Mois: janvier 2018

ELIE SAAB BLING BLINDE

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« Paris est une Fête » c’est le titre de la présentation d’Elie Saab pour 2018 ; un défilé avec un peu plus de plumes que d’habitude. Espérons au final que nous ne les aurons pas dans le fondement. Des robes diaphanes et des bijoux inspirés de « l’Art déco », que le libanais ne connait pas personnellement, mais il en a souvent entendu parlé, les « Arrhes des Cons ».

Une couture pour ceux qui cherchent leurs tenues pour les prochains « Wall of Fame » de la société du bling bling. Et, c’est avec une seule arme que le couturier crée, un balai qu’il porte, d’ailleurs, comme une épée et racle le ruisseau infatigablement. Toujours embêté devant une porte où il est écrit « il y a quelqu’un ». copain impénitent de la Baronne de la Cystite : « à vaincre sans baril, on triomphe sans boire ».

Le Libanais, le plus convenu de la Fashion Week, et dont les modèles habillent souvent les Baronesses et « Vuittontesses’ de la capitale du pays d »Hariri, Fifi, et Loulou ». La baronne, très adepte de la Saab mania, avait pensé au début de sa carrière qu’il était designer Suédois de son état, ayant vu la marque de sa voiture : une Saab 900. Lire la suite »

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AZZAZERO ET DIX DE DERCHE

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Finalement, le Seigneur des Arnault avait raison de se séparer de ce Rousteing de pacotille, un « versa » plus à scier pour un prêt-à-porter plus « zara tous strates ». Toute une philosophie ! Azzaro, sous la plume de Simoëns, est devenu « Azzabof » le belge de l’école de la « chanvre stomacale », une chambre noire, qui lui va si bien, pour celui qui avait des velléités de faire du cinéma, ceci explique peut-être cela

Néanmoins, aujourd’hui, il est devenu un spécialiste du dressing masculin entre le tailoring et le sportswear. C’est la tendance de notre ère. C’est pour cela que continuer à produire une collection féminine pour la marque, qui n’en ait plus une d’ailleurs, Azzaro vient une fois de plus de réaliser des modèles pour des catins de supermarchés. On en a marre de nous vendre la femme comme une pute. Des créateurs de nature moyenne qui aspirent au grand, sans jamais pouvoir l’atteindre, et qui fuit la vulgarité sans jamais lui échapper.

Heureusement, le mail du stagiaire nous a fait comprendre que nous ne serons pas retenus comme journaliste pour la collection. Grâce à Dieu ! Car déjà la pluie et les embouteillages nous avaient éreintés, alors une collection de « passoire sans trou » aurait été de trop ! Lire la suite »

LES SICAIRES DE LA MODE FRANÇAISE

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Des photographes de mode légendaires, Bruce Weber et Mario Testino, ont été accusés par plusieurs mannequins de harcèlement sexuel. Le designer Alexander Wang vient de rejoindre Tommy Hilfiger, Proenza Schouler, Rodarte, Altuzarra et Thom Browne qui abandonnent la Fashion Week de New York, dont Tom Ford a ouvertement reconnu l’inutilité. Les créateurs de la Fashion Week de NY, adorateurs d’argent qui frustrent les gens de mérite, sont hors d’état de représenter et de parler de moralité, et ne peuvent donc plus représenter la profession.

En France, la plupart de la population française est déconnectée de la mode. La Fashion Week est devenue un sport de « télé-broadcasteurs » d’images à gogo. Jeudi soir, la Haute Couture n’a jamais semblé plus ridicule, plus déconnectée, plus hors de propos. C’est le râle de la mort que l’on entend, car les préoccupations sont plus commerciales que culturelles. Nous achetons plus par addiction et pression publicitaire que par émotion et plaisir pur. Nous ne croyons plus à la magie du vêtement ou à la satisfaction qu’un sac peu offrir. La cliente achète pour assouvir un manque, très bien recréé par les marques.

