et maroquinerie de luxe et d’excellence où la règle est simple : gardez à l’esprit qu’il faut perpétuellement conserver le savoir-faire de ses aïeuls et traverser le temps pour que le chef d’œuvre d’un rêve prenne vie peu à peu.

Virgile Cazals a d’abord étudié la ferronnerie mais aussi l’art du ferrage des animaux. Cela lui a donné l’envie, en passant devant la boutique Hermès et des produits convenus qu’il y a vus, de se lancer dans la création et la fabrication de selles et d’articles de maroquinerie : des selles en peau d’autruche ou de taureau, des œuvres d’art, entièrement faites à la main et pour certaines avec plus de 300 heures de travail. Lire la suite »

BOTTER RICCI HORS DE FRANCE

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Le groupe espagnol Puig « prononcé Poutch » a enfin trouvé les dauphins de Guillaume Henry pour la direction artistique de Nina Ricci ; un duo de choc pour un putsch cette saison sur la maison de Maria Adélaïde Nielli qui doit se retourner dans sa tombe. Il s’agit de Rushemy Botter (32 ans) et Lisi Herrebrugh (28 ans). Le premier est né à Curaçao et a grandi aux Pays-Bas. Il avait rejoint l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers grâce au soutien de Walter van Beirendonck et Dirk van Saene. De son côté, Lisi Herrebrugh est née à Amsterdam et est diplômée de l’Amsterdam Fashion Institute. Le duo faisait partie des finalistes du dernier prix LVMH et a surtout remporté le grand prix du dernier festival de Hyères.

Le premier défilé est programmé en mars 2019 et la collection principale pour automne. A travers une vision de la mode conceptuelle, engagée inspirée des caraïbes et de la jeunesse immigrée, les deux designers néerlandais avaient présenté à Hyères une collection masculine « Fish or Fight ». J’aurai plutôt dit  » Fish and Cheap ». Celle-ci consistait en une veste bleue nuit déstructurée, un dauphin gonflable sur la tête en guise de couvre-chef ou encore un filet de pêche pour accessoire, bluffant de créativité et d’esthétisme pour les uns, et considéré comme « bull sheet » pour les autres. Lire la suite »

LA MADELEINE DE FAUCHON

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Le traiteur parisien de la place de la Madeleine ouvrira le 1er septembre son premier hôtel, en lieu et place où a vu naître la marque voilà 132 ans : Dieu que le temps passe ! Cinquante quatre chambres dont 17 suites, exclusivement pour les étrangers, car je suppose que c’est comme dans la boutique où les vendeuses servent d’abord les étrangers dédaignant leurs clients locaux qui viennent tous les midis se sustenter.

L’Hôtel Fauchon sera l’un des rares établissements, cinq étoiles, à offrir une vue sur la Tour Eiffel de son restaurant panoramique, gastronomique et astronomique : « L’Oiseau Blanc ». Pour les oies blanches de Paris, mais pour jouir d’un tel privilège, il faudra réserver une chambre de luxe d’une trentaine de mètres carré à 830 euros la nuit soit le prix d’un studio à Paris pour un mois dans le 18ème arrondissement. Lire la suite »

DEUX ETOILES POUR UN CAUCHEMAR

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La semaine dernière, à l’ouverture de la boutique de la Fédération Française de Football à Paris, la commande de huit millions de maillots à des fabricants d’Asie arrive au compte goutte,  et,  seulement, mille maillots sont arrivées par « Féodal express ». Le coût de fabrication d’un maillot est de 3.5 euros pièce, vendu à la boutique à 96 euros. La Fashion Foot est lancée mais, surtout la Fashion « footage de gueule ».

Voici les aficionados qui se pressent aux alentours de la boutique des 6 heure du matin, et attendent bien sagement. Certains « homeless » se sont infiltrés dans la file d’attente  et revendent leur place pour 150 euros, faisant ainsi un business sur la place qu’ils occupent depuis 24 heure. C’est le plus grandiose échantillon de crétinismes illuminés qu’il fut possible de rencontrer, une bande de cerveau poisson rouge, qui, pour un maillot, créé par des enfants à l’autre bout de la planète, dans des locaux insalubres et probablement affamés par des Ténardiers de la mode. Lire la suite »

FASHION WEEK DE PARIS EN SEPTEMBRE

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Cette année, la maison du Seigneur des Arnault, j’ai nommé « J’adior », passera devant Jacquemus pour les présentations de septembre:; « Seigneur oblige ». Et c’est Gucci qui clôturera les débats avec un défilé en fin de soirée au Palace, la légendaire discothèque parisienne redevenue récemment à la mode, là où Didier Grumler avait courtisé T-Ardi-con et où certains, par « privilège », pour les gens des deuxièmes bureaux officiaient en coulisse.

