SALUT DE MON SÉPULCRE

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Dans tout l’enivrement d’un orgueil sans mesure, ébloui des lueurs de mon esprit borné, je regarde ce monde en déliquescence. Je suis né, ce matin, confiné dans le Paname de mon enfance. Voici mes limites atteintes, l’atome inhumain ou coronavirus qui entrave mon essor et me confine dans les bras de ma douce, qui, elle, reste dans l’ivresse de son labeur. Quarante huit personnes dans ma cuisine, hier, pour une zoom conférence d’une terre inconnue, comme un espoir pour partager mille vidéos au bon matin, afin de ne pas dépérir de solitude, peut-être un crime de lèse humanité.

Mais, pourquoi ? Je pense, soudainement, à Voltaire qui habitait à seulement un battement d’ailes de ma fenêtre. En passant par la rue de la grande truanderie, qui traverse la rue Saint-Denis, je me demande si le passant pense à progresser dans ce petite passage en levant la tête, car en arrivant au bout de celle-ci, la rue devient « la rue de la petite truanderie ». Exemple parisien d’une rue qui n’a pas le même nom d’un trottoir à l’autre. En fait, vous avez à faire à deux rues différentes mais le pâté, qui autrefois les séparait, a disparu comme par Nigromance.

Toutefois, grande ou petite truanderie ne veut pas dire que le lieu est un lieu de brigandage, car « treuage » désignait en vieux Français « la taxe » celle perçue sur les marchandises. En effet, à l’angle de ces deux rues se trouvait un bureau où était perçu les droits sur les produits qui provenait du sud de la Capital. Voilà autrefois les truands et les percepteurs qui se sont confondus dans l’esprit du temps jadis.

Vous avez le bonjour de mon sépulcre insondable, ma vie d’hier qui dans son élan superbe m’échappe, et rompt mes anneaux d’airain de la connaissance ! Me voilà confronté à une page blanche pour écrire sans vision de rien, comme enfermé dans ma propre lumière. Un défi que l’homme libre et souverain, que je suis, remplira pour votre plaisir, car sous ce voile funèbre qui éteint les flambeaux de l’humanité, d’un monde magnifique et sans borne d’imagination, je ne serai pas un tombeau, mais une lumière d’espoir. Bien à vous,

Anonymode.

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