Jour: 23 février 2018

UN RESTAURANT PHARISIEN

Publié le

Une salle de couleur taupe où on entre comme des petits mammifères fouineurs vivants dans des galeries souterraines, un tabouret pour déposer le sac à main des Mondaines, plutôt qu’un accroche sac qui ne fait pas partie de l’éducation du patron. Mauvais présage !

Une carte sans indication de prix, le message est clair : c’est monsieur qui paie. Les entrées et les plats dont les prix varient de 70 euros à 140 euros, ce qui comprend des canapés et amuse-plus-gueules que bouches. Une vue transparente sur la cuisine et sur les serveuses qui ressemblent à des implants en silicone façon Barbie, un subterfuge pour ne pas voir notre assiette. Se présentent alors nos œufs mimosa, jaunes très jaunes de la couleur du cocu sans les cornes et plus microgrammes que « Mime au Za ».

Un oignon gratiné se pointe ensuite, mais le gratiné n’est seulement que le prix, une soupe à l’oignon plus proche de « l’oignon du marais » qu’autre chose. Une assiette noire comme un cauchemar et collante comme une romaine quêtant pour une association de sourds et de muets. J’aurai d’ailleurs préféré perdre mes sens gustatifs pour arrêter cette torture de ce gastro à nutrition.

Pour la suite, un pigeon en plat principal, servi tellement rose, que j’ai cru qu’il aurait pu s’envoler à la première pression de ma fourchette. Pour finir une poire Belle-Hélène, sorte de jus acide en purée de cactus, qui vous prend à la gorge comme un produit Monsanto et vous envoie finir vos jours à Saint-Helen dans des vapeurs de cyanure avec le « Nabo Léon » Lire la suite »

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