Mois: octobre 2017

AUX MUSÉS DE MULHOUSE

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J’avais entendu parler, il y a quelques mois, d’une exposition en préparation sur le couturier Franck Sorbier qui devait se dérouler au musée de l’impression de Mulhouse, et donc lors d’une de mes flâneries allemandes, je décidais de faire un crochet pour voir les deux cent pièces annoncées, qui provenaient de chanteuses et personnalités célèbres ainsi que de grands musées français.

Je ne savais pas que la maison Barisol « leader mondial du plafond tendu » et qui participe au financement du musée aurait des velléités de faire une grande rétrospective de Franck Sorbier, mais comme le directeur général s’appelle Scherrer, et que le grand chambellan du Musée, Monsieur Belle Argent, on aurait pu penser que l’on en aurait eu pour notre viatique. Une expo couture, même s’il faut faire 400 km de plus pourquoi pas ! Surtout quand elle concerne Franck Sorbier.

Qu’elle n’a pas été ma surprise quand je suis arrivé au musée. Il est difficile d’avoir un rien avec plus de perfection dans sa profondeur que cette exposition qu’il m’a été donné de voir ce matin-là ! Une robe seule et unique dans une salle morne où la scénographie n’avait certainement pas eu l’accord du Maître, qui est le prince incontesté des scénographie de Haute Couture pendant la Fashion Week de Paris, mais aussi une imitation d’un mapping 3 D, rien à voir avec la collection que nous avions vue à Paname .

Une pâle copie donc, provenant certainement d’humains de contrefaçon, essayant d’interpréter une des collections du Maître. Je regardais avec effroi cette pantalonnade qui suait les mauvais concepteurs de province qui se prennent pour des créateurs. Des vociférateurs du laid, pour attirer les bourgeoises du territoire qui pensent que Rimbaud est le meilleur rôle de Sylvester Stallone, ‘Bien Oui! Rambo’! Des professionnels qui braillent avec compétence le ridicule de leur propre ignorance et qui lâchent lamproie pour l’ombre. Un musée comme une petite «cour d’Yvoir » peinte sur un plafond d’une nuit ténébreuse.

Sur une musique d’André Gazouillant, l’homme qui ‘descend du son’, mais qui pense dans sa « Foly» pouvoir venir avec sa ‘liane’ à la couture !En tous cas, si vous voulez passer à Mulhouse, faites plutôt un détour à l’Oktoberfest de Munich, car à choisir d’être mis en bière, allez plutôt en Bavière.

Anonymode

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CHANEL EN COLLE LAITE

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C’est l’évènement de la mode le plus attendu de la fin d’année, surtout pour les parisiens. Chanel s’installe chez Colette pour avoir « pognon sur rue ». Du 30 octobre au 25 novembre, la marque incontournable de l’image de Karl Lagerfeld quitte pour un temps ses bureaux du 31 rue Cambon pour s’installer au 213 rue Saint-Honoré. L’occasion de faire briller ce mythique caramel qui fréquente le palais et menace la couronne.

Une scénographie unique et un happening inédit, la fusée sera mise au rebut. Chanel investira ainsi le premier étage du magasin. Pas très loin de la pyramide du Louvre où Karl pourra garer sa Rolls Phantom et non loin de l’appartement où est mort le pétomane ; « pet à son âme ».

Les silhouettes de la collection prêt-à-porter automne-hiver 2017-2018 y seront présentées dès le 30 octobre. Certains affirment que Chanel sera interdit par les agents de la force publique pour outrage aux bonnes mœurs esthétiques ! Le 6 novembre, la ligne « croix Hyères » 2017-2018 sera exposée. À noter également, la présence de produits proposés en série limitée allant de t-shirts créés par le kaiser à une compilation par Michel Gaubert, le roi du son « Da Gaubert » me souffle la baronne de Murmurant.

