Mois: avril 2018

SAYYA FALL WINTER 2018 TBILISI

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HYÈRES TAPIN ROUGE AUX SPONSORS

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Les Sponsors officiels du festival de la mode de « tout le monde » sont-ils au-dessus de tout soupçon sur le choix des candidats ? Voici le festival d’HIER » qui, ce jeudi, commence et où les partenaires financiers dont Kering qui n’en fait pas partie car le groupe préfère celui de Cannes, et qui, de toute façon, ne marche jamais sur les mêmes pas que LVMH. Il appartient de comprendre, en se posant des questions simples, quel est l’impact de ce festival sur la profession ? Est-il vrai que celui-ci ne promeut pas les bons créateurs pour de mauvaises raisons ?

Battre la campagne, faire claquer des mots sonores, les jeter à la figure du monde et prendre des poses de capitan pour stupéfier la galerie, c’est le lot commun des organisateurs et rien n’est plus simple à pratiquer. Cette année, le groupe LVMH fête ses 20 ans de partenariat et, c’est la maison Berlutti qui est l’invité d’honneur pour cette 33ème édition. 300 dossiers de 60 nationalités différentes dont 43 dossiers pré-sélectionnés, le jury mode présidé par Haider Ackermann et la maison Berlutti se sont réunis à Paris le 24 janvier 2018 pour choisir les dix finalistes de la compétition. Ces petits conclaves de sélection engendrent toujours des rumeurs, car les enjeux sont tels, que les choix des candidats sont souvent soumis aux intérêts économiques et à la pression de groupes qui viennent perturber et empêcher les vrais talents d’émerger.

Au même titre que dans certaines écoles de Haute Facture, on choisit les jeunes hommes masculins sans talent pour s’assurer une hygiène de vie pour les fins de soirée des 12 prochains mois au détriment de certains qui, eux, ont du talent. Bienvenue dans le monde merveilleux de la mode et de la culture où sexe et enjeux économiques se mêlent dans un cocktail savant de synthèse à connerie. Lire la suite »

LE MARCHAND DE SABLAGE

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Tracer sur lui et pouvoir aussitôt l’effacer avec la main, il est né du désir de retrouver l’éphémère, et pourtant, il marque le cristal et le verre à jamais. Un petit mot intime qui personnalise un flacon de plusieurs milliers d’euro. Le geste doit être précis, presqu’exclusif. C’est la rencontre choc d’une matière à la vitesse d’une balle de revolver qui vient abraser avec force et élégance, dans un nuage de poussière soyeux, ce doux mélange qui produit un  givre à jamais incrusté.

C’était un matin plus tôt que tôt où les heures passent en silence, la radio parlait de cette entreprise qui personnalise les flacons de fine champagne ou champagne, c’est selon, pour procurer aux plus riches leur obscure objet de ce désir d’offrir, et de ce que la France, dans son excellence culturelle, transmet aux générations futures. Il est l’homme qui regarde le sable autrement qu’en vacances, il le dompte pour notre plus grand plaisir dans ses ateliers de Cognac.

Si vous êtes parfumeur, fabricant de cognac ou de champagne, il vous personnalisera avec gentillesse, passion et élégance ces flacons qui font rêver. « Le faire est révélateur de l’être » (Jean Paul Sarthe). Lire la suite »

CETTE INDUSTRIE QUI TUE LE MONDE

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Après ce weekend des jeunes créateurs, prenons le temps de regarder de l’autre côté du miroir. Les guerres du futur ne seront pas menées pour du pétrole, mais pour de l’eau, prophétie qui se concrétisera plus vite que prévue au regard de la pollution majeure et irréversible des cours d’eau engendrée par les fabriques de vêtements des grandes marques.

Cette industrie de la mode est la deuxième plus polluante du monde après celle du pétrole. Il s’agit d’un écocide et rien n’arrête ce processus néfaste, car les produits chimiques déversés dans les cours d’eau atterrissent, ensuite, dans les rivières et les fleuves qui, eux-mêmes, se jettent dans les mers et les océans. Un cercle infernal qui détruit toute forme de vie sur son passage en condamnant l’accès à l’eau potable des populations locales et en contaminant toute la chaîne alimentaire.

Les marques de l’industrie de la mode utilisent 105 000 milliards de litres d’eau potable par an. « Chaque centimètre de vêtement que vous achetez à un coût ». Les dessous toxiques de la mode et des grandes marques de la « fast-fashion industry » pour des entreprises qui réalisent des marges financières gigantesques, notamment grâce à leurs usines à bas coûts situées dans le tiers-monde et dont l’absence ou la dérogation aux normes environnementales permettent de rejeter impunément des produits toxiques dans la nature. Lire la suite »

LA MAKILA, C’EST QUOI ?

