PFW

WALTER VAN BEIRENDONCK

Publié le Mis à jour le

Bienvenue dans le monde supra imaginaire du plat pays, celui qui est venu des six d’Anvers pour une partie sombre de sadomasochisme a retenu l’attention de la Baronne. Nous étions venus voir le king et nous avons finis au fond d’un « park in », bienvenue dans le monde extraordinaire de la Fashion « Trique ».

Parqués comme des bestiaux de la sphère fashion, la Baronne de la Cystite Raynal me dit, devant le nombre impressionnant de barbus : un barbu, c’est un barbu. A partir de trois barbus, on appelle cela des barbouzes. Il est vrai que la suite lui donna presque raison. Nous pensions voir de la couture masculine, pour finalement rentrer dans un monde étrange et très lointain de l’image que nous nous faisons de l’élégance masculine.

Le belge de la ‘Chambre’ et non de la Cambre nous assène sa création non seulement à grands coups de marteau, mais aussi avec des tambours, à la seule différence, que ceux-ci n’étaient pas du Bronx. Nous avons vu des hommes qui portaient des bas résille sur la figure et des colliers de vinyl autour du cou ce qui sous-entend la soirée à venir du couturier Belge.

Un ersatz de collection à la Balenciaga, beau de loin, mais très loin d’être beau. Néanmoins, quand un artiste a épuisé la poésie du lait et la poétique du méphitique, quand il a trifouillé les pendards humains de la fashion, et qu’après être rentré dans les égouts sociétaux sans bottes de vidangeur, Lire la suite »

Publicités

MARIO FIÈVRE INTESTINALE

Publié le Mis à jour le

Chaque jour à son lot d’allégations sur le harcèlement, les marques de mode et les magazines ont, à mon goût, trop rapidement décidé de cesser de travailler avec les célèbres photographes : Mario Testino et Bruce Weber, juste sur des rumeurs sans qu’il n’y ait ni plainte, ni jugement. Pendant les défilés de Milan, les spéculations font rage sur d’autres photographes connus qui pourraient être pris dans des scandales présumés. Personne n’est dupe ! Mais, cette chasse aux sorcières fera que, dans ce déchaînement médiatique, des innocents vont être mis au pilori par des personnes mal intentionnées et revanchardes qui déposeront plainte devant des policiers très contents de pouvoir se faire du bourgeois bohème. Ce qui est certainement moins dangereux que d’arrêter des adolescents de 15 ans, qui n’hésitent pas à lyncher les policiers. On sait depuis longtemps que l’exploitation et le harcèlement sexuels existent pendant les tournages, mais malheureusement, les marques et les éditeurs de magazines fermaient les yeux jusqu’à présent. Lire la suite »

HENNESSY UN CONAQ FLOTTANT

Publié le

JonOne, artiste de Street Art, a la tâche d’une édition limitée chez Hennessy « Very Special » indeed! L’ancien adepte de la poussière d’ange, qui peignait les trains la nuit pour oublier ses problèmes d’addiction, peint aujourd’hui les flacons d’Hennessy pour oublier ses problèmes d’alcool, peut-être ? La maison du Seigneur des Arnault nous fait boire cette fois-ci un breuvage toujours aussi infect : mettre les artistes à toutes les sauces et, pour la circonstance, à la sauce cognac. Encore un directeur d’arketing qui a dû se donner un mal affreux pour y arriver, et qui, pour une minute de gloire, nous donne un siècle de vulgarité et d’agonie à une profession séculaire.

Un gaffeur qui s’est reconnu dans un graffeur, qui probablement aurait abusé de ce nectar orange une fois de trop pour Noël, mais « orange is the new black » ou pour la « saint-vilain-vilain », il devait être complètement noir. La vulgarité n’est jamais belle et, même de la manière dont on la peint, on ne l’anoblit point, et rien ne peut l’embellir. Un idée de « Girl escorting » pris dans le ruisseau, là où elles se tiennent des chacals du design qui, par leur propre besogne, ramassent les restes des lions morts de Jackson pour briller et en vivre.

