PARIS FASHION WEEK 2018

LOW CLASSIC SEOUL 2018

Publié le Mis à jour le

Publicités

ME ABLOH LVMH

Publié le

Louis Vuitton a embauché le designer, Virgil Abloh. Virgile ! me dit la baronne, une vraie épopée qui lui donnera peut-être l’immortalité ! En tout cas, pour le design masculin de la marque, le fondateur de Off-White succède à Kim Jones et présentera sa première collection en juin prochain à Paris.

Mais, attachez vos ceintures. Off-White, le chantre de la sangle de sécurité aura été repéré par Michael Burke quand il était chez Fendi, et celui-ci aurait déclaré « je suis ravi de voir comment sa créativité innée et son approche disruptive (mot savant pour le bordel) l’ont rendu si pertinent, non seulement dans le monde de la mode mais dans la culture populaire ». Et, pour le populaire, Vuitton s’y connait !

Populaire, le mot est lancé. Comment la marque Dior Homme devient, d’un côté plébéienne et de l’autre, elle cherche à rentrer au musée. C’est la future star de Dior Homme ou la main mise des Afro-américains sur la mode française ? Ont-il une légitimité ? Ou cela n’est -il qu’un feu de paille pour faire un peu plus de buzz ?

Ce viril Virgile, à la fois DJ et diplômé d’architecture – Cela n’avait pas été un succès avec Raf Simons ! – était également l’ancien directeur artistique de Kanye West. Oui oui, himself. Le mari de la Kardashian, qui montre son postérieur à toutes les sauces. Virgile collectionne les casquettes et, via son label Off-White, il propose une vision plus post-mortem que post moderne, une vision à la Didier Grumler. Lire la suite »

HERMES COPYCASH DIOR

Publié le

After having been taught how to do business, they now are learning how to create a brand museum business like LVMH. In the vein of fashion as museum art, Hermès has conceived a series of touring “Hermès Heritage” exhibitions, the first of which is titled “Harnessing the Roots” and will touch down at the house’s Beverly Hills boutique on March 31. A specially built structure behind the Rodeo Drive flagship will house the multiroom show until April 7.

The exhibitions explore the history and heritage of the house, which was founded in 1837 by Thierry Hermès, through a series of objects that highlight iconic themes, colors and motifs from the brand’s origins as a harness-maker and saddler up to the present day.

The creations highlighted in the exhibition include objects and curiosities sourced from the personal collection of Emile Hermès; the house’s archive, and its contemporary fashion, lifestyle and accessories lines. The objects are complemented by documentary archives and a film from 1962. Hermes museum, the copycat of Dior.

ISSEY H2O

Publié le Mis à jour le

Un tissu dont les plis réguliers ont été cousus et formés par la vapeur, un H2O mais le « H » pour harmonie. Le plissé du soleil levant se caractérise par des plis très fins en haut et plus profonds en bas pour apporter un effet unique. C’est sous l’impulsion d’Yssey que le plissé poussiéreux va reprendre des couleurs. C’est, en effet, sous l’aiguille d’Issey Miyake qui, en fait sa signature, que le plissé revient au goût du jour, alors que la mode contemporaine avait mis les plis à l’écart. Pourtant, Issey ne ramène pas sa ‘fraise’ nous dit la baronne qui allait m’asséner des vérités premières sur la plissure, la seule, d’ailleurs, qu’elle connait, c’est celle sur laquelle elle est assise.

Un véritable emblème de Haute Couture, rares sont les artisans plisseurs qui sculptent encore la matière à la main. En Bretagne, les « Plissés de France » perpétuent la tradition depuis 1956 pour les maisons les plus prestigieuses. Les plis (plats, ronds, creux, évasés, accordéons) sont calibrés dans des métiers en carton réalisés sur mesure qui vont mouler le tissu. Un «soleil» peut compter jusqu’à 60 plis réguliers de 3mm à 1cm de large et il est de bon aloi pour le maître japonais. Lire la suite »

KERING MONTAGE OFF SCORE

Publié le

Des perquisitions ont été ordonnées dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale menée par un procureur de Milan le 29 novembre 2017. Celui-ci reproche à Gucci, filiale du groupe français Kering, d’avoir dissimulé 1,3 milliard d’euros d’impôts en sept ans en localisant artificiellement ses profits en Suisse, via un montage financier passant par le Luxembourg et les Pays-Bas. La brigade financière a fouillé, pendant trois jours, les bureaux ainsi que les domiciles des trois directeurs de la marque, tandis que le PDG, Marco Bizzarri, est cueilli par les policiers à l’hôtel Park Hyatt de Milan.

