PARIS FASHION WEEK 2019

JACQUEMUS PARIS 2019

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Après avoir lancé sa collection de l’homme sur une plage dans le sud de la France en juin dernier, Simon Porte Jacquemus est de retour à Paris. Il entre dans une phase de transition à mesure que la marque grandit et ses bureaux situés 69 Quai de Valmy, 75010 Paris sont quatre fois plus grand.

Simon Porte a grandi dans la campagne provençale. Il vient d’une famille d’agriculteurs et quand il était enfant, il était fasciné par le bleu de travail de son oncle électricien.

La collection Automne Hiver 2020 nommée « Le Meunier » est un hommage aux vêtements des travailleurs français. Il revoit et adapte la veste de travail, y compris des vestes de marin.

Les accessoires comprennent des pochettes en cuir en bandoulière, des foulards en cuir, des baskets et des bottes avec bordure en caoutchouc. Pour rester fidèle à la réalité, M. Jacquemus, aurait déclaré: un jean pour tous les jours et d’énormes parkas, des vêtements pour hommes avec des prix accessibles. Un nouveau concept, mais un net progrès !

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DIOR SUR UN TAPIS ROULANT

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Un grand cube noir était dressé, pour l’occasion, sur le parvis du Trocadéro face à la Tour Eiffel. La plèbe se massait et patientait pour voir le dernier petit génie du Seigneur des Arnault, Kim Jones, qui présentait sa troisième collection. Parmi eux, certains fredonnaient en attendant patiemment « Me and Mrs Jones » de Billy Paul.

Plongé dans le noir, la lumière apparut peu à peu et dévoilait une collection qui défilait devant nous sur un tapis roulant avançant à 1 km/h comme la couture de Dior Homme, lente, très lente à se mettre en route. Alors que la «Musique» des Daft Punk faisait frémir les subwoofers, un premier coup d’œil qui se fait jour sur un costume gris doublé d’un gilet brodé à la main avec le motif hibou de Raymond Pettibon. Deux blogueuses de moche, excitées comme des puces, brandissaient leur Samsung pour Instagrammer l’instant en oubliant qu’elles étaient en train de se filmer ayant positionné leur téléphone à l’envers. Je me suis alors posé la question : est-ce qu’elle filme la collection de Dior ou est-ce qu’elle se filme à la collection de Dior ? Malheureusement, j’ai bien peur qu’elles étaient atteintes de cette maladie de notre temps : la Narcissitude.

De cette collection, plusieurs éléments ressortent : un hoslter sur la poitrine comme sac pour y ranger leur arme de prédilection : le mobile, un logo Dior oversize sur un T-Shirt qui montre votre appartenance et le pull de la pub de Bouygues Telecom qui ne vous garantit pas le bon goût… Un gilet qui n’est pas jaune mais qui ressemble à une protection par balle, un bras avec des manchettes en carbone de type Ninja et des guêtres sur des chaussures bien cirées de chez Berluti. Lire la suite »

VUITTON ROCKS MY WORLD

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Une utopie nouvelle comme l’entrelacement d’une mode, aux contours idéales, qui correspond aux nouvelles valeurs de l’homme chez Vuitton, comme le faisait Rabelais avec l’Abbaye de Thélème.

Une couture imprégnée d’optimisme et d’humanisme, Virgil montre une société parfaite, celle où chacun est libre, mais suffisamment lié à autrui pour ne pas perdre de son humanité. Une page blanche pour Virgil ou l’Odyssée de l’homme Vuitton, qui montre l’importance de l’art dans une nouvelle vision, et comme Jules Verne ou Charles Fourier, il imagine des vêtements rationnels et géométriquement taillés pour le futur. Un New York Lower East Side reconstruit pour la circonstance et avec un hommage appuyé au Roi de la Pop, Michael Jackson. Certains mannequins marchaient sur des carreaux de lumières comme dans l’album « Billie Jean ».

