SCHIAPARELLI PARIS TEXAS

Publié le Mis à jour le

Pas la peine de se fatiguer à chercher qui est le créateur de Schiaparelli, car au premier mannequin on devine Thom Browne à la « maheutre », celui qui avait conquis l’architecte « Raf si monstre ». C’est au pied du pavillon « Sans Bon » là où Chanel officiait que nous venons voir l’homme de Dallas, mais la Bible ne fait pas le moine, et, par la chaleur actuelle, à vaincre sans baril, on triomphe toujours sans boire.

Voici le texan, le plus inconnu des couturiers, Daniel Roseberry qui se met en scène sur sa table de travail au milieu du « cat walk », avec dans ses mains non pas un crayon mais le couteau de Fulbert et la patère de Corybantes, ayant pour objectif de rendre Venus inféconde. Des mannequins maigres comme les clientes de l’Armée du Salut, le Torquemada du Texas et des maisons de couture, fils spirituel de Raf Simons et de Thom Browne qui se seraient accouplés pour féconder une haine sournoise à la beauté. Celui-ci répugne au format harmonieux, comme pour punir les poètes que nous sommes parfois, et nous frapper sur des biens qu’il a perdu depuis longtemps. Un Nicolas Ghesquière des pauvres, couturier d’astreinte, il lui ressemble d’ailleurs. Il se met à son pupître et commence à faire ses dessins pour nous montrer qu’il sait dessiner alors que nous aurions préféré qu’il sache « couturier »

Il exècre, à ce point, l’éclosion de la fleur Haute Couture des autres couturiers que cela lui donne une si envieuse fureur, que, pour calmer son animadversion, il relègue le beau aux archives nationales de la Chambre Syndicale des céphalo-abstinents. Il confond le BAO BAO de Issey avec un Boa qu’il colle en tour de cou à l’une de ces « crémaillons ». Une couture IFM de continence, et comme dans un coin du tableau de Rubens, il avait entraperçu le mot (Turpe senilis amor) (c’est chose honteuse que l’amour d’un vieillard) alors il s’est mis à faire du jeunisme, pour en produire le fer de lance de sa couture en créant du vieux !

Mais que diable, laissez-vous porter par le souffle magique de ce monde, qui vous apportera bien plus au moment où vous ouvrirez vos yeux à celui-ci, et enfin regardez telle qu’est la maison où vous êtes ! Celle-ci placée entre Catherine de Médicis et Marisa Berenson, il y a de la marge. Et comme une rose qui s’épanouie malgré qu’elle pousse dans le purin, vous devriez dépasser cette scénographie si peu extravagante, et retourner au Texas admirer les si distinguées Texanes que j’en suis sûr vous adorez.

Anonymode

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