D’après les juges de Milan, il semblerait que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car des documents montrent qu’il ne s’agirait pas seulement d’une affaire Gucci mais plus largement d’une affaire Kering. Le numéro deux mondial du luxe se serait constitué un trésor de guerre d’environ 2,5 milliards d’euros depuis 2002, un préjudice pour l’Italie, la France et aussi le Royaume-Uni.

Au sommet de ce montage, on trouve deux sociétés : Kering Holland et Kering Luxembourg. Une tirelire remplie de milliards, conçue pour certainement un besoin en fond de roulement. Mais sûrement aussi pour répondre à des problématiques d’attaque d’éventuels raiders, comprendra qui veut. Lire la suite »

MORT D’UN PRINCE DE LA COUTURE

Publié le Mis à jour le

Hubert Taffin de Givenchy, plus connu sous le nom d’Hubert de Givenchy, né le 20 février 1927 à Beauvais et mort samedi dernier, il etait un grand couturier français, créateur de la marque de haute couture Givenchy. Il aura, tout au long de sa carrière, Cristóbal Balenciaga comme mentor, qui le soutiendra, le financera et l’encouragera. Avec sa marque, Hubert de Givenchy traverse les décennies, mais reste un couturier majeur des années 1950.

Issue de l’ancienne noblesse française, Hubert James Marcel dit « comte » de Taffin de Givenchy est destiné par ses parents à une carrière juridique et apprend le droit dans une étude de notaire, mais sa vocation naît à la découverte du travail du couturier espagnol Cristóbal Balenciaga. En 1945, à dix-sept ans, il quitte Beauvais pour s’installer à Paris. Il intègre l’École Nationale Supérieure des beaux-arts et travaille chez Jacques Fath. Il poursuit son apprentissage chez Robert Piguet et Lucien Lelong, sur les recommandations de Christian Dior. En 1947, il devient le premier assistant d’Elsa Schiaparelli avant d’être nommé directeur artistique de la boutique de la couturière place Vendôme. Lire la suite »

MANISH ARORA UN PAPILLON FAUNE

Publié le Mis à jour le

Thubten Sangpo n’est pas un sanglot comme on aurait pu le supposer. Manish Arora ou le bouddhisme brassé avec Kamakura, que ma voisine avait confondu avec « Kamasutra » ; une ex-avocate Russe qui, autrefois, tirait sa subsistance à passer sa langue sur ses lèvres en signe de satisfaction devant l’idée d’un mets succulent qui n’était autre que son patron. Beaucoup plus de léchages que de plaintes qu’elle consignait à foison pour le Barreau.

Des Ryangban de la dynastie Joseon assises au premier rang, croisant les jambes plus-que de raison si bien que leur robe s’étirait prête à éclater. Se pavanant devant le spectacle, qui attire particulièrement leur yeux débridés, faisait ainsi ressortir leur gémellité due seulement au même chirurgien esthétique. Elles sont fans du couturier et sont priées, par la maison, de ne pas claquer « l’apôtre », car il faut comprendre que, pour cette saison, son moyen d’exaltation, c’est sa palette de couleurs et son but, la clarté et l’évidence des choses de la mode.

Des kimono plus mono que Kim (lisez Kim Kardashian), un échantillon grandiose de pigmentation qu’il fût possible de rencontrer et interdit à l’imagination du public car trop de détails pour les blogueuses de moches qui continuent pendant le show à se prendre en photo. Lire la suite »

MA CONCIERGE A UN VUITTON

Publié le

Un nouveau magasin Louis Vuitton, rue Beaubourg, me dit la Marquise de la Nymphe Enfeu, cela n’est pas vraiment extravagant, car la vente d’occasions se porte bien. Un Cash Express, chantre du magasin de la crise, propose une source regorgeante et profonde de sacs de luxe multi-marques. J’ai même vu un « Kelly » qui, d’ailleurs, n’est pas resté très longtemps en vente car la marque des tourneurs en rond – j’ai nommé ceux qui pratiquent l’Axel piqué – est venue le racheter pour le remettre en vente certainement dans la boutique du Faubourg.