Des êtres qui pensent longtemps, et après cela, se trompent en tout point, alliés à d’autres qui trouvent des expédients à tout sans y avoir pensé auparavant. Ce sont ces prodiges qui font mal tout ce qu’ils font sur le champs « de vigne », et mal aussi tout ce qu’ils ont prémédité. Des valets de l’intelligence qui, si elle ne vient pas tout de suite, ne leur vient jamais ! Lire la suite »

BALANCE GAGA !

Publié le Mis à jour le

Demna Gvasalia, en poste depuis fin 2015, vient de changer le logo de la maison de Cristobal. La xylographie, au même titre que sa couture, donne un air supposé de renouveau pour la marque ! Plus marquée, et peut-être veut-il envoyer une image subliminale aux clientes. Après le retour vers le futur des années 70, le créateur se transforme en un McFly de petit « génisse ». Un nouveau logo pour des gogos, qui ne manqueront pas de venir avec leurs lingots pour acheter la chemise à fleurs à 4 500 €. Pour cela, il aurait fallu gagner au loto ou sucer… des berlingots en série.

Selon la maison, ce logo est « inspiré d’une signalétique des transports publics ». Ainsi, les clientes, filles publiques de la maison, s’y reconnaîtront. Cet environnement high-tech de la patte du créateur béotien-Georgien, est plus d’un croche-patte à la griffe qu’une vraie révolution. Sobre mais transformation radicale comme la maison le revendique pour ses aficionados. La seule radicalité que je vois, est surtout une vision de la mode ta-libanisée, il aurait mieux valu qu’elle soit talentalisée. Lire la suite »

BETTY TRAN IN PARIS

Publié le Mis à jour le

La Paris fashion week gagne une des plus taleutueuses fashion designers, Betty Tran qui déménage à Paris pour se concentrer sur la construction de son empire fashion dans la globosphère. Après avoir réussi à créer un label international à partir de la ville la plus isolée du monde pendant une récession, Mme Tran fermera son magasin Enex 100 à la fin du mois pour se concentrer sur l’expansion de sa marque en europe.

C’était le rêve d’une jeune immigrante qui est venue d’Asie en Australie avec rien d’autre que l’intention de faire la différence et ce travail a eu un impact réel dans la vie de nombreuses femmes. Elle croit que l’isolement de Perth a contribué à sa créativité car unique, elle n’était pas obligée de suivre d’autres créateurs ou une tendance présumée.

Je l’ai rencontré à Paris pendant la fashion week et, tout de suite, je me suis dit : voilà une créatrice en devenir, melting pot assuré avec ses origines assiatiques et sa vie à Sydney. Lire la suite »

PHILO SORTIE

Publié le Mis à jour le

C’est finalement officiel, Phoebe Philo met un terme aux rumeurs qui agitaient le luxe depuis plusieurs mois. Par un communiqué laconique, le groupe LVMH a confirmé l’information, après ‘avoir démentie officiellement à plusieurs reprises.

Phoebe Philo quittera donc son rôle de directeur artistique de la maison en janvier 2018, indique le groupe et son successeur sera annoncé dans les prochains mois.

En attendant, les collections seront réalisées par le studio en interne. Elle n’irait donc pas chez la concurrence, alors qu’on la donnait partante pour rejoindre Burberry, où se trouve déjà aux commandes Marco Gobbetti.

LONGCHAMP D’INCULTURE

Publié le

Lancement d’un sac née d’une collaboration spéciale « Longchamp » qui sera disponible non seulement pour les fans en Chine mais aussi dans le monde entier. Quelle chance ! Le sac est pliable en cuir d’agneau plongé dans le bain de l’Attila de l’élégance, et en ajoutant une signature xyloïdique, une empreinte de pattes ‘Chino-Autri-chien’, signe de reconnaissance pour l’année de l’Empire du Milieu, comme un appel aux chiennes : le ronron habituel des marques de luxe qui confondent ferveur plébéienne et luxe aristocratique. Heureusement, en vente, seulement en Chine continentale.

De nombreuses demandes de la part de magasins aux États-Unis et en Europe, car les incultes et les sans goût sont maintenant partout sur la fashion globosphère.

