PFW

ELEPHANT STARR

Publié le Mis à jour le

Les armes les plus puissantes de l’amour sont la douceur et l’esprit, et hier, vous nous avez montré de la douceur dans la vertu, car la vertu sans douceur n’équivaudrait qu’à un appât sans hameçon. Hameçonné, en effet, nous l’avons été, à l’image de la femme à côté de moi où je pus percevoir une larme perlée au coin de son visage. J’espère que vous m’en rendrez raison un jour d’avoir ému celle que j’aime éperdument. Vous êtes tous les deux à la fois douceur comme le miel du pays du cèdre, et pour que celui-ci nous submerge vous rajoutez un peu de raffinement et un monstre d’humanité, Joey « Starr » un nom qui décidément n’est pas usurpé.

Le destin de John Merrick, le monstre Londonien dans le corps d’un géant, qui crevait l’écran de sa sensibilité déjà dans « Police », une bête sacrée qui interprète un monstre, mais de mansuétude. La pièce du dramaturge américain Bernard Pomerance, qui avait, dès sa création en 1977, installé le principe d’un acteur sans maquillage ni prothèse, nous raconte le mépris commun des conventions sociales, avec un clin d’œil à Whitechapel et Jack The Ripper qui se regarde dans la glace pour apercevoir le portait de Dorian Gray, joué par l’excellent Luc Bruyère.

A noter la prestation de Michaël Cohen, qui joue ces humains de contrefaçon ressemblant finalement tellement à ce médecin nourri de bonne intention qui finira par faire le même métier que ce sordide forain qui l’exploitait pour de l’argent alors que l’autre l’exploitera pour sa gloire. Où est la différence ? Comme certains qui amassent une montagne d’argent juste pour changer de voiture. Lire la suite »

Publicités

VUITTON UN ARC-EN-SIECLE

Publié le

Mardi dernier, le spectacle était Cour Carré du Louvre là où, autrefois, la couture plantait ses tentes pour que les couturiers du monde entier viennent présenter leur collection. Cependant, après des années de controverse, ceux-ci mécontents du lieu avaient déserté cet espace du centre de Paris pour aller s’exploser un peu partout dans la capitale. Pour finalement, établir leur siège au Palais de Tokyo. Qui a pu avoir cette idée si saugrenue pour la couture Française ? Certainement pas Jacques Mouclier qui voulait regrouper l’ensemble de la profession au Louvre : une idée probablement trop en avance sur son temps.

Alors, le Seigneur des Arnault lui revient dans le lieu initial où autrefois les créateurs faisaient la mode. Et, mardi dernier, Nicolas Ghesquière présentait sa collection pour Vuitton. Son inspiration ? Il l’avait probablement reçu en avalant au déjeuner un arc-en-ciel de bonbons frelatés qui lui aura donné la saison 2020, et de l’arc-en-ciel il aura basculé dans l’arc-en-siècle.

Des stars, payées en verroterie de la marque, étaient assises au premier « rouan » et faisaient grise mine… Justin Timberlake, Jessica Biel, et d’autres gros bonnets, pour la circonstance, regardaient ces imprimés audacieux mélangés avec des pantalons évasés sur le bas que l’on appelait autrefois pattes d’éléphant, des costumes trois pièces, qui me rappelaient étrangement les habits que j’avais portés dans les années 70, et produits par Jean Raymond.

Au fond, un écran géant diffusait l’artiste transgenre Sophie. Le genre, c’est la question du siècle, mais surtout, la question que se pose la mode. Lire la suite »

CHANEL A L’OPÉRA DU MÉPRIS

Publié le Mis à jour le

Comme une réminiscence des liens entre Gabrielle et l’univers de la danse, la Maison Chanel est mécène du gala d’ouverture de la saison de danse 2019/20 de l’Opéra de Paris, qui s’est tenu la semaine dernière. Et fort de constater que les incultes aujourd’hui sont légion ! En effet, l’Opéra de Paris a rendu hommage à sa façon à Serge Lifar et réhabilité au sein du patrimoine chorégraphique. Est-ce bien raisonnable ! L’homme le plus controversé d’après guerre et le mélange de genre entre Coco Chanel, grande amoureuse de la collaboration « artistique », n’a étonné personne ! Un instruit aura probablement glissé l’information dans les mains d’une « Dir Conne » inféconde à la culture.

