ROUSTEING PIRATE DES QATARIS

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Un « Wonder Boy » qui parle de la méritocratie, alors que, dans son cas, cela serait plutôt de la méritocra-sexe. En effet, très méritant le botoxé, hier soir sur Antenne 2, représente la mode avec seulement deux mots provenant de son neurone peroxydé. Mots, d’ailleurs, qu’on lui a appris juste avant l’émission. « Je veux faire bouger les lignes », mais dans son cas, les seules lignes qu’il sait faire bouger, c’est celle de la poudre blanche sur sa table basse avec son copain Stan.

Nous parlant de sa mère qu’il a fini par retrouver, il attend tranquillement qu’elle vienne se rappeler à lui, ayant peur probablement de l’avoir à sa charge comme tous les jeunes égoïstes de notre époque. Alors, pourquoi avoir fait tout ce remue- ménage, grand Dieu ! Il l’avoue le traître que la première collection qu’il a réalisée, il ne savait même pas ce qu’était la mode, et visiblement en dix ans, il n’a toujours pas appris !

A aucun moment, il ne parle de la couture, il est comme ces Bimbos sur Instagram dont les mots qui sortent entre leurs deux lèvres gonflées au paradoxe jettent deux photos sur elles-mêmes pour parler de la mode. C’est eux et seulement eux, en oubliant au passage que la mode est une industrie qui fait travailler beaucoup de personnes en France, et qu’elle peut être décrite en une seule phrase qu’ils ne connaissent pas « la mode c’est sociologique » mais cela il aurait fallu qu’il fasse des études pour pouvoir en parler.

Le comble du comble ! Nous voyons Karl Lagerfeld, Yves Saint-Laurent, Alaia et Elbaz sur une photo en arrière-plan dont il se réclame l’héritier. Comment peut-on confondre cette caricature sortie d’un concours de circonstance avec quelques croquis de l’enfer sur le trône splendide que les Qataris lui ont servi. Ses principaux faits d’armes sont des défilés médiocres pour enfanter l’inexorable déconfiture du sens esthétique de la mode toute entière.

Petit créateur, qui, au nom de la modernité, réingurgite le travail de ses prédécesseurs sans en avoir leurs talents. C’est une bien triste profession ; celle où l’on accepte qu’un enfant, sans savoir-faire, soit adoubé pour représenter tout un métier, ce qui prouve que les autres ne savent pas plus que lui. Présentez vos excuses à Monsieur Balmain, et à l’ensemble du métier pour votre prestation consternante hier soir avec Monsieur belle mèche.

Enfin, il parle de son explosion, comme s’il avait été victime d’un attentat ; ce fameux accident où il a voulu remettre du combustible dans sa cheminée au bio-éthanol, et ne connaissant rien à la combustion spontanée par la chaleur, il s’est enflammé comme une torche, et s’est transformé en une momie, le voilà « tout en carton » sa vraie nature. Tellement égocentré qu’il aurait pensé, en se voyant dans le miroir avec ses bandes Velpeau, qu’il avait, sans le savoir, réinterprété le couturier Hervé Léger. Un véritable circoncis de l’esprit.

Anonymode

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