FASHION WEEK LONDON 2018

THE GRAND BULGARI HOTEL

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À Paris, il y aura un nouveau fleuron du luxe qui sera réalisé par l’Empereur de la Toile Cirée, j’ai nommé le Seigneur des Arnault, et cela viendra grossir son empire immobilier. Un hôtel pour la marque Bulgari qui sera un bijou, c’est bien la moindre des choses. Situé au 30 Avenue George V, au cœur du triangle d’or du luxe Français entre les Champs-Élysées et l’Avenue Montaigne, l’hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire. Un Spa, dit-on, qui lui donnera des soins à la poudre de diamants, mais surtout pour « L’aloe Veinard » qui pourra se le payer. Une piscine de 25 mètres, pas olympique mais olympienne, un restaurant et, enfin, un bar donnant sur un jardin intérieur où des pâtes à l’italienne seront filées sur un métier à clochardiser les riches qui n’auraient que 2 millions d’euros sur leur compte.

Un bâtiment existant sera restauré avec une nouvelle façade contemporaine car le haussmannien n’est pas un design qui sied au Seigneur, un hôtel déjà existant à Milan, et un en prévision à Shanghai dont l’ouverture est prévue cette année. « Nous sommes particulièrement fiers d’avoir trouvé un lieu aussi extraordinaire » a déclaré Jean-Christophe Babin qui lui ne badine pas avec le luxe. Le directeur général de Bulgari, convaincu que ce nouvel ajout à la marque, représentera pour les bijoutiers romains un plus dans le haut de gamme pour Paris. Lire la suite »

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JULIEN MAC DONALD LONDON 2018

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Vous souvenez vous de cet article sur se couturier qui crée un hamburger ? Voici un rappel : Nous avions vu beaucoup de collaboration dans la couture et c’est le créateur britannique Julien Macdonald, un nom prédestiné, qui nous a dévoilé aujourd’hui sa collaboration avec Mac Donald, un burger haute couture. On aura tout vu. Un « Cartier » de viande entouré d’un gagne-pain appelé signature, comme s’il voulait nous rappeler qu’il fallait le « brander » avant de le manger. »

Et bien, nous attendions avec impatience sa collection sortie tout droit du fast food de la création, un designer doué seulement en 140 caractères, un poète de mode qui nous donne sa couture poétique où les vers s’y sont mis. Il aspire au grand sans pouvoir l’atteindre, et fuit la vulgarité sans pouvoir lui échapper. Une édition limitée, pour cerveau couture abstinent, une collection où il faut oser le moche ; un grand courage !

Et, pour emballer un décor ‘Art d’Ego’, comme si on voulait nous faire avaler un vin de messe périmé que l’on aurait versé dans la chaussure d’une Vicomtesse de mauvaise vie. Bref, bienvenue dans le pire de la Fashion Week de Londres là où on ne coud pas mais on drape sans conviction et surtout sans talent. Lire la suite »

QUI EST OLIVIER LAPIDUS ?

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Petit-fils d’un tailleur russe émigré, le nouveau directeur artistique de lanvin est le fils de Ted Lapidus, qui a marqué les années 1960 et 1970 avec sa mode unisexe et son style safari. Diplômé de la Chambre Syndicale de la couture parisienne, Olivier Lapidus a été le directeur artistique de Balmain Homme entre 1985 et 1986, puis directeur artistique de la maison Lapidus pendant onze ans, jusqu’à l’arrêt de son activité Haute Couture en 2000.

Parti ensuite vivre en Chine, où il a remporté des concours d’Etat et habillé l’aviation civile, il est revenu en France en 2003, où il a dessiné diverses gammes d’objets, mobiliers, matériaux lumineux, lunettes, travaillé pour Pronuptia et conçu un hôtel.

17 ans après avoir quitté la griffe fondée par son père Ted Lapidus, Olivier Lapidus vient tout juste de créer sa maison de couture digitale. Baptisée Création Olivier Lapidus, elle offre à ses clientes, chaque saison et tout au long de l’année, sur le principe du « see now, buy now », un défilé sous la forme d’un web-film. Le créateur conservera cette activité, précise son entourage.

Olivier Lapidus prônait dès les années 1990 un mariage entre Haute Couture, artisanat et laboratoires de recherche industrielle, concevait robes à panneaux solaires, en fibres de fruits ou en poussière de pierres précieuses. S’il a déposé une série de brevets et fait figure de pionnier dans ce domaine, ses créations n’ont pas toujours été bien reçues à l’époque par la presse. Lire la suite »

DÎNER DE MODE PARISIEN

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C’était dans une de ces soirées parisiennes où assis à côté de la Vicomtesse de Savaitous, celle-ci nous dit à propos de la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont d’entreprises et des vendeurs ». Avis sur un pays, d’ailleurs, qui n’est pas le sien, mais qui est toujours vilipendé par des gens qui n’y habitent que quelques mois par an, leur vrai pays, d’ailleurs, serait plutôt du comté de l’Hipopo-mesopotami.

Ma réponse fut cinglante : chère Madame, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. La blonde Vicomtesse de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, fut surprise de ma réaction. Elle ressemblait à une Jane blonde dont le cerveau venait de disjoncter.

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, les enfants de Mao souhaitent venir visiter les lieux après avoir étudié ce livre à l’école.

Pensez-vous toujours que les poètes ne servent à rien ? La Vicomtesse me regarda d’un aire songeuse. J’ai pensé qu’elle faisait un point sur ma culture qui semblait l’impressionner. Elle minaude comme une motte de beurre molle que l’on peut étendre facilement, et me dit : « Ah, Oui ! merci Super Mao Bros. » Elle le savait par jouï-dire. Lire la suite »