Slimane fera ses débuts chez Céline ce qui fera le buzz sur les media sociaux ainsi que dans le monde de la mode. Ce défilé est prévu un vendredi soir à 20h30 ; un changement par rapport à Phoebe Philo qui a toujours mis en scène ses événements en plein jour, un malheur pour nous, et Slimane le roi du noir dans une nuit de Paname en bon notaire arrivera au dernier « acte ».

Quant aux maisons comme Carven, dont l’avenir se jouera prochainement devant le Tribunal du Commerce, Vanessa Seward qui a été délaissée par son parrain APC, et qui cherche un nouveau financement, ne seront pas présents. De nombreuses maisons françaises en recherche de créateurs dont trois marques emblématiques comme Lanvin, Nina Ricci et Lacoste, vont s’abstenir de présenter cette saison. Comme annoncé précédemment, le designer star Japonais Jun Takahashi d’Undercover a également quitté le podium féminin pour se concentrer sur la mode masculine.

Par contre, les maisons comme Mugler et Courrèges, toutes auréolées de leurs nouveaux créateurs organiseront leurs premiers défilés. C’est Casey Cadwallader pour Mugler et Yolanda Zobel pour Courrèges. Souhaitons leur bonne chance, et espérons qu’ils auront l’intelligence de nous inviter, mais cela c’est moins sûr ! Lire la suite »

DIOR LE MIME A LA JOY

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La prestigieuse maison Dior vient de dévoiler son nouveau grand féminin qui porte le nom de « JOY », pas si nouveau que cela d’ailleurs, car en reprenant le si mythique patronyme lancé par Patou en 1930, Dior invente un nouveau concept : le plagiat de lui-même. Bonne idée ! un Joy pour Dior, tant pis si le nom est déjà pris, nous achèterons la marque se dit le prince du Luxe et peu importe le prix pourvu que l’on ai l’ivresse. Le rachat de la maison mère de la marque Joy fera l’affaire du félin homme d’affaires, une dépense minime car même si le parfum ne marche pas, les investissements seront remboursés dès les premières ventes. Un calcul savant qui ne sera par une pierre dans les reins de la petite montagne, le Montaigne du Luxe.

La « joy » pour un patron, qui gagne un million d’euro par minute, il y a de quoi être joyeux. Si Dior me l’avait demandé, j’aurai donné cette prose pour ce nouvel ode à la Joie. La Joie est un sentiment particulier pour une interprétation olfactive de la beauté fragile, le charme invincible qui emporte le désir, sous le feu d’un baiser quand notre flacon va frémir de sensualité sous les doigts experts de ma maîtresse. Un éclair de vie est une étincelle qui brûle vos cœurs étonnés comme un souffle d’amour au travers de votre poitrine, un flot de bonheur vous tenant suspendu, et là, aux pieds de la Beauté lorsque le nez divin vous enivre éperdu de son parfum clair et généreux, c’est une joie de plaisir infini. Lire la suite »

HERMÈS UN LUXE DE LUXURE

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Une bataille d’héritage, à plus de deux milliards d’euros, se déroule secrètement au sein de la famille Hermès où quand un cheval de « Trois » ou un Américain à Paris vient chercher l’argent qui lui est dû cela fait du bruit dans les écuries, mais d’Augias. De quoi réjouir le Seigneur des Arnault qui se portera probablement à la rescousse du groupe pour prêter si nécessaire ce pourboire. C’est la banale histoire des familles françaises où l’on voit le jour de la mort du père arriver chez le notaire les fils et filles adultérins qui viennent, comme pour la soupe populaire, réclamer leur dû de la vie passée et dévolue des défunts. Mais, cette soupe est un potage à deux milliards d’euros.

C’est la vénielle histoire de ces groupes familiaux qui, à travers le prisme marketing, veulent donner la vision de leurs familles au-dessus de tout soupçon, des « soies blanches » comme des colombes que les corbeaux noirs survolent le jour de la procession des familles endeuillées. C’est la fable d’une famille et d’une maison de cuir qui monte à crue et qui voulait se faire plus grosse que le « beauf » et qui finira par chuter par cette petite escarmouche mal calculée pour tomber dans les bras du Seigneur du Luxe qui attend sa proie comme un félin. Lire la suite »