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Le nom latin du néflier, Mespilus germanica, laisse penser qu’il serait originaire d’Allemagne mais il semblerait qu’il ait pu être introduit en Europe du nord de la Perse ou des Balkans, il y a très longtemps. Son fruit est la nèfle qui se consomme blette après les premières gelées et est connu pour ses propriétés médicinales. Au Moyen-Age, elle était très recherchée car elle permettait de soigner les maux intestinaux :  » les nèfles resserrent le ventre ».

La croissance du néflier est lente, ce qui renforce ses qualités. Son bois est dur, homogène et d’un grain très fin. Il prend un beau poli, résiste bien à l’usure et est pratiquement incassable. On le recherchait jadis pour en faire des manches d’outils, des fouets ainsi que des cannes. En Bretagne, la roture taillait son penn-baz (gourdin) dans le néflier. Voltaire écrit que les bourgeois des villes de Flandre jouissaient du droit de prouver leurs prétentions avec la massue de néflier. En Pays Basque, on l’appelle makila : un bâton de néflier ferré au gros bout avec une poignée garnie de cuivre ou de cuir et ayant une dragonne. Lire la suite »

SAUDI ARABIA’S FIRST FASHION WEEK

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DIOR LA CRÈME CHANTILLY

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Alors que l’année dernière, Dior avait présenté sa ligne croisière 2018 en Californie, cette année la maison du Maître de Granville, avec la participation de son mentor le Seigneur des Arnault, présentera sa collection Croisière, au cœur du Domaine de Chantilly, le 25 mai prochain. Préparez vos hélicoptères, les baronnes et Vuittonnesses seront invitées à un grand raoult.

En plein cœur des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly, la Baronne de la cystique Reynal qui, elle, comme bonne pouliche ne sera pas dépaysée par ce lieu emblématique lui rappelant celles d’augias, fera partie des 3000 symboles de l’art de vivre à la française.

Le Seigneur des Arnault viendra rendre visite à son cousin le prince de Condé qui fit construire ce joyau de l’architecture du XVIIIe, et il devrait s’y sentir comme chez lui car Jean Aubert architecte (le Seigneur aime les architectes) était également l’architecte de l’Hôtel Biron, le bâtiment qui héberge le Musée Rodin où Dior a organisé un grand nombre de ses présentations de Haute Couture ces dernières années. Lire la suite »

UN LUXE CAIMAN PAREIL ?

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Le terme Alligator proviendrait de l’espagnol “el lagarto” signifiant «le lézard», et contrairement au crocodile, le grain de l’Alligator est pur et sans tâche. L’Alligator n’existe seulement qu’aux États-Unis, au Mexique et en République Populaire de Chine, contrairement aux différentes espèces de crocodiles que vous trouvez dans le monde entier. La rareté de l’alligator américain ne représente qu’un petit élément de sa valeur, car sa vraie qualité première, c’est sa beauté naturelle. Avec un grain durable et parfaitement symétrique, il fait le plaisir d’un bon nombre de Maîtres d’Art, mais aussi d’hommes et de femmes qui apprécient le beau, et cela, croyez-moi, ne fait plus vraiment légion.

Comme les diamants, le platine et l’or, l’alligator américain a besoin d’un traitement spécial. Il est au départ comme un diamant brut : travaillez, donnez vous de la peine, vous en serez mille fois récompensés et sa beauté ne sera jamais égalée. Les peaux d’alligator, utilisées dans les produits usuellement pour le luxe, y compris pour certains bracelets de montre, elles sont souvent récoltées pour contrôler une population d’alligators, et ainsi éviter la consanguinité. Lire la suite »

UNE PÂTE DE VERRE

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C’est un matériau à partir duquel on produit des œuvres uniques et en édition limitée. Juli, que j’ai rencontrée, n’ait que maîtrise de la main : une « patte de chair » pour une pâte de verre. Mais, quelle est cette matière nommée de ce nom barbare « Pâte de verre » qui comporte des bulles et qui prend à la lumière un aspect cireux, mat, semi transparent ou dépoli, c’est selon. Son grain de peau est particulier, évoquant le velours d’une pêche, le satin d’une peau délicate ou la douceur d’une femme sortant d’un bain de lait d’Ânesse. La lumière lui offre toute une gamme de jeux optiques et le spectre des couleurs et des épaisseurs de la matière rayonnent de reflets qui feraient pâlir un nuancier Pantone.

Dans l’antiquité, on couvrait les murs et les plafonds de ce pavé de différentes couleurs, sorte de mosaïque d’images qui jouait avec la lumière, comme nos plasmas d’aujourd’hui, en plus romantique, bien sûr. C’est à l’Art Nouveau à qui l’on doit la renaissance de ce matériau extraordinaire. La technique de fabrication est simple et compliquée, mais demande surtout d’être un expert car il faut aussi jouer avec le hasard, et celui-ci a de commun avec la providence qu’il ne vient en aide qu’aux gens qui ont commencé par s’aider eux-mêmes. Lire la suite »