C’est un épuisement et une anémie qui ruissellent de toute part, rendant les gardiens de la Fashion Week comme Franck Sorbier incontournables et incontournés. Qui se soucie vraiment de ce que dit Anna Wintour maintenant ? La génération nouvelle est arrivée et la mode est influencée par des « Kardashian & Cie » sans aucune légitimité, qui ne font que propager sur leur petit « miroir bigophone » des créateurs inconnus mais surtout sans talent. Lire la suite »

CHRISTOPHE DOGME DE COUTURE

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C’est le charme des départs, de nous basculer dans l’inconnu et de creuser au sein de la trame du temps une déchirure bénéfique. Si la poésie est indépendante, c’est à cause de son caractère d’universalité, et elle assure l’intériorité au poète qui ne doit jamais renoncer à jouer son rôle. « Welcome back », Monsieur Josse, et ras-le-bol des tenues de femmes à moitié nues, qui font de nos filles et de nos femmes des demi-mondaines, vulgaires, et calquées sur les égéries de la télé-réalité, qui restent des folles extra-ordinaires, et fatales, et qui nous font frôler l’abîme du néant.

Christophe, pendant cinq ans, a chercher à renouveler son regard sur la mode, et se rallie au flux de l’histoire en participant activement à ses changements en cours. La femme souhaite, comme ma fille, être une femme forte, mais aussi très romanesque, et sera capable d’arracher le cœur de l’homme sur lequel elle aura jeter son dévolu. Créateur d’une esthétique délicate et sensuelle, Christophe invente le néo-classicisme subtil, dynamique et contemporain. Il est partit pour revenir transformer en un Christophe Himeros.

Un esprit trop réaliste aura beaucoup plus de mal à créer puisqu’il n’ouvre pas totalement son cœur à l’imaginaire, un couturier en pleine réinvention de la couture, dans une direction non exploitée mais, surtout et enfin, le romantisme est de retour. La couture se résumait jusqu’alors à la « Tapineuse de restos routiers », alors que nous voulions de la « Madame de Renal » version 2018. Lire la suite »

CHANEL LA CLOSERIE DES GAGAS

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La barbe alors ! On pourrait s’esclaffer devant le nouvel appendice du Kaiser, c’est l’art des jardins à la française pour Chanel, autrement dit la recherche de la perfection formelle et, en même temps, comme diraient les marcheurs, la majesté théâtrale et le goût du spectacle, cela vous va si bien, Monsieur. Dans votre vision toute germanique, vous construisez la mode avec des satins de supermarché, des filles maigres comme un jour sans pain, mais ayant rassasié les Porsches de leurs conquêtes qui vous servent de faire valoir. Vous multipliez les seins que l’on ne saurait voir, bouts d’épaule masqués et jupons en coup de vent, qui vous donnent mal au cœur.

La Victoire de Samothrace vous dégoûte-t-elle ? L’élégante maigreur de l’Armée du Salut vous plaît-elle, à moins que cela ne soit le mot « armé » qui vous parle du Paris de vos ancêtres. En maniaque, vous flairez le facile comme un chien flaire la truffe du Périgord. Vous êtes le Torquemada des maisons de couture, le Vespasien des lupanars (comprenez la chambre des louves). Mais, il est vrai, qu’en tant que germain, vous parlez aussi le « catin ». Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche et le Grand Palais devient la vôtre. Espérons qu’elle ne sera pas votre « sépulcre-couture »

Mais, pourquoi continuer ? La haine de la vieillesse, cette haine sournoise et basse des âmes pareilles à la vôtre, vous pousse-t-elle à faire, malgré le ridicule, des gestes les plus incongrus. Lire la suite »

LES ECHOS DE PASCAL MARRANT

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Il est lourd et obstinément enfoncé dans sa science, occupé à compter toutes les fibres qu’ils dissèquent, avec un tel encombrement d’outils et de préparation que lorsqu’il sort de sa chambre et revient à la lumière, il garde l’odeur du cénacle où il s’était endormi entre deux saisons. La vraie noblesse lui manque pour les choses délicates de la couture. Ses mains d’économiste sont maladroites. Devant des couturiers, il enlaidit le laid, mais triomphe quand il s’agit de peindre l’évidence.