Comme quand Sartre signait la préface d’une anthologie de « la nouvelle poésie nègre », il est l’Orphée noir de la couture, le Aimé Césaire d’une nouvelle image. Il entend remplacer la mode masculine par un « homme nouveau » dont on peut entrevoir ses valeurs, ses croyances et sa future culture. Lire la suite »

HERON PRESTON OPENS PARIS FASHION WEEK

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Heron Preston, au Palais de Tokyo, présente le premier défilé de son label dans le calendrier officiel de la Paris Men’s Fashion Week. Preston, élevé dans la culture du skate à San Francisco où il a grandi, n’a rien à voir avec la ville britannique située dans le comté de Lancashire. Celui-ci a commencé à faire du buzz sur les médias sociaux en 2012 avec son projet artistique sur le t-shirt Givenchy Rottweiler. Il y a quelques années, quand il a commencé à travailler avec Kanye West, il a découvert le monde de la mode parisienne.

Ancien directeur artistique du mari de la Kardashian, Preston est considéré comme l’homme de la Renaissance post-Internet. Il a travaillé pour Nike et a fait partie du collectif artistique et DJ Been Trill avec Virgil Abloh, Justin Saunders et Matthew Williams. Il a déménagé à New York en 2004 pour reprendre ses études à la Parsons School of Design. Viendra-t-il définitivement à Paris ?

Comparé souvent à Off-White et Virgil Abloh… « Cela ne l’étonne pas car nous avons travaillé ensemble ». Lorsqu’on lui a demandé s’il était surréaliste de se produire à Paris aux côtés de Williams, avec son label 1017 Alyx 9SM, et d’Abloh, fondateur de Off-White et directeur artistique masculin chez Louis Vuitton dont le show inaugural pour la maison en juin dernier a été considéré comme un moment décisif dans la mode, Preston a dit que tout se passe si vite, « qu’il est difficile pour lui de faire une pause et de réfléchir à tout cela ». Lire la suite »

YSL DANS UN STYLE MONACAL

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Saint Laurent inaugure son siège parisien et, après trois ans de travaux, la maison de couture française a emménagé dans ses nouveaux locaux sur la rive gauche de la capitale parisienne, rue de Bellechasse (un signe certainement pour les mannequins).

Situé au 37-39 de la rue, l’Abbaye de Penthemont fut fondée en 1671. Cet ancien monastère de moniales Augustines avait vocation à accueillir des jeunes filles de la haute société et à servir de lieu de retraite pour des dames de qualité, un must et cela n’est pas du marketing ! Nous pourrons ainsi venir regarder religieusement le ‘Vacarne Hello’.

La coupole est construite suivant la technique de la voûte sarrazine, introduite dans le nord de la France par Contant d’Ivry, il parait que le prince de Venise avait confondu sarrazine avec les galettes bretonnes au sarrazin. Reconstruit au 18ème siècle, il a été utilisé récemment par le ministère des forces armées françaises et Saint Laurent devait partager le bâtiment avec un hôtel Marriott, mais finalement le prince a obtenu l’usage exclusif des lieux à 3 000 euros le mètre carré. Voilà un loyer qui devrait défrayer la chronique. Lire la suite »

UN THÉ A SAMARCANDE

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Une nuance de rouge, à peine perceptible, se jouait dans le blanc et cru de la matière, juste au bord de la tasse, avec une ligne plus foncée en un point comme la ligne de démarcation entre les deux Corée. C’est l’endroit où s’était posé ses lèvres au bord de l’insondable légèreté de l’être, un lapsang souchong à peine visible au fond de cette porcelaine de Limoges, ornée de ce rouge à lèvres tellement féminin qui faisait de cette image un tableau de Paul Cézanne.

