LA FABULEUSE HISTOIRE DU PARFUM

Publié le Mis à jour le

PARFUMS

godet par amour baccart1920BL’encens est probablement l’un des plus anciens parfums connus. De même, la myrrhe, qui servait à la momification en Egypte et qui était utilisée dans la composition des parfums. L’ajout de produits chimiques va révolutionner l’art de la parfumerie en permettant des accords nouveaux. Mais vous venez de comprendre que Monsieur Arnaud de Villeneuve n’a rien à voir avec le Arnault, prince du Luxe, que vous connaissez : Arnaud de Villeneuve apprend des Maures le procédé de distillation, notamment celui d’une macération de fleurs et de feuilles dans une eau de vie.

Le mot parfum viendrait de l’expression per fume, qui signifie «par la fumée», probablement suite aux usages traditionnels et anciens et de l’encens.

Le grand bouleversement se produit à la fin du Moyen Âge avec notamment l’imprimerie, qui permit la diffusion d’ouvrages arabes sur les techniques de parfumerie. Le premier alcoolat célèbre en Occident est l’Eau de la Reine de Hongrie (XIVe siècle), la distillation à base de romarin et d’essence de térébenthine porduit un élixir plus médicamenteux qu’autre chose.

Le parfum acquiert alors ses lettres de noblesse en Occident à mesure que l’hygiène recule. On l’utilise notamment pour camoufler les mauvaises odeurs et parfumer les vêtements, en particulier les gants. Mais, le flacon en verre ou en cristal fera la notoriété des grandes Maisons dans le monde. L’utilisation du verre remonte à environ une centaine de milliers d’années, l’homme se sert alors du verre naturel, d’origine éruptive, pour la confection d’armes, d’outils et de bijoux. La fabrication du verre remonte, quant à elle, à il y a environ 3000 ans, dans l’Égypte antique.

bacAu Moyen Age, les nobles étaient des hommes de guerre, qui perdaient leur statut s’ils pratiquaient une profession dite infâmante. Ainsi, ils ne pouvaient se livrer qu’à la culture des terres, au commerce ou à l’artisanat. Cependant, une exception, la verrerie était considérée comme un art noble. Un dicton du Moyen Âge dit que pour faire un vrai gentilhomme-verrier, il fallait d’abord trouver un noble-né et en faire un bon ouvrier.

Un des plus anciens privilèges octroyé aux verriers est un acte signé de Charles VII. Ce document, daté du 24 janvier 1399, fait partie de la collection Moreau à la Bibliothèque nationale. On peut y lire que ( Droits et privilèges sont donnés à tous gens travaillant aux fours à verre)

Ils étaient dispensés de tous impôts et du logement. Leurs marchandises pouvaient circuler librement sans payer (aucun passage, gabelle, ni tribut quelconque). Ils avaient le droit de couper dans les forêts le bois nécessaire au chauffage du four et aux réparations des bâtiments moyennant une faible redevance. Ils pouvaient enfin chasser les bêtes avec les chiens et harnois de chasse et faire paître dans les bois 25 porcs par verrerie.

Au mois de juin, Maître Jean-Marie Martin-Hattemberg fera une vente de flacons de collection et nous vous tiendrons informés de son déroulement, merci à lui d’ailleurs pour les informations et les photos qu’il a bien voulu nous céder pour cet article.

Anonymode.

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