Grand Dieu ! Heureusement, que le Seigneur des Arnault ne lit pas la prose des Echos de Pascal Marrant. Il semblerait, d’après notre avionaute préféré, que les réseaux sociaux auraient pu faire mourir le concept même de la Fashion Week ! Mais dans quel monde Vuitton ! Si notre économiste pense que les réseaux sociaux ont apporté beaucoup à la Fashion Week française, comparant  les media d’aujourd’hui à des miroirs qui se reflètent les uns vers les autres, il faudrait l’envoyer faire un stage en communication et lui expliquer que la Fashion Week a commencé par un calendrier et que cette dernière est séculaire. Voudrait-il protéger Didier Grumler ? Si ce dernier avait choisi d’avoir une vraie politique de développement, il aurait pu profiter de l’engouement suscité des médias sociaux il y a déjà 15 ans pour aujourd’hui avoir un compte Instagram de plusieurs millions de followers. Mais, aucun audit au départ de Monsieur Grumler n’a été demandé et pourtant, Monsieur Grumler, lui-même, l’avait demandé pour le Grand Jacques ! Lire la suite »

WALTER VAN BEIRENDONCK

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Bienvenue dans le monde supra imaginaire du plat pays, celui qui est venu des six d’Anvers pour une partie sombre de sadomasochisme a retenu l’attention de la Baronne. Nous étions venus voir le king et nous avons finis au fond d’un « park in », bienvenue dans le monde extraordinaire de la Fashion « Trique ».

Parqués comme des bestiaux de la sphère fashion, la Baronne de la Cystite Raynal me dit, devant le nombre impressionnant de barbus : un barbu, c’est un barbu. A partir de trois barbus, on appelle cela des barbouzes. Il est vrai que la suite lui donna presque raison. Nous pensions voir de la couture masculine, pour finalement rentrer dans un monde étrange et très lointain de l’image que nous nous faisons de l’élégance masculine.

Le belge de la ‘Chambre’ et non de la Cambre nous assène sa création non seulement à grands coups de marteau, mais aussi avec des tambours, à la seule différence, que ceux-ci n’étaient pas du Bronx. Nous avons vu des hommes qui portaient des bas résille sur la figure et des colliers de vinyl autour du cou ce qui sous-entend la soirée à venir du couturier Belge.

Un ersatz de collection à la Balenciaga, beau de loin, mais très loin d’être beau. Néanmoins, quand un artiste a épuisé la poésie du lait et la poétique du méphitique, quand il a trifouillé les pendards humains de la fashion, et qu’après être rentré dans les égouts sociétaux sans bottes de vidangeur, Lire la suite »

MARIO FIÈVRE INTESTINALE

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Chaque jour à son lot d’allégations sur le harcèlement, les marques de mode et les magazines ont, à mon goût, trop rapidement décidé de cesser de travailler avec les célèbres photographes : Mario Testino et Bruce Weber, juste sur des rumeurs sans qu’il n’y ait ni plainte, ni jugement. Pendant les défilés de Milan, les spéculations font rage sur d’autres photographes connus qui pourraient être pris dans des scandales présumés. Personne n’est dupe ! Mais, cette chasse aux sorcières fera que, dans ce déchaînement médiatique, des innocents vont être mis au pilori par des personnes mal intentionnées et revanchardes qui déposeront plainte devant des policiers très contents de pouvoir se faire du bourgeois bohème. Ce qui est certainement moins dangereux que d’arrêter des adolescents de 15 ans, qui n’hésitent pas à lyncher les policiers. On sait depuis longtemps que l’exploitation et le harcèlement sexuels existent pendant les tournages, mais malheureusement, les marques et les éditeurs de magazines fermaient les yeux jusqu’à présent. Lire la suite »