A bien regarder, on pouvait remarquer une nuance de terre ocre, une subtilité fugitive mélange de ton incrusté dans les fines craquelures de cette antiquité qui sert de réceptacle à ce breuvage de l’empire du milieu. Un rouge à lèvres de sang séché évoquant la passion me donne cette émotion qui fait battre mon cœur, et, en même temps, une sorte de dégoût, un écœurement malsain jusqu’à la nausée quand elle donna sa première phrase. Un imbroglio de mots entassés les uns sur les autres incompréhensible. Lire la suite »

INSTITUT FRANÇAIS DE LA GOMME

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Comment faire de l’argent sans aucune compétence et en apprenant à pousser sur les leviers des institutions financières de l’Europe et de son propre pays pour pouvoir monter sa maison de couture, et ainsi devenir un producteur-designer sans talent et sous perfusion. Si vous ne le saviez pas ! Voila le géant vert, qui comme un serpent échangera contre émolument un décatissage plus qu’un apprentissage. En effet, celui-ci produira des créateurs pas inintelligents mais sans intelligence, car la mode est ainsi, les vrais artistes nous laissent des traces depuis la grotte Chauvet, et l’IFM laissera comme seul héritage que de mauvais créateurs. C’est pour cela qu’il est étonnant venant d’hommes de « Néant Têtard » de ne pas avoir compris que la mode ce sont les autres, et que turpitudes et compromissions n’y changeront rien.

Seuls les grands maîtres du style ne réussissent jamais à être obscurs disait Oscar Wilde, la chambre (plus prédestinée pour les coucheries) reste très obscure, bafouant ses propres règles en les changeant à volonté comme un Derviche Tourneur, non pas pour avoir plus de pouvoir, mais pour avoir tous les pouvoirs, mais surtout plus d’argent. Lire la suite »

VUITTON BOURDONNE

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Vuitton a choisi son showroom au cœur de Paris. Celui-ci sera la vitrine de l’entreprise où l’on mettra en scène une sélection de produits dans le but d’éveiller l’intérêt des futurs clients et de les séduire pour leur donner l’envie d’acheter. Un showroom privé, que Vuitton prépare, se situera à l’angle de la rue des Bourdonnais, (ou les marchands d’étoffes de soie, d’or et d’argent avaient pignon sur rue au 16 eme siècle) et de la rue Boucher non loin du Cheval Blanc « d’Henry Cadre » et futur hôtel, fleuron de la marque.

C’est dans un dîner Parisien où les indiscrétions se font légion au fur et à mesure que ces dames usent et abusent du vin servi, qu’une petite phrase glisse pour finir par se faire news : « Nous moutons « Rothschild » un showroom dans une rue du premier arrondissement, dans une ancienne boutique Darty, là où autrefois les Bobos du quartier venaient acheter leur blender pour agrumes en folie qui détoxiquent à volonté l’alcool enfourné à grand renfort de caviar, qui, à la louche, comme tout le monde le sait, est toujours bien meilleur. »

« Il est intelligent entre guillemets ! » me dit ma voisine proche du Seigneur des Arnault pensant que cette remarque resterait en catimini (ma voisine adore les voitures italiennes !) dans ce beau dîner de « Burons », le jour de l’Epiphanie, entourés de rois nazes qui roulent des méninges comme roulerait le vélo à moteur de Sarkozy autour de Longchamp pour impressionner Michel Hélicoptère. Lire la suite »

UNE NOUVELLE ANNÉE S’OUVRE

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Dans la ville, qui se réveille, une nouvelle année, sous l’ombre des ponts de Paname, sommeille là où l’hiver vient de commencer ! Là où, le matin, dame nature en robe blanche pose avec amour du givre sur la ville endormie. Les fleurs se cachent tour à tour : adieu coquelicots et bonjour perce-neige qui reste bien cachée dans les jardins … et le temps, doucement qui est passé, marche à pas de velours, sans bruit, sur la nouvelle année. Lire la suite »

UNE NOUVELLE POÉSIE URBAINE

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Cette fascinante maîtrise du langage poétique, qui revient en odeur de sainteté, prouve que la vie est un balancier où les excès engendrent toujours les opposés. Toutefois, un autre mouvement est en train de s’affirmer et fait place à une nouvelle forme d’expression. La poésie est partout et celle dite « urbaine » s’inscrit aussi sur nos murs. Car quand vous vous promenez dans Paris, vous pouvez admirer sur les murs de Paname, des dessins ou messages d’amour qui viennent vous faire prendre conscience que vous aussi vous pouvez être riche, célèbre et drogué.

