ROLLAND LE PREUX DE LA COUTURE

Publié le Mis à jour le

Parmi les invités prestigieux, Kenzo Takada (sans sa fraise) que j’avais rencontré quelques semaines auparavant et qui m’avait demandé des nouvelles de Jacques Mouclier, fut très gêné d’apprendre que ce dernier était mort depuis deux ans. Bref, cette saison, Stéphane Rolland a présenté sa collection comme un opéra lyrique, pour une puissance évocatrice au cœur de la couture ! Comme si le mystère hante les lieux de la maison, une magie de la création. Un ange de la musique qui nous rend secrètement visite pour nous inspirer à la rédaction. Sa collection a raisonné dans nos têtes comme un diapason.

Pour ses dix ans, Stéphane Rolland nous transporte à l’Opéra Bastille. C’est la prise de la « Pastille » me chuchote à l’oreille la Baronne de la Vichichoise pensant qu’il fallait un passeport pour s’y rendre, n’ayant jamais quitté son 16ème prénatale.

La pianiste Claire-Marie Le Guay et la chanteuse lyrique Béatrice Uria Monzon ont donné une prestation pour ce défilé hors des sentiers battus, avec une solennité particulière mais il est vrai que l’on rentre chez Rolland comme on rentre en religion. Et les aficionados étaient nombreux présents, à l’exception du « Carnet Parisien » qui attendait dehors, ayant trouvé porte close, pris dans les embouteillages permanents de la reine Margo.

La lumière tombe comme un rideau noir, et une longue robe fourreau en crêpe avec des épaules accentuées fait son apparition. Un feuillage doré coulait de l’épaule comme un flot de génie.

Silhouettes parfaites et longues robes s’évasant aux chevilles étirant les silhouettes, minimalistes et épurées, mais loin s’en faut, certainement pas austères. Les feuillages renvoient à l’Art Déco, mais pas contre l’Art Nouveau. Stéphane Rolland, un anniversaire dix sur dix, la force et la puissance de son design et de la symbolique du nombre semi-premier et du décagone.

Un déca-conne ! me dit ma voisine la Vicomtesse de la Cystite Rhénale. Oui, lui dis-je comme vous avez dix côtés de façon à être insaisissable. Mais, pour Stéphane Rolland, c’est le saisissable de la quintessence de la couture. Rolland, le preux chevalier de la mode, nous a présenté sa belle : L’élégance.

Anonymode

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