Protection du patrimoine et des marques étaient claironnées aux actionnaires de Louis Vuitton, mais, qui peut protéger sa marque aujourd’hui ? Avec les revendeurs de « second hand », l’internet et la contrefaçon ainsi que tous les supports de vente mondiaux, et ne parlons pas des clientes qui s’y mettent en alimentant le marché de l’occasion. Les marques sont soumises à toute sorte de tortures et personne ne peut l’empêcher même pas le Seigneur des Arnault.

Entre la contrefaçon, qui règne en maître sur les marchés parallèles de la planète comme un sésame ouvre-toi, « Allibaba et les quarante voleurs » qui s’activent à grand coût de promotion mondiale, vous pouvez trouver la marque Louis Vuitton n’importe où. D’ailleurs, regardez le sac à main de votre femme de ménage qui vient travailler avec son speedy LV achetée pour noël au « Kilo Shop » du coin. Parfois, il lui est donné par la Vicomtesse comme étrenne qu’elle s’empresse de revendre sur internet. Lire la suite »

CHANEL VERT DE GRIS

Publié le Mis à jour le

On pourrait dire que Karl Lagerfeld était sorti du sous-bois pour nous présenter cette présentation de prêt-à-porter 2018/2019, et nous aurions pu voir la couleur de l’automne dans les « presques mort doré » au vu de l’invitation. Moi, je n’ai vu que la couleur vert de gris. C’est un service de sécurité impressionnant qui nous accueille à l’entrée du Grand Palais et nous sommes parqués sur le chemin de halage avant d’être fouillés comme des bestiaux qui vont prendre un wagon pour la Pologne.

Toutes les Vuittonnesses et les Baronnesses étaient présentes et elles arboraient leur nouveau sac « mamelle » pour certaines et, pour d’autres, leur dernier « Mac charnel ». Difficile de maintenir une pénombre d’automne dans un lieu baigné par le soleil de mars. Mais, Chanel n’a aucune limite, rien n’est impossible même celui de mettre un brouilleur de portable afin que les  journalistes ne puissent pas retransmettre en live le show de la maison aux deux C. La « fourrire » est de retour me dit la baronne. Non, tu rigoles, je lui répondis. Non, je te promets. Bref, en effet, fausse ou vraie, peu importe, la fourrure est de retour chez Chanel, et cela va remuer dans les chaumières des bobos parisiens du Châtelet et institutionnels de Péta qui viendront voir la prochaine fois les « Pétas » qui m’entourent à foison. Lire la suite »

POIRET L’ART CHINO DECO

Publié le

Nous étions venus voir du Poiret et nous avons vu du Yiqing Yin. Trouver un nouveau vocabulaire qui nous permettrait de passer de la femme de 1918 à la femme de 2018, voilà un tour de force qui mérite toute notre attention mais la créatrice sino-française réussira-t-elle cet exploit ? Paul Poiret surnommé « le magnifique », le chantre de l’Art Déco depuis 1903 est le premier avec Madeleine Vionnet à décorseter la femme en créant des robes à taille haute. Émancipation ! Effectivement, même 100 ans plus tard, le sujet est toujours d’actualité. Et, l’art ? me direz-vous, celui que le Seigneur des Arnault veut marier avec ses marques ? C’étaient aussi, à l’époque, la vision de Paul Poiret en s’associant à Duffy pour des imprimés extrêmement audacieux.

Le couturier fit scandale certainement plus-que la couturière chinoise adoubée par Didier Grumler le grand Maître des passoires sans trou. Quand Paul Poiret lança, en effet, la jupe culotte et la jupe entravée qui força les fashionista de l’époque de trottiner telles des geishas. Ces deux dernières firent, malgré tout, fureur dans la bonne société parisienne. La Baronne de la Cystite Reynale, qui a bien connu Poiret, me souffle à l’oreille : « Ah! si les hommes voulaient s’aider ! Ah ! si les femmes voulaient céder. » Lire la suite »