En plus des podcasts pour les bobos parisiens intitulés le 3.55 en hommage au sac qui demande un bon salaire mais qui ne justifie pas les mauvais traitements, il sera enregistré chaque mardi en présence des amis de la maison et d’autres invités prestigieux. Lire la suite »

CARTIER UN RUBIS CUBE

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Un « rubis cube » dans le palais « ni pont » du Paris de la mode où, pour la circonstance, le joaillier avait sorti son gros cube pour une expérience sensorielle nous dit-on. Un cube de verre planté devant un palais glacial qui me donne toujours le « hockey ». Un plan cube par la maison Cartier, c’est comme des pantoufles : on est bien dedans, mais on ne sort jamais avec me confit la Baronne de Flaten-Suspect, qui, pour les odeurs, s’y connait, ainsi que pour les horreurs d’ailleurs. Un «OSNI» (Objet Sentant Non Identifié) nous dit la marque Suisse, un nuage pour de riches visiteurs et employés anonymes qui se pressent pour faire la queue devant ce dés géant, un pari sur un parvis de Paris.

Une olfaction vecteur d’émotions et de sensations ! Durant la FIAC, la marque ne ménage pas sa peine pour apparaître, défiscalisation oblige. C’est une idée sulfureuse un « Cube Bulo Nimbus » une usine à gaz pour Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout se transforme ».

Les riches clients, venant pour la FIAC, doivent être captés pour cette copie de contre ‘faconde’, un nuage de rêve pour le nouveau « nez » de Mathilde. Après la cloche de verre, un « rubis cube » c’est de bon aloi, n’est-ce-pas ? Lire la suite »

VUITTON TEXAS INSTRUMENT !

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LVMH a signé un contrat d’achat pour un ranch d’environ 100 hectares situé à Alvarado au Texas, dans une banlieue de Dallas. Le prix d’achat du terrain pour 45 hectares  se négocie à 832 500 $. Louis Vuitton crée donc un nouvel atelier de maroquinerie, le troisième du genre aux États-Unis : les deux autres étant en Californie.

Le seigneur des Arnault avait déclaré lors d’une réunion avec le président Donald Trump que son entreprise cherchait à étendre sa présence industrielle aux États-Unis. Bien que le Texas ne soit pas le choix le plus évident pour une marque de luxe si imprégnée de culture française, le comté de Johnson représente à lui seul une demi-douzaine de fermes bovines. La marque aura ainsi un accès facile aux artisans du cuir ce qui permettra aux ateliers de l’usine de produire des biens pour le marché américain croissant de Louis Vuitton et éventuellement si le groupe rachetait la maison Hermès à terme, il pourrait fabriquer des selles pour chevaux pour la marque : un vrai rodéo en perspective.

La construction devrait débuter au printemps prochain avec une ouverture prévue en 2019. Une centaine d’employés sera engagée au départ et il est prévu de recruter jusqu’à 500 personnes dans les cinq prochaines années suivant l’ouverture. Lire la suite »

ST LAURENT LA BÊTE HYMEN

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Qu’on ne s’y trompe pas, la vérité est au-delà de ce qu’on voit dans ses dessins. Réunis comme une mise à mort de la pudibonderie où l’histoire de tous les dangers se côtoient. C’est toujours comme cela une apparition à juste traits . Version contemporaine d’une collection d’estampes, un art sulfureux pour certains et une référence à l’érotisme gay pour les autres.

Chaque nouvelle histoire d’amour et les périodes les plus troublées de la vie du couturier sont là. C’est le moment où son addiction à l’opium est la plus forte, mais, pour moi, il a exprimé dans sa façon de dessiner son mal être. Là où, auparavant, le sexe restait une affaire privée, cela devient maintenant une posture publique et revendicatrice.

