JE JURE COMME UN CHARTIER

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En nourriture comme en littérature, il faut mieux maîtriser ses classiques et le Bouillon Chartier tenait bonne place dans notre répertoire du sacro- saint Iphone perso des bistrots de Lutèce, un peu désuet mais abordable. En changeant de siècle, Chartier semble avoir aussi changé de business model. En 1860, cet ex-boucher, appelé Alexandre Duval, invente des établissements où l’on ne vendait que du bouillon avec les bas morceaux du boucher. C’est dans cette lignée que Camille et Frédéric Chartier s’inscrivent avec la création en 1896 du premier « Bouillon Chartier » dans le quartier des Grands Boulevards.

Mais… Allez venez, Milord, vous asseoir à ma table, ici c’est convivial, on partage même les carafes d’eau et les bagages des voyageurs qui retournent dans l’Est de la France. La carte, elle, n’a pas changé depuis le passage à l’euro, et propose avec constance des assiettes à prix défiant toute concurrence.

Fondé dans le Faubourg-Montmartre, dans le 9e arrondissement, il est classé monument historique en 1989. Il réapparait aujourd’hui face à la gare de l’Est. Vous y trouverez les plats emblématiques « bien de chez nous » dirait un bon gaulois : œufs mayo, Andouillette AAAA, poulet fermier rôti, pieds de porcs panés, escargots de Bourgogne… et le pichet de gros rouge, qui tâche, qui, en réalité, est un Bourgogne subtil.

Pour un déjeuner avec « La Passante du Sans-Souci » (1982), avec Romy Schneider et Michel Piccoli, ou pour « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet, l’addition pour deux personnes 37€ tout compris. A ne pas manquer.

F.

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