Il faut savoir que, quand la France signa l’Armistice en 1940, Lifar fit le choix de la collaboration en devenant un grand ami du parti nazi. Il devint l’une des « vedettes » de la vie culturelle et mondaine parisienne, et vingt fois sur le métier, il remit son outrage, entre officiers allemands et collaborateurs qu’il côtoyait, il félicita l’Allemagne après la prise de Kiev. Anticommuniste et antisémite, il entra en correspondance avec Goebbels, qu’il rencontra ensuite dans le Paris occupé afin de tenter de jouer un grand rôle dans l’administration de l’Opéra de Paris, car le mieux, c’est le bien d’autrui. Mais, malheureusement pour lui, l’Opéra, malgré ses intrigues, resta géré par Jacques Rouché. Lifar, qui aurait été une menthe à une lettre près, ce monstre qui avait fait secte en France, n’avait comme talent que de l’impudence et la férocité d’être juste né.

Il fit des tournées en Allemagne et de surcroît vécut avec l’une des « comtesses » de la Gestapo, Marie Olinska (de son vrai nom Sonia Irène Blache) qui n’avait ni dieu ni maître, « même nageur ». Voilà une histoire de plus à ne pas mettre entre toutes les mains, mais dans tous les cerveaux. Il est vrai que le lieu est chargé d’histoire et les protagonistes mentionnés font désordre dans une maison où la créatrice de la rue Cambon, elle-même, appréciait beaucoup les uniformes Teutons. Une bonne leçon à tirer pour les générations futures de leur apprendre le devoir de mémoire. Mais, je n’aime pas l’expression « devoir de mémoire ». En ce domaine, la notion d’obligation n’a pas sa place, je préfère parler du devoir d’enseigner, de transmettre. Là, oui, il y a un devoir.

Anonymode

MARINE SERRE PARIS 2020

Publié le

À Longchamp, la semaine dernière, ce ne fut pas la marée noire comme Marine Serre l’avait promis, mais plutôt la Marine Noire, et en plus de la pluie qui s’est effondrée sur Paname comme le ferait les nouveaux produits du groupe LVMH, voilà la créatrice adoubée par le Seigneur des Arnault pour qui on a sorti le tapis rouge, et qui nous déroule son tapis noir de mazout.

Se voyant offrir Longchamp avant Dior, le maître de Granville en aurait été tout retourné. Et tout cela pour une collection bien morne malgré tout l’argent dépensé et les conseillers de la Dame du Châtelet. Lire la suite »

UNE CHOUPETTE SUR UN TOIT BRULANT

Publié le

A force d’inviter n’importe qui on finit par avoir n’importe quoi ! A l’image de cette Youtubeuse qui rentre sur la scène du show de Chanel pour venir faire, je ne sais quoi, dans une tenue qui n’est même pas un tailleur de la maison ! C’était hier sur les toits de Paris et en même temps sous la coupole du Grand Palais, dans la cité mère de la mode, le Paris solennel où un tourbillon éphémère de la création tournoyait autrefois autour de ces appentis recouverts de ce zinc éternel ! Et quand Paris se met à l’ouvrage dans sa forge aux mille clameurs, Chanel garde, sans y croire, les faisceaux et les encensoirs du festin de jadis, et tente de redresser une gloire déjà éteinte.