Dans une sorte de dévoilement progressif, des images plus intimes de lui sont maintenant montrées au public. Le couturier reste en admirateur et en contemplateur de son ami dormant. Quelle plus belle image de l’intimité que celle qui est donnée par le regard de l’aimant. Beaucoup de dessins et d’images offertes à son amant en toute discrétion, car le « Bergé » avait lancé ses chiens, mais le créateur était trop intelligent pour ne pas penser qu’un jour, après sa mort, ses dessins seraient dévoilés à la face du monde.

Ces dessins ne sont pas seulement des portraits de ses amis, mais plutôt de l’amitié et de l’admiration respectueuse qu’il entretenait avec eux. Ces illustrations ressemblent à l’idée que je me forme du drame grec ; un profil endormi, un calque des veines et des artères de l’émotion, grand corp suspendus sur une route sinueuse qui ne suit pas les fleuves et les montagnes mais une géographie de l’âme. Lire la suite »

BURBERRY EN RIHANNA

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Depuis son arrivée sur la scène de la fashion blogosphère en 2005, l’icône pop, Rihanna, a développé un sens du style aussi expérimental que sa musique ce qui donne un personnage sur scène très travaillé. Rihanna a fait référence encore une fois à la Haute Couture en étant la première personne à porter la collection de septembre de Burberry. Elle ne sait toujours pas que Burberry ne fait pas de Haute Couture mais, à quoi bon, lui expliquer ! Christopher Bailey, la crème de la crème des couturiers, a ré-organisé le classique Burberry, en réhaussant la veste aux épaules, pour que Riri puisse montrer comment porter le look du moment.

Sur le front row, elle rompt tous les codes, portant robes de tulle, ainsi qu’une spectaculaire robe avec un sein «nu»  « cachez ce sein, Madame, que je ne saurais voir ! » Sur le premier rang de la dernière Fashion Week de Paris, « je suis face à elle et je n’ai rien vu de la collection. Mon œil était attiré immanquablement car peu d’homme sont des « saints », par contre, toutes les femmes en ont. Ses marques préférées comprennent des noms comme Chanel, Dior et Azzedine Alaia, mais elle défend également des illustres inconnus comme les créateurs Molly Goddard et Adam Selman. Bref, une typique égérie de la mode qui bientôt ne chantera plus et viendra ajouter à la cohue des présentations de Paris » ‘La Barbade-Hyène » finira-t-elle dans les limbes de la télé-réalité ? Lire la suite »

DU ROYAUME DES MESSIEURS AU PIGNOUF

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Le haut du panier de la Fashion ne fait pas exception au scandale d’Hollywood. Les sommets ont la propriété de faire venir d’en haut la foudre, mais d’en bas la lapidation, et je ne vais pas ici tirer avec la meute mais bien expliquer que la discrimination et le harcèlement sexuel sont courant tant pour les femmes que pour les hétéros qui traîneraient par erreur dans la profession. Bienvenue dans le monde extravagant de la drogue, du sexe et de la discrimination, où les Seigneurs d’autrefois transformés en Pignouf n’ont retenu que le droit de cuissage.

Apprendre à devenir insensible aux indélicatesses et tromperies de certains devient presque une habitude, mais la chimie des psychotropes aide souvent beaucoup. Nous faisons partie de la presse que vous ne connaissez pas ! Celle qui aujourd’hui influence les médias sociaux, je ne parle pas de celle qui, à votre botte, acceptant que vous lui jetiez quelques miettes de luxe pour obtenir quelques phrases « d’hommes de cour » ; des singes manqués de l’Arétin, des charlatans trompeurs, bâtards de Diogène, mordant également la main ou la fesse, c’est selon des marques qui les enchaînent, et de temps à autre, venant en tout anonymat faire des ménages chez nous pour détruire à foison en toute discrétion.

La presse, dont nous faisons partie, sont les nouveaux passionnés, ceux qui, par envie du vrai, écrivent sur vos produits marquetés de mensonges, et ainsi, font le tri entre le vrai du faux ! La voix du cœur est toujours entendue par les masses. Lire la suite »