Un sac à ‘papattes’ très populaire sur le « We Chat ». Un grand fourre-tout qui comporte une poche zippée supplémentaire à l’arrière pour contenir le téléphone de la Vicomtesse du Touchet-Rectale, d’une taille suffisante pour « un baise-en-ville », pratique ! Moi, je baise tout ce qui bouge me confie la Vicomtesse et, vous ? me demande-t-elle ? Moi ! Je ne bouge pas une oreille. De chien, bien-sûr ! Lire la suite »

CARTIER SAINT PRUSSIEN

Publié le Mis à jour le

Bienvenue dans le « Cartier » de Paris où un nouvel espace éphémère du joaillier d’Helvétie nous dit: « Paris, je vous aime ». Un appel d’abord à notre escarcelle. Cependant celui-ci n’est pas de Vuitton mais de Cartier. Un tour en ascenseur avec des grooms et un film réalisé par Monsieur 140 caractères qui, depuis que Twitter a rallongé la sauce, devient atone. On aurait pu s’en douter. Le comble pour un journaliste, c’est d’être à « l’article » de la mort ! Prendre le Vivianne Blassel de supérette est un choix judicieux de la marque car la critique est Thésée, mais l’art est d’Hippolyte.

Organisation d’un « photo-call » plus girl que call, un boulevard à germain avec liftiers ou grooms selon son âge et sa condition. Des grooms, qui seront reconnus par les jeunes générations comme un partenariat que la maison Suisse aurait demandé au journal Spirou. Lire la suite »

GUCCI PRE-FAUTE

Publié le

Une vision comme des relents de 70 remixée à la sauce « Guppy », un « poison » dans l’eau, en somme. Le nouveau centre de gravité de la mode – oui vraiment d’une gravité ! Du vu et du revu, bienvenue dans le troisième millénaire de la Fashion « huître » : vide de couture et à force d’avoir été toujours plus loin dans le retour vers le passé, on va finir par écrire nos articles au biberon.

Si nous regrettons que sa couture ne s’envole pas vers les cieux, une panne moteur la laisse sur le plancher des vaches. Ce torpilleur de couturiers, frimeur de fringues et plagiaire, ennemie de l’élégance, jette l’opprobre sur une marque déjà bien écornée. En un mot, c’est laid et nous plongeons dans un monde que l’on nous jette à la figure, que nous avons déjà connu en mieux ! Un trempe d’esprit qui veut nous faire croire que la mode c’est lui, alors que la mode ce sont les autres.

Designer, c’est comme cela qu’on l’appelle. Il représente cependant cette minorité qui crée mais qui n’impose pas de style. Un visionnaire passéiste du monde que l’on devrait homicider de peur qu’il fisse une descendance. Un créateur « chiffre d’affaires » – il ne souhaite pas changer la perception de notre monde, mais juste changer sa voiture. Lire la suite »

HAMBOURG GUERRE ET « PETS »

Publié le Mis à jour le

Invitation d’un imparfait latiniste, qui est en revanche un parfait latriniste, invitant Baronesses et Vicomtesses célèbres mais seulement du duché de Friedrich Schiller que les Françaises confondent très souvent avec les ascenseurs. Karl accueille tout ce petit monde qui s’installent dans cette salle de 2 100 « passes », normal pour Hambourg ! Étrangeté d’un lieu à moitié vide où il a été nécessaire de faire rentrer les aficionados amoureux de la petite musique « charnelle » et les migrants qui faisaient la queue pensant que le « Channel » serait peut-être le passage pour la Grande-Bretagne. Le couturier Franco-Allemand, appelé aussi le Kaiser Français, nous donne à Hambourg sa partition et reviendra, comme tout bon notaire, au dernier acte.

Les mannequins descendent, comme le Machu Picchu, les innombrables marches du haut de « l’amphi-théâtrale ». La marque célèbre le savoir-faire des brodeurs, plumassiers et autres paruriers de la galaxie Chanel donnant de la voix au Hamburgische Staatsoper. La même enseigne, qui a largement contribué à la disparition de tous ces métiers, et qui, ayant vu qu’elle ne pourrait plus réaliser de Haute Couture, a commencé à racheter les fournisseurs pour sauver les différents corps de métier dont elle a besoin pour continuer à construire sa propre maison. Lire la suite »