Voici la Babel pour toutes les femmes de mode, et surtout les toits de la rue Cambon pour prendre de la hauteur. Ville où un orage de tissus peut envelopper une Fashion Week qui, nuit et jour, réveille les géants de la couture, avec des peaux qui bruissent le lion, alors que certains ne sont que des descentes de lit. Je n’en crois pas mes yeux nous qui avions cru que Corinne serait viable, mais en réalité elle reste Viard. Lire la suite »

DIOR OH ! RAISON RUFLETTE

Publié le Mis à jour le

Un seul « hêtre » vous manque et tout est des peupliers. C’était l’arbre qui cache la forêt. La Maria Chiuri, plus activiste que jamais, a pris le prétexte de l’écologie pour remplacer les arbres de la forêt Amazonienne. Son lieu pour cela : Longchamp et plus de 200 arbres en son centre. Là où il faudra des tonnes et des tonnes de carburant et de taxe carbone à re-financer pour finalement apporter le décor inadéquat à ce délire pseudo écologique à zéro émission, mais peu importe la fin justifie toujours les moyens. Lire la suite »

FHCM SAVOIR SANS FAIRE

Publié le Mis à jour le

Un grand pouvoir ne peut se concevoir qu’accompagné de grandes responsabilités. Voici une Chambre Syndicale, qui, aujourd’hui, ne sait même pas mettre à jour sa base de données avec l’adresse exacte de ses propres adhérents ! (photo à l’appui) Est-ce un oubli ou une incompétence ?

Voici la Fashion Week de Paris, après New York et Milan, le bordel organisé commence ! Et, ne vous y trompez pas, celui-ci est, comme d’habitude, à la hauteur des intermittents qui la dirigent : réception de nos invitations après les dates des shows, grève des transports en commun, embouteillages plébiscités par les idiots d’astreintes, Bimbos de la télé-réalité buste en avant sur les « Front Row », et qui ont pour seule écriture ou comme signature des photos de leur décolleté ou d’elles-mêmes à la collection de Tartempion et Tartemuche, et bien-sûr cela, au détriment des vrais journalistes qui eux, pourraient dire des vérités sur la vraie nature des collections présentées.

Voici le retour des « Bonjour, tu vas bien ma chérie ou mon chéri, c’est selon » dans tous les couloirs des hôtels de luxe, pour au final, une fois le dos tourné recevoir un coup de couteau entre les « Homo Plates », par les mêmes qui venaient de vous saluer avec bienveillance. Bienvenue dans le monde merveilleux de la Fashion « trick », mais sachez le, je ne ferai pas le mort, les joueurs de Bridge apprécieront. Lire la suite »

DIOR SAUVAGE ET TIPI QUANTI

Publié le

Voici une nouvelle qui est passée sous le voile noir de mousseline de la mode ! En effet, le parfum Dior, fin août, supprime sa nouvelle pub pour « Sauvage » après des accusations de racisme. Le spot publicitaire, mis en avant à grands frais, s’inspire de la culture Amérindienne et « Tipi quanti » ; « une tente » dans la couture. It makes sense!

C’est vendredi 30 août quand personne ne lit internet et où toute l’intelligentsia parisienne reprend la route de Paname que Dior s’est retrouvé au cœur d’une polémique dont l’enseigne de luxe se serait bien passée. En cause : la nouvelle publicité pour le parfum “Sauvage”, dont l’égérie est l’acteur Johnny Depp. Un spot, qui voulait évoquer “un voyage authentique au plus profond de l’âme Améridienne, » sauf qu’à lire les avis des internautes, après la mise en ligne de la réclame, c’est surtout le racisme qui a été retenu!

Un membre d’une troupe de comiques « Trumpiers » américains aurait même déclaré : “Utiliser des indigènes américains et leur culture pour promouvoir un parfum et l’appeler « Sauvage » est une erreur grossière ». Dior serait accusé d’une appropriation culturelle !!!

Alors, imaginez, si la méduse de Versace volée au Louvre avait été interdite pour appropriation culturelle ! « Un radeau qui coule… me voilà médusé ». Mais, imaginez, si Disney avec Pocahontas avait été accusé pour les mêmes faits ou John Galliano qui avait habillé un mannequin célèbre en indienne de « supermarché », pire encore, les drapés de Madame Grès attaqués par les Grecs pour plagiat des sculptures de Callimachos qui dans l’Antiquité étaient reconnues pour la virtuosité de ses drapés, ou encore Louboutin vilipendé par Louis XIV pour plagiat car la semelle rouge était exclusivement réservée pour les Rois et les princes ! Lire la suite »

BIRKENSTOCK ET CIE

Publié le

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le Miel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique pour les professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA. Dans les années 1970, les jeunes Américains bohèmes sont fous de ces pantoufles de ville et, en 1990, la marque connaît un nouveau succès avec la création de nouveaux modèles et des coloris plus tendances, beaux comme des bataillons de cloportes, disaient les Français. Lire la suite »

UN PARFUM NOMMÉ CÉLINE

Publié le Mis à jour le

Voici un nouveau projet signé Hedi Célinemane pour la maison Vipiana, un parfum du soir, qui ne sera pas de Paris « trop au lit pour être honnête ». Une première, comme annoncé sur Instagram, baptisée, Parade, Saint-Germain-des-Prés, Dans Paris, Cologne Française, Bois Dormant, La Peau Nue, Rimbaud, Eau de Californie, Reptile, Black Tie et Nightclubbing, tout un programme ! Au seul nom de Rimbaud, d’ailleurs, les muses de la maison, les « front-raw » de bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « Rimbaud ! Le meilleur rôle de Sylvester Stallone. Celui de la Belle au Bois Dormant serait à base de chloroforme.

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas d’une fragrance unique mais d’une collection baptisée « Céline Haute Parfumerie ». Enfin, quelque chose de « Haute » dans cette maison ! Depuis le « Kors » de son esprit, la maison, en présentant un moule en fonte poli-miroir de Pochet et du Courval ou St Gobain Desjonquere, avec l’intention de nous faire croire que ce moule ainsi que la pollution générée par la fabrication du flacon serait produit dans un environnement non saturé de pollution chimique, aseptisé et propre, une galéjade !

Loin d’être un novice dans l’univers de la parfumerie, le styliste clubbing androgyne Français, alors à la tête des collections « Dior Homme », avait imaginé toute une collection de parfums qui avait été un franc insuccès, car disparue depuis. Slimane joue aux échecs comme pour une photo une fois brillante, mais surtout mat. Lire la suite »

FASHION LE PACT DES MOUS

Publié le Mis à jour le

C’est le fils du prince de Venise, qui vient à Biarritz avec sa « Smala D’arec », pour tenter de faire recycler les vêtements de son designer phare, j’ai nommé le démon de » Bidî « , Alessandro Michele. Voilà une idée bien saugrenue : recycler un design des années 70, qu’il aurait pu prendre directement dans les stocks des « Kilo Shops » de Paris. Pour un bain de foule, avec sa trempette de la renommée, mais il est vrai que quand on se regarde dans une glace il y a toujours matière à réflexion !

Vous êtes bien grand Monsieur, sans doute ! Mais, le monde est plus grand encore, et il l’est assez croyez-moi pour qu’on y vive longtemps sans jamais vous y rencontrer. Malheureusement, vos vêtements inondent la planète et coulent à l’image de la fontaine de sang de Charles Baudelaire, comme un long murmure, alors que la seule musique couture que vous produisez sont des bruits incongrus passé minuit, « pet à votre âme » et gare au gaz à effet de serre. Vous imaginez remplir ce monde de vos vêtements déjà vu en ignorant volontairement que la mode est un éternel recommencement, et comme un sphinx de granite rose et sinistre, ou comme le colosse aux mains sur les genoux, pensif et calme, qui attend le moment de parler à l’aurore, vous vous faites appeler le penseur de Corymbe. Lire la suite »