La poésie urbaine des murs est une poésie de l’affiche et de l’âme, tout à la fois, où le public de rue joue un rôle central, il est interactif. Son attitude réceptive et « selfiiste » dynamise la ville, l’affiche ou le Tag pour le dire, et la vision réaliste d’un monde qui ne serait pas si décadent que cela.

On affiche amour, drogue, violence, mais surtout, on parle du vrai monde, tout simplement. D’une femme que l’on aime, d’un homme pour qui l’on serait capable de courir en pleine nuit sous la pluie comme Antigone, mais on parle aussi d’inégalités sociales, d’injustice, de pauvreté… Lire la suite »

CHANEL LE ROUGE ET LE NOIR

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Rouge pour le sang versé et noir pour la pollution de la planète. Bienvenue dans la monde merveilleux de la parfumerie. Le parfum de tous les parfums, présenté sous sa forme la plus rare. Un « Extrait », qui dit-on est l’expression de la Haute Parfumerie, sublimé par un flacon monumental, qui, le temps d’une édition imitée, se pare de la couleur favorite de Gabrielle Chanel : le rouge.

Le flacon, tout en cristal de chez Baccarat, taillé comme un diamant, est traité selon un savoir-faire unique : le rouge à l’or. Une technique incomparable obtenue par la fusion progressive du cristal clair et de la poudre d’or 24 carats à une température exacte de 540 degrés, nous dit le service marketing. Bien évidemment, vous aurez compris que ce rouge n’est certainement pas à l’or, compte-tenu du prix prohibitif de l’once. Beaucoup moins glamour, ce rouge obtenu au cadmium sélénium ou au cuivre fera largement l’affaire pour une cliente encéphalogramme plat.

Un N°5 qui se dit floral à souhait et quintessence de néroli de Grasse mais surtout chargé de jasmin venant directement des usines chimiques de Givaudan ou de Firmenich. Là encore une fois, la cliente tétraplégique de la pensée n’y entend rien et pense que l’on peut produire plusieurs milliards d’hectolitres de parfum avec des champs de fleurs à perte de vue. Or, pour produire seulement 10 000 flacons, il faudrait 50 tonnes de jasmin qu’aujourd’hui personne ne peut manufacturer. L’histoire de ce parfum est une saga politico-familiale d’avant-guerre entre Gabrielle,  Félix Amiot et les Wertheimer. Lire la suite »

J’IRAI LIKER SUR VOS TOMBES

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Il y a ceux qui « like» par nécessité, ceux qui le font parce que leurs doigts sont trop paresseux pour écrire un commentaire, ceux qui ne savent pas écrire et ceux qui ne « like » pas. Et, si cette typologie dichotomique des « social networkers » était bousculée par l’apparition d’un bouton « Don’t like » ?

Pouvoir choisir entre l’option « j’aime » et « j’aime pas » serait un minimum nécessaire par vision démocratique, mais l’expression des médias sociaux est-elle vraiment démocratique ? Le monde que nous impose Facebook est plutôt binaire et, pas vraiment républicain. Celui-ci gagne sur tous les tableaux. Non seulement le leader des médias sociaux vous demande de l’argent pour diffuser vos informations au-delà de 25 personnes, mais vous soumet à la publicité qu’il vous impose, et je ne compte pas les 40 millions d’euros que Bercy donne par an au groupe de Mark Zuckerberg pour espionner les contribuables qui seraient pris au volant de leur voiture de sport non déclarée aux services fiscaux.

Si le bouton « j’aime pas » apparaissait sur Facebook et Instagram, cela appellerait certainement à un boycotte référendaire des marques de luxe peu exemplaire, et c’est pour cela que les Gaffa ne le souhaitent pas, car pour eux des clients égalent publicité, et d’empêcher d’être hostile assure aux diffuseurs une action toujours positive sur les marques qu’ils représentent. Éventuellement un Emojï comme ‘ »j’aime, j’adore, je rie, je wouah, je suis triste ou en colère » rien de négatif, mais un « Don’t Like » serait une preuve de